‹ La France sous Louis XVI;Chapitre 111 sur 245 · RAPPEL DES NOTABLES · texte numérisé non relu

RAPPEL DES NOTABLES

Ds les temps, par leurs conseils autant que r courage, à la splendeur et à la gloire sition. D Arguments étranges révélant parmi ibles l'existence d'une sorte d'aberration insUe analogue à celle des colons qui, non con- \ contester aux nègres la qualité d'homme, onent dans la classification animale faite par iralistes les métis que des croisements suc- )nt rendu leur semblable , aberration rappe- )ropos de Louis XVI, l'exclamation découra- Mirabeau : a Serons-nous toujours obligés ! pas nous battre^ de nous soumettre au comnent d'un imbécile, que son rang, son éducadent tel, quand la nature l'aurait fait pour être mt' ! 9 Â quoi pensait en ce moment ce roi, ongénère des Notables, au sein d*un État en [)opulations presque soulevées? Il étudiait graavec son maître des cérémonies de frivoles as d'étiquette dans les livres que le garde des es de sa bibliothèque, l'abbé Desaunois, avait d de remettre à M. de Nantouillet, et, à la date écembre 1787, un indice des préoccupations des gentilshommes français apparaît dans ce

int puéril y auquel il semble avoir mûrement

roi, en accordant au duc d'Ângoulême le rang

-ils de France, a décidé... que ce prince ne

i que le titre de très haut et très puissant

»• j qu'à l'église, lorsque. • . le duc d'Angoulême

agnera Sa Majesté, son carreau sera placé sur

du tapis à ses pieds au - dessous de celui de

madame Elisabeth, de manière à ce que les pieds de ce prince ne soient pas sur le tapis et qu'il prête le côté à l'autel... » Le comte d'Artois ayant fait des observations et représenté qu'il serait désirable que ses enfants fissent face à l'autel au lieu d'y prêter le flanc^ le roi écrivit de sa main : «c Ils pourront faire face à l'hôtel {sic)j s'il y a de la place, pourvu que leurs pieds soient en dehors du tapis de pied. »

««noire Lc pubUc, qui accablait de sarcasmes les Notables

ipiineet

1 MBg, el les accusait ironiquement d'avoir causé la disette de rd'oriétiis. la farine en faisant de la bùuillie pour les chats^ apprit avec indignation que le comte d'Artois, le prince de Gondé, le prince de Conti , le duc de Bourbon et le duc d'Enghien avaient présenté au roi un mémoire contre les réformes désirées par la nation. Seul entre les princes du sang le duc d'Orléans refusant sa signature, tout en donnant son adhésion verbale, montre par cette réserve qu'il gardait le sentiment de la réalité dans un moment où tant de personnages l'avaient perdu. Ce fut uniquement par déférence pour le roi qu'au dire du marquis de Bouille , le comte de Provence s'abstint de sanctionner de son nom le cri de détresse poussé par des seigneurs aux abois en réponse aux attaques de la bourgeoisie.

<K Sire, l'État est en péril, s'écriaient les princes..., les écrits qui ont paru pendant l'assemblée des Notables..., les mémoires.. ., les demandes formées par diverses villes ou corps, l'objet, le style de ces mémoires, tout annonce, tout prouve un systèfiie d'insubordination raisonné et le mépris des lois de rÉtal..;

MÉSiOIllB DES PRINCES. «16

inions qui auraient paru, il y a quelque temps, srepréhensibles paraissent aujourd'hui raisonet justes... I^s droits du trône ont été mis en 3n, les droits des deux ordres divisent les opi- . bientôt les droits de la propriété seront atta- . C'est de ces nouveaux systèmes, • • qu'est sortie ention qu'ont annoncé quelques corps du Tiers obtenir pour cet ordre deux suffrages aux États lux, tandis que chacun des deux premiers ordres aéraient à n'en avoir qu'un seul... Les princes gués ne peuvent dissimuler l'effroi que leur 3rait pour l'État le succès des prétentions du itat... Dans un royaume où depuis si longtemps point existé de dissensions civiles, il faudrait int s'attendre à cet événement si les droits des iremiers ordres éprouvaient quelque altération ; 'un de ces ordres ou tous les deux... pourront maître les États généraux... Dès lors, aux yeux partie de la nation . ce qui serait arrêté dans issemblée n'aurait plus la force d'un vœu natiot quelle confiance n'obtiendraient pas dans l'es- S8 peuples des protestations qui tendraient à les

iser du paiement des impôts Mais quand

Votre Majesté n'éprouverait aucun obstacle à

ation de ses volontés, son âme noble pour-

ile se déterminer à sacrifier, à humilier cette f tntique et respectable noblesse qui a versé tant ig pour la patrie? b Ces fils des courtisans de ne de Pompadour, de madame du Barry résu- Iles concessions qu'ils voulaient bien faire dans voles qui vouaient à la risée publique leur « impuissance :

4i0 LIVFŒ DEUXIÈME. \

<£ Que le Tiers État cesse d'attaquer les droits des ^ premiers ordres, droits qui non moins anciens que la monarchie, doivent être aussi inaltérables que sa constitution, qu'il se borne à solliciter la diminution des impôts dont il peut être surchargé, alors les deux premiers ordres, reconnaissant dans le troisième des citoyens qui leur sont chers, pourront, par la générosité de leurs sentiments, renoncer aux prérogativesqui ont pour objet un intérêt pécuniaire , et consentir à supporter dans la plus parfaite égalité les charges publiques. »

ent Sans confiance dans les ministres, sans confiance

dans les Parlements qui n'aspiraient qu'à an accrois-

!^{on; sèment d'autorité et ne pouvaient se résoudre à la réunion eiïective des États généraux, Mirabeau ne s'était point mêlé à ces débats. Appréciant la gravité des

"^ événements qui se préparaient avec une confiance entière dans la vitalité de son pays, il écrivait au major Mauvillon : <c Ce qui me ferait rire, si le sujet n'était pas si triste, c'est ce que vous dites sur la France, que vous connaissez beaucoup moins que la Chine, et qui n*a jamais été plus près de développer toute sa stature... Il n'y a de maux ici que le très passager inconvénient d'une administration sans système et la peur ridicule i de recourir à la nation pour constituer la Nation. Dans | tout le reste, il n'y a pas un embarras qui puisse arrê- , ter le talent le plus médiocre. j> Quelques jours avant ^ le retour de Necker, Mirabeau , continuant à échanger . ses confidences avec le même correspondant aile- ] mand , lui disait : a II y a dix mois, et surtout six, ; que je suis en butte à toutes les calomnies du monde, : parce que dans la conversation , je ne partage pas le i fanatisme parlementaire^ et que je n'ai pas écrit une i

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