POURSUITE DBS ÉCRITS POLÉMIQUES
récrivaiDS qui dans l'enthousiasme de leurs idées aîtent nos ancêtres d'hommes simples et cré- ;.«.Par quelle fatalité voyons-nous renaître sans
ces ass^rM(U)s . inconsidérées? Est-il possible iveugler au point d'avancer que le peuple cons* à lui seul toute la najtion?... Peut-on mettre en
lu forme antique de nos assemblées générales» Aioction des troisordres,ledroit qu'ils ont dedé- ^r séparément et l'égalité de suffrages de chacun rois ordres? Détruire cette indépendance respecf- »•, accorder la préférence au plus grand nombre, bannir delà société l'esprit de concorde... Nous mvons trop nous empresser de faire proscrire un âge répandu dans les ténèbres, dont les prin- !•.. produiraient infailliblement une dissention ^•. qu'il serait difficile d'arrêter, quand une fois 8tème inconstitutionnel de la prédominance du h£tat aurait divisé tous les ordres... Il est de notre 06 de chercher à découvrir les auteurs et distribu- I d'un écrit contraire à la puissance royale dont il tiire la sainteté..., aux intérêts du clergé et de la isse dont il efface toutes les prérogatives , aux ôts de la magistrature dont il déclare les officiers lUes (sic) à volonté... Cet ouvrage... n'a été dis* 6 que pour soulever les esprits par la crainte de altitude. .. »
ans ta séance où il fut décidé que ce pamphlet yme serait lacéré par la main de l'exécuteur des 88 œuvres, les magistrats ordonnèrent la compa* « du docteur Guillotin, auteur d'une brochure it pour titre : Pétition des citoyens domiciliés à \$du S décembre 1788, imprimée et répandue avec
m UVRB DEUXIÈME.
le patronage des six corps des marchands de la ea- ^ pitale. ^
La délibération prise par ces corps des marchanà \^ « est aussi insolite que dangereuse, disait Séguier,le ^ dépôt chez les notaires pour recevoir la signature et Tadhésion de tous ceux qui se présenteraient semUe
annoncer une association Il faut prévenir les
troubles que l'agitation actuelle laisse entrevoir et qai sont d'autant plus à appréhender que le fanatisme de l'opinion se joignant à la turbulence des sentiments intérieurs. . • , il ne faut qu'une étincelle pour produire un grand incendie. 9 Guillotin ne désavoua point son œuvre, déclarant qu'il l'avait écrite pour sa satisfaction personnelle et n'était pour rien dans Timpressiim et le choix qu'en avait fait une assemblée de six corps des marchands.
Pourquoi, lui fit observer le magistrat chargéde son interrogatoire, d'ouvrage portant le titre de Pétilm des citoyens domiciliés à Paris. . ., c'est leTiersqui parle seul lorsqu'il dit : Nous désirons sortir de l'état d'oppression...» nous demandons..., nous ne voulons plus être avilis ni écrasés? » Ce langage, répondit Guillotin, a est effectivement celui du Tiers-État, ce lan* gage est certainement celui de la raison... Il n'y aau* cune contradiction entre le titre et le contenu de l'on* vrage, 9 et le docteur signa sa déclaration. L'attitude ferme et calme de Guillotin, que rassurait plus que n'intimidait l'adoption spontanée d'un semblable écrit par une nombreuse classe de citoyens, laissait entrevoir une force populaire dangereuse à braver, aussi la Cour, après avoir arrêté les mesures de police qu'elle jugeait nécessaires, crut-elle devoir hautement