ADHÉSION DES ÉLECTEURS DE PARIS
Qînoritë de la noblesse venaient se joindre au Tiers Ctat, les électeurs de la ville de Paris envoyaient une idressc d'adhésion aux délibérations prises par les eprésentants de la Nation, et particulièrement a elle du 17 qui avait constitué l'Assemblée nationale. Ihaque jour, allait s'opérer sous l'énergique presîon de l'opinion publique la réunion complète des éputés de la France. Lorsque le 26 juin, le duc de .iancourt se présenta au nom de la majorité de la loblessc pour annoncer aux communes qu'elle ncccplit la déclaration du 23 juin, autorisant la réunion es ordres dans les cas que le Roi n'avait pas interdit le traiter, Bailly se contenta de répondre : a L'Aseofiblée nationale me charge de vous dire qu'elle l'a pu vous recevoir et ne peut vous reconnaître |ue comme des gentilshommes, nos concitoyens et los frères > puis^ ému de la modeste attitude de 'archevêque de Paris qui venait se rallier à la majoité de son ordre en témoignant de son amour de la >aix et de son sincère et entier dévouement à la latrie, le président se faisait l'interprète des pensées le tous quand il lui adressait ces paroles : <c L'Asemblée s'applaudit de votre présence, l'acte de paix it d'union que vous faites aujourd'hui est la dernière ;ouronne qui manquait à votre vertu, d
La continuation des violences qui troublaient les Mirabeaatnnoi sprits à Paris et à Versailles, les prédictions cons- uréMinUM suites d'événements sinistres qui ne pouvaient qu'ex- ^"^é!m^ iter ou aviver de plus en plus la haine populaire, sans ' ^ mwm» lu'il fût besoin de complots, comme l'affirme sans «t^i*»*»©"
* "^ du clergé de
ireuves le marquis de Ferrières, avaient fini par ame- r^nûn ter quelque éclair de bon sens au château. Le Roi muoiiaie.
et la reine se décidèrent à inviter la majorité de la noblesse et la minorité du clergé à cesser toutes dissidences et à se rendre dans le sein de T Assemblée nationale. Saisissant avec empressement cette occasion de dégager la personne du Roi des fautes que pouvaient entraîner les conseils de son entourage, et de prêcher l'union entre les dilTérentes classes des citoyens, Mirabeau examine cette resolution i la tribune.
« Je sais, dit-il, que les événements inopinés d'un jour trop mémorable ont affligé les cœurs patriotes, mais qu'ils ne les ébranleront pas... Si nos rois, persuadés qu'il n'appartient qu'à un despote imbécile de se croire infaillible, cédèrent tant de fois aux avis de leurs parlements, comment le prince qui a eu le noble courage de convoquer TAssembléc nationale n'en écouterait-il pas les membres avec autant de faveur que des cours de judicature? En éclairant la religion du Roi, lorsque des conseils violents l'auront trompé, les députés du peuple assureront leur triomphe... ; la journée du 23 juin a fait sur ce peuple, inquiet et malheureux, une impression dont je crains les suites. Où les représentants de la nation n'ont vu qu'une erreur de l'aulorite, le peuple a cru voir un dessein formel d'attaquer ses droits et ses pouvoirs... Comment les citoyens auraient-ils les mêmes motifs que les députés pour rassurer leur confiance? Ont-ils vu dans les regards mêmes du Roi, ont-ils senti dans l'accent de son discours combien cet acte de rigueur et de violence coûtait à son cœur? Ont-ils jugé, par leurs propres yeux, qu'il est lui-même quand il veut le bien?... »