‹ La France sous Louis XVI;Chapitre 148 sur 245 · CONSEILS DES MINISTRES · texte numérisé non relu

CONSEILS DES MINISTRES

and il s'agirait de fixer l'organisation des futurs its généraux, a C'était, déclarait Barentin, faisant iision au nombre des membres du Tiers-État et des *és compris parmi le clergé, c'était une injure au rgé et à la noblesse, enfin un scandale public, de iscrire une délibération aussi monstrueuse. ]» Le lislre de la guerre Puységur s'éleva contre Tar- 6 qui permettrait aux Français de parvenir à tous emplois civils et militaires sans aucune distinc* D d'état, <K parce que, suivant le langage de Barenp l'armée dans les mains du roi, était étrangère aux its généraux et que Sa Majesté ne devait point avoir ir de s'appuyer de leur concours ni même de les fisulter pour anéantir, si elle le jugeait susceptible révocation, le règlement du maréchal de Ségur, en rtu duquel il fallait plusieurs degrés de noblesse ur entrer au service y> et le Roi approuva son miitre, ajoute Barentin, en blâmant Necker d'avoir fié de l'armée dont il était seul maître et dont il uvait disposer à son gré...

La séance avait duré jusqu'à quatre heures du ir» sans que le Roi eût commencé à recueillir les ix, c'est-à-dire sans aucune décision prise, si l'on I croit Barentin, contrairement aux affirmations de Hîker qui se figurait que ses propositions étaient ceptées après a quelques observationsde détail , mais ns importance )!>, Louis XVI allait d'un dernier mot rminer le conseil, malgré cette heure tardive, et séance royale était fixée au surlendemain 22 juin, quand on vit entrer inopinément un officier de irvice qui approcha du fauteuil du Roi et lui parla 18. a Sa Majesté se leva aussitôt^ ordonnant à ses

ministres de rester en place et d*attendre son retour 9. c II n*y a rien de fait, dit à voix basse Montmorin à Necker, la reine seule a pu se permettre d'interrompre le conseil d'Ëtat; les princes apparemment Font circonvenue, et Ton veut par sa médiation éloigner la décision du Roi ». Ces craintes de M. de Montmorin n*étaient que trop justifiées. Le Roi en reparaissant dans le cabinet remit effectivement toute décision au lendemain. !^

Le nouveau conseil des ministres réuni à Versailles se composait de six membres de plus que d'habitude^ savoir, les deux frères du roi et quatre magistrats qui n'y avaient jamais siégé. Le comte de ] Provence et le comte d'Artois insistèrent pour qu'on l respectât une Constitution qui, pendant quatorze | siècles avait contribué à maintenir la monarchie dans son antique splendeur, en recommandant au roi h réforme des abus et l'adoption de tous les moyens propres à diminuer pour la classe du peuple la masse des impositions. Ils conclurent en faveur de la distinction des ordres, du vote par ordre et de l'annulation des décisions arrêtées par le Tiers-État, interdisant dans celles qui pourraient être prises durant une réunion momentanée des trois ordres, toute discussion relative au droit primordial que possédait chacun des ordres et à la forme de Constitution réservée aux États généraux ultérieurs. L'article concernant les emplois civils et militaires déclarés accèssibles à tous les citoyens, de quelque état qu'ils p fussent, tel qu'il se trouvait inscrit dans les cahiers ^ des bailliages, fut repoussé. ^

Necker en examinant ces dispositions avança que

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