VISITE DE LOUIS XVI A PARIS. 0M
^antde Louis XVI qu'accompagnaient prèsde trois its membres de P^emblée nationale. « J'apporte ^otre Majesté les clefs de sa bonne ville de Paris, Bailly en s'inclinant; ce sont les mêmes qui t été présentées à Henri IV; il avait reconquis 1 peuple, ici le peuple a reconquis son roi... » is Ton se dirigea sur THôtel de Ville par la place ois XV, la rue Saint-Honoré, la rue du Roule et quais, au milieu d'une double haie de gardes natio* jx armés de fusils, de piques, de lances, de faux de bâtons, bordant les rues depuis le Pointnlu* ir jusqu'à l'Hôtel de Ville. Après Bailly, qui était tête du cortège, venaient les députés, puis la ture du Roi précédée par le général La Fayette 'entouraient ses aides de camp. Les cris de Vive la Hùti/ vive M. Bailly ! vive La Fayettel que le maire Paris considérait comme s'adressant auRoi,annonent plutôt une victoire remportée sur le monarque, vaut le témoignage du marquis de Ferrières, qui présente Louis XVI abordant sa capitale non orne un roi, mais comme un grand captif, opinion iforme à celle de Barère qui parle de la peine qu'on ; pendant la marche du cortège, à comprimer dans tains quartiers l'indignation de citoyens exaspérés ' les graves motifs de Tinsurrection, et atteste è l'Hôtel de Ville Louis XVI fut reçu « avec une érité solennelle. »
Ze jour, le 17 juillet, courut le bruit de la mort de MortdePMiioa illon. Accusé d'avoir fait une immense fortune *WjuiniJ' 18 le monopole des blés, d'après la rumeur pu- premtei'èJÎ.Ïrét ïue, il aurait dit, en un moment de cherté du Î^"„^Î7Î^7 n, que le peuple pourrait manger de Therbe,
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puisque ses chevaux en vivaient. Le malheureux, se rendant compte de son impopularité, avait fait enterrer sous son nom l'un de ses domestiques jdéeédé dans sa terre d'Houvion. Il espérait^ réfugié à Yiry, terre de M. de Sartine, échapper aux fureurs populaires, quand des paysans le reconnurent et, le iî'yâV let, journée d'atrocité et de deuil, comme l'écrit Bailly, le comité des Électeurs vit arriver à l'HoIel de Ville de Paris l'infortuné vieillard, un collier d'orties au cou et une botte de foin derrière le dos. Grand futl'embarraSygrandefutla terreur de l'Assemblée lorsque la foule accourut, à la nouvelle de u venue, poussant des clameurs furibondes. La Fayette et Bailly essayèrent vainement de haranguer le peaple et de faire transporter Foullon dans la prison de l'Abbaye. Jugé tout de suite et pendu! criait-on sur h place. Qu'esP-il beêoin, disait-on en s'adressant au bureau, de jugement pour un homme jugé depuh trente ans! L'approche d'une multitude frémissante du Palais-Royal et du faubourg Saint- Antoine était annoncée au milieu d'un tumulte effroyable. La Fayette, tentant un dernier effort pour sauver ce vieillard de soixante-quatorze ans, venait de prononcer ces mots : Qu'on le conduise en prison! quand il fut saisi, traîné sur la place et pendu à un réverbère. Navrés de cette cruelle exécution, les Électeurs apprenaient, au moment où la tête de Foullon apparaissait au-dessus d'une pique, que son gendre Bertier, dont ils avaient voulu empêcher Tarrivée à Paris, ne tarderait pas à être amené à l'Hôtel deVillet précédé d'un peuple furieux qui le traitait d'accapareur et lui montrait la tête livide de son beau-