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lire ne pouvait se justifier la plupart du temps, ient bientôt se heurter à la barrière que de- ;nt opposer une quantité de citoyens moralises
le travail et puisant dans une aisance modeste ts suffisante le moyen d'acquérir les lumières qui vent l'intelligence, entravée dans son essor par misère. Une classe de citoyens abordable à s, quelque fût l'humilité de leur origine, en rap- •t avec les sommités sociales comme avec les s basses conditions, devait bientôt prendre ssance et former le cœur de la nation d'où par t et où arrivent les veines qui la font vivre et dévepent sa puissance. Merveilleuse agglomération i organise un pays comme un vaste atelier dans uel se meuvent des ouvriers, des administrars, des savants, dont le recrutement ininternpu justifie plutôt qu'il ne contredit la marche istante des hommes vers une égalité réelle tenant npte des aptitudes diverses de l'esprit et de la ce du corps ; principes fondamentaux que mémait Louis Blanc, quand, dans sa passion de secre il prend modèle sur une aristocratie aux abois, ur calomnier Mirabeau et tracer ce portrait plus narquable au point de vue de la phraséologie *à celui de la vérité historique : « Laideur resjndissante, figure flétrie, imposante et livide, ronterie de la lèvre se mariant à l'éclair dans
yeux, tel était Mirabeau, et il avait l'âme de son
»ge Quelles passions le poussaient en avant
quel était son dessein? Bientôt nous le verrons, ubie et puissante nature, traîner à sa suite le uple méprisé par lui. Plein de véhémence et
(rartifices, avec le geste, avec l'accent d'un tribun, il vantera les rois; il osera appeler à lui la révolte, s'en servir, la licencier, la calomnier..., l'audace révolutionnaire de Mirabeau ne fut qu'un emportement d'orgueil et d'égoïsme..., il n'avait ni la vigueur morale, ni les vertus dont l'amour de l'égalité se compose, et l'austère image des républiques épouvantait de loin sa corruption. Tête froide avec un tempérament de feu..., il était homme à donner des proportions héroïques même à la bassesse, d
Les classes moyennes qui ont affranchi l'ancien et le Nouveau Monde trouveront du reste dans leur passé et leur présent, les moyens de dédaigner tous les outrages, et leur rôle aussi prépondérant qu'indispensable leur fournira de plus en plus le droit de mépriser les attaques des socialistes qu'on peut comparer à ces nègres du désert, dont un poète dépeint en ces termes les stériles efforts :
Le Nil a vu sur ses rivages Les noirs habitants des déserts Insulter par leurs cris sauvages, L'astre éclatant de l'univers, Cris impuissants! Fureurs bizarres!
Tandis que ces monstres barbares Poussaient d'insolentes clameurs, Le Dieu poursuivant sa carrière, Versait des torrents de lumière Sur ses obscurs blasphémateurs.
Mais si nous voyons de nos jours, cent ans après répoquequi nous occupe, certains législateurs traiter û'affameurs du prolétariat des industriels discutant avec leurs ouvriers les conditions de leurs salaires, si des assassins et des incendiaires invoquent leurs opinions politiques pour glorifier leurs crimes, que
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rait-il se passer et que devait-on attendre à ce ment où la France, en quête d'une Constitution, avait l'esprit d'anarchie, comparable au feu , s'il st pas étoufTé dès le début, prêt à exercer ses âges, sansqueson gouvernement pûtcompter sur )pui d'une armce pour sa défense ? Mirabeau, aire par cette prescience des événements dont il !ina si souvent des preuves, guidé par la pers- ^tive des services qu'il pourrait rendre à son rs, se préoccupait d'une crise aussi grave )C une passion d'autant plus ardente que le raprt de Necker au roi confirmait ses doutes sur la mcité de ce ministre en accentuant son désir siéger dans une Assemblée qui faisait naître tant ïspérance. Décidé à tout tenter pour vaincre les stades qu'il entrevoyait, il se résolut à reprendre \ relations interrompues avec Montmorin et le idemain du rapport de Necker au roi, lui écrivit : k la suite de la chute de l'archevêque de Sens, tre ami, j'ai senti que rien ne pouvait arrêter.. . Tesd'unnou vel ordre de choses. L'homme de l'opinion , dieu du jour (Necker) a trop de raisons de me haïr et ut-être de me craindre, pour que je n'aie pasimaginé l'il vous serait plus commode de ne pas me voir dans » premiers moments de l'effervescence publique... mais les hommes en place, quelque amis de la vérité l'ils soient (et vous l'êtes plus qu'un autre), ne parendront à ne pas redouter les prophéties; et votre enveillance, quelque grandequ'elie soit, n'ira jamais squ'à me pardonner d'avoir eu si longtemps raison mtre vous tous . Mais je ne veux pas que vous et HB amis puissiez croire que je les déserte. M« de
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I^moignon est dénoncé ; le moment est venu de lui offrir mes services ; je suis épris de son caractère, j'estime ses intentions, j'abhorre Tacharnement qu*0D lui montre, j'exècre plus que lui-même les corps (les Parlements) qui, non contents de l'avoir vaincu, veulent Timmoier ... Tel est le premier motif de ma lettre. Cependant, elle a un objet plus important... Vous aimez le roi et vous lui devez comme homme et comme ministre. Moi, comme citoyen^ je tremble pour l'autorité royale, plus que jamais nécessaire au moment où elle est sur le penchant de sa ruine. Jamais crise ne fut plus embarrassante et ne présenta plus de prétextes à la licence; jamais la coalition des privilégiés ne fut plus effrayante pour le roi, aussi redoutable pour la nation; jamais Assemblée nationale ne menaça d'être aussi orageuse que celle qui va décider du sort de la monarchie... Le ministère qui s'est précipité dans ce défilé fatal pour s'être efforcé de reculer les Étals généraux au lieu de s'y préparer, s'occupe-t-il des moyens de n'avoir pas à craindre leur contrôle ou plutôt de rendre utile leur concours? A-t-il un plan fixe et solide?-., ce plan, je l'ai..., il est lié à celui d'une Constitution qui nous sauverait des complots de l'aristocratie, des excès de la démocratie, et de l'anarchie profonde où l'autorité, pour avoir voulu être absolue, est plongée avec nous... En désirez-vous la communication? Voulezvous le montrer au roi? Aurez-vous le courage de mettre à son poste un sujet fidèle, un homme courageux, un intrépide défenseur de la justice et de la vérité? Sans le secours, du moins secret, du gouvernement, je ne puis être aux États généraux : j'ai déjà