LA LÈPRE DU COMMUNISME
ialisine..M mais à ceux-là seulement notre admion qui, devançant leur époque, ont eu la gloire î courage d'en saluer la venue », c'est-à-dire semt prêts à détruire la propriété personnelle et, sous texte de progrès, ramèneraient forcément les inidus au régime des castes de l'Inde en les condamt, par suite de l'effroyable despotisme qu'exert les foules, au rôle de tuteurs des faibles et des Drants, de directeurs de leurs travaux, de poureurs de leurs besoins. Sans s'expliquer sur les ^ens qu'il mettrait en œuvre pour réaliser son gramme chimérique, Louis Blanc donne aux uns mission de chefs d'ateliers, de professeurs de raie pratique, enseignant le dévouement que doit imme à ses semblables, et aux autres en dehors cette sorte d'aristocratie la charge d'exécuter plus moins volontairement les travaux indispensables existence d'un peuple. Aussi la vague évocation n législateur providentiel, le recours à un vote is par la majorité d'une nation, dont les membres aient chambrés à part sans relations les uns avec autres, (conditions indispensables, affirme Rousu^ pour empêcher les intrigues qui pouvaient raver la résolution, aussi nécessaire que juste, bolir la propriété individuelle) ne sauraient être >osés aux théories si rationnelles émises par Voire, quand il prend la défense des économistes xviii* siècle, ces fondateurs d'une science qui, en diant l'origine de la formation, de la distribution ie la consommation des richesses, y voyaient les les de la liberté humaine. Nous nous contenterons ic de mettre en présence de cette lèpre du com-
munisme, plus généralement engendrée par rcn\ie que par la philantropîe, le respect de la propriété personnelle, que proclament les cahiers des bailliages et que Mirabeau avec sa rectitude de jugement déclare d'une absolue nécessité: « On a raison de dire, écrit-il, que la loi de subsistance est la loi de la nature, puisqu'elle est en quelque sorte le titre de notre existence. Mais le pouvoir de satisfaire nos besoins dépend absolument de noire propriété persort' nelle, c'est à-dire, de la liberté complète d'employer nos forces, notre temps et nos moyens à la recherche de ce qui nous est utile. La propriété personnelle est donc notre premier droit, comme notre premier devoir est de la conserver et de la défendre. L'association de plusieurs hommes ne peut porter que sur cedevoir et sur ce droit. »
Lorsque le 2 avril 1791, jour même de la mort de Mirabeau, l'évêque d'Autun vint lire le discours composé par le grand orateur sur l'égalité des partages dans les successions directes et conséquemment sur l'abolition des substitutions et des fidéicommis, les applaudissements qui accueillirent cette motion firent présager l'adhésion de l'assemblée aux principes d'une loi dont un avenir prochain devait révéler la haute portée. Celui que l'on a nommé Thercule de la révolution posait ainsi les bases d'une société laborieuse, où les anciennes fortunes déclinant par l'effet des événements se rapprocheraient de celles que pouvaient faire naître les efforts des citoyens. Les abus résultant souvent de trop grandes richesses concentrées dans une seule main à la suite de la concession de privilèges dont la transmission héré-