‹ La France sous Louis XVI;Chapitre 168 sur 245 · VIOLGNGBS DANS LES PROVINCES. 68S · texte numérisé non relu

VIOLGNGBS DANS LES PROVINCES. 68S

Prédiction trop réelle d'événements plus prochains Reiponnuifté

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m ne pouvait le supposer. L une des causes de la foDcuonnim mr des foules tenait, à ce moment, aux souf- dao«^t r^i ices excessives amenées par la cherté des grains et p®p°*»*'«»inconcevable aveuglement d'un gouvernement t tous les organes, depuis les grandes compagnies ustice jusqu'aux moindres fonctionnaires, sèment prendre à tâche de signaler aux soupçons et t vindicte publique toutes personnes qui, ainsi

meuniers, boulangers, commerçants et même mreurs, s'occupaient d'une manière quelconque ournir du blé. Les fonctionnaires de tous ordres tient point profité des sages conseils que Turgot oait à Tabbé Terrai, à propos d'un projet de règleit : « Annoncer au peuple, disait-il, que la cherté 1 éprouve est Veffet de manmuvres et non du mgement des saisons ; lui dire qu'il éprouve la 'té au milieu de l'abondaneej c'est autoriser toutes calomnies passées^ présentes et futures^ auxquelles

porte assez facilement de lui-même et auxquelles

i des gens sont fort aises de l'exciter contre l'adr

istration. y> Les paroles que blâmait Turgot

ent été prononcées naguère par un magistrat,

Infortuné Bertier, insulté par ses assassins qui

«prochaient d'être un accapareur, leur répondait

nilieu de ses angoisses : « Je vous jure que

lis je n'ai acheté ni vendu un seul grain de blé. »

a férocité des foules provoquée par leur igno- vioiencM «um

», par les imprudentes assertions d un gouver- looimin i propc

lent qui ne cherchait pas à étudier les tendances **** "* ■

alaires, à les régler et à les satisfaire dans la

ure du possible, s'accentuait partout avec la

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même violence qu'à Paris. Un meunier, nommé Sauvage, fut assassiné par la population de Saint-Germain, malgré une députation de TAssemblée nationale qui courut les plus grands dangers, car elle put craindre un instant d'être envoyée à la lanterne, et la tête de ce malheureux fut promenée sur une pique. A. Poissy, un marchand de bois accusé du même crime d'accaparement, imaginaire la plupart du temps, ne fut sauvé que par les supplications de députés et ramené à Versailles dans la voiture de révêque de Chartres.

Un soulèvement général des populations s'était produit à la nouvelle du renvoi deNecker, à Rennes, à Saint-Malo, à Grenoble» i Lyon, è Caen, i Rouen, au Havre, à Dijon, à Bordeaux. A Strasbourg rHôtet de Ville fut attaqué et saccagé ; en Franche-Conité des châteaux furent pillés ainsi qu'en Dauphiné. A Chfttellerault, en Poitou, le peuple s'empara de l'Hôtel de Ville, nomma des échevins et fixa le prix du pain à trois sous pour les ouvriers et à cinq sous pour les nobles. Dans toutes ces villes, la bourgeoisie sentant, comme à Paris, que Tavenir du pays reposait sur elle, et qu'en facede régiments pareils a ceux de Rennes qui avaient pactisé avec la populace, elle ne devait compter que sur ses propres forces, organisa la garde nationale, à l'imitation de la capitale, et la nation entière s'arma sous l'impulsion de la classe moyenne, s. Des lettres de différentes villes sollicitaient des Son secours pour disperser des troupes de brigands qui, sous le prétexte de la disette des grains, infestaient le pays et causaient des troubles. Le maire de Sois-

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