ADOPTION DU VETO SUSPENSIF
la justice les députés qui voteraient en faveur de sanction royale.
Le veto suspensif fut adopté à une très forte marité dans la séance du il septembre, de même le la veille, Ton s'était prononcé pour la constituée de TAssemblée en une Chambre unique^ par iialre cent quatre-vingt-dix-neuf voix contre quae-vingt-neuf opposants. A la crainte de la marie des Parisiens sur Versailles s'était joinle celle n'inspirait l'insubordination des gardes-françaises, îprenant de leur autorité privée le service du Roi u'ils avaient abandonné depuis deux mois. Le chef 5 la garde nationale de Versailles, le comte d'Esing, réunit l'état-major et les capitaines de la mice bourgeoise de cette ville, leur demandant s'ils se entaient assez forts pour résister à dix-huit cents ardes-françaises, et, sur leur réponse négative, it décidé l'appel du régiment de Flandre, dontl'arvée, le 19 septembre, devait produire une si vive msation dans la capitale, ce On dit, rapportait un lurnal, que les officiers municipaux de Versailles, )umis aux grands et aux ministres, n'ont demandé lille hommes de troupes que pour s'empresser e leur obéir; on dit que ces mille hommes doivent ivoriser le départ du Roi pour la ville de Melz ; n dit que de là le Roi rentrerait dans son royaume la tête de l'armée des confédérés et tenterait ainsi e l'asservir par droit de conquête..., les citoyens u Palais-Royal sont très agites. L'on n'agite rien loins que de traîner des canons..., d'être prêts marcher au premier signal... Français, nous se- Mis libres..,, les soixante districts ont envoyé des III. ^^
ins.
députations aux représentants de la Commune; tous demandent que les troupes s'éloignent. .. « Et sur le bruit du départ du Roi pour Metz, d'où il devait rentrer en France à la tête d'une armée, la presse française déclarait : (c Si les rois s'arment contre nous, on trouvera ici trois cents Seœvolas contre un Porsenna » (c'est-à-dire trois cents assassins du Roi contre un défenseur), »6'f« Au moment où s'accentuait cette déllance provoîorps quée par l'appel de nouvelles troupes à Versailles, e." les gardes du corps s'avisèrent d'inviter les grenadiers de Flandre et les gardes suisses à un splendide repas dans la grande salle de spectacle où se donnaient les fêtes les plus solennelles de la cour, âq second service, les convives, excités par les vins versés à profusion, portaient les santés du Roi, delà Reine, du Dauphin, quand Louis XYI fit son entrée dans la salle du festin, en costume de chasse, entraîné par la Reine aPm d'assister à ce joyeux spectacle. A la vue des souverains les têtes s'exaltent, des cris, des acclamations se font entendre de toutes parts; les officiers mettent l'épée à la main, accueillent avec enthousiasme la famille royale, boivent à leur santé, et, au moment de leur départ, la musique joue l'air [fameux : <t 0 Richard y 6 mon Rai, Vuni' vers t'abandonne » ; alors la fête dégénère bientôt en orgie complète. On sonne la charge, on escalade les loges; les gardes du Roi, qui n'avaient jamais quitté la cocarde blanche, invitent les gardes nationaux à échanger la cocarde nationale contre celle qu'ils portaient, et il se passa une de ces scènes tumultueuses où convives et spectateurs se livrèrent