ADRESSE POUR LE RENVOI DES TROUPES
approchés du centre des discussions, participant aux passions comme aux intérêts du peuple, peuvent oublier qu'un engagement les a faits soldats, pour se souvenir que la nature les fit hommes.... Le danger est plus terrible encore... De grandes révolutions ont eu des causes bien moins éclatantes.... Ne croyez pas ceux qui vous parlent légèrement de la nation, et qui ne savent que vous la représenter, selon leurs vues, tantôt insolente, rebelle, séditieuse, tantôt soumise, docile au joug.... Toujours prêts à vous obéir. Sire, parce que vous commandez au nom des lois, notre fidélité est sans bornes.... Prêts à résister à tous les commandements arbitraires de ceux qui abusent de votre nom..., notre fidélité même nous ordonne cette résistance... Sire, nous vous en conjurons au nom de la patrie, au nom de votre bonheur et de votre gloire, renvoyez vos soldats aux postes d'où vos conseillers les ont tirés.... Votre Majesté n'en a pas besoin.... Sire, au milieu de vos enfants, soyez gardé par leur amour. . . Ah I l'autorité que tous les cœurs vous défèrent, est la seule pure...; elle est le juste retour de vos bienfaits, et l'immortel apanage des princes dont vous serez le modèle ! »
ce Personne n'ignore les désordres et les scènes scandaleuses qui se sont passées à Paris, répondit, au nom du Roi, le garde des sceaux a la députation chargée de présenter cette adresse, il est nécessaire que je fasse usage des moyens qui sont en ma puissance, pour remettre et maintenir l'ordre dans la capitale et dans les environs.... Ce sont ces motifs qui m'ont engagé à faire un rassemblement de troupes autour de Paris...., elles ne sont destinées qu*à
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réprimer, ou plutôt à prévenir de nouveaux désordres.... Il n'y aurait que des gens malintentionnés qui pussent égarer mes peuples sur les vrais motifs des mesures de précaution que je prends.... Si pourtant la présence nécessaire des troupes dans les environs de Paris causait encore de l'ombrage, je me porterais, sur la demande des États généraux, à les transférer à Noyon ou à Soissons.. . »
a Le Roi nous a donné sa parole qu'il n'a fait avancer des troupes que pour la sûreté de sa personne et de la capitale, que son intention n*estpasde gêner les suffrages de l'Assemblée nationale, s'écria de sa place, le comte de Grillon, nous devons en croire la promesse de Sa Majesté. > Sans doute, répliqua Mirabeau, « la parole du Roi est digne de la plus grande confiance..., mais n'est pas moins un mauvais garant de la conduite d'un ministère qui n'a cessé de surprendre sa religion..., la confiance habituelle des Français pour leur roi est moins une vertu qu'un vice.... Nous avons demandé la retraite des troupes.... Nous n'avons pas demandé à fuir les troupes... mais seulement que les troupes s'éloignassent de la capitale..., nous n'avons qu'une conduite à tenir, c'est d'insister sans relâche sur le renvoi des troupes. »
reiien Mirabcau plein d'inquiétude sur l'avenir que pou-
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comte valent préparer l'imprevovance et l'aveuglement du
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reraiers ministère et de la cour, cherchait à conjurer les "u^ondes dangers qu'il entrevoyait et qu'il aurait voulu éviter ordres, p^^ ^^^ entcntc avec Nccker. Rencontrant, l'un des
premiers jours de la réunion des trois ordres, le comte de La Marck, dans la salle commune, il vaâ