REPAS DONNÉS PAR LES «AHDES DU CORPS. ^CH
c passions qui agitaient alors- 'les foulei^ et, donnent lieu à une quantité (d'anecdotes, les unœ conuvées^ les autres exagérées» suivant les relations parti de la Cour ou de celui des Parisiens. Ce leux repas du 1" octobre fut suivi d'un autre banst donné le 3 octobre, dans le manège du Château, furent admis un plus grand nombre de convives, Ton eut Timprudence de médire encore de la na- 1, et où fut même dressée une liste de proseripns contre les meilleurs patriotes de TÂssemblée. c Nous ne nous plaignons pas, dit Pétion à propos ces événements, des cris de Vive le Roi! vive la me! proférés jeudi dernier dans le repas donné * les gardes du corps au régiment de Flandre et i dragons..., mais on ne vous dit pas les impréions qu'on a faites contre la nation dans les orgies i viennent d'avoir lieu... )> — Je demande, répond marquis de Monspey, que M. Pétion soit tenu de liger par écrit... la dénonciation qu'il a faite relannent à ce qui s'est passé dans ce qu'il appelle fêtes militaires des gardes du corps... y>  l'inst Mirabeau, sentant le danger d'un pareil débat i ne pouvait que compromettre la Reine, Tinternpt par ces mots: <k Je commence par déclarer 9 je regarde comme souverainement impolitique dénonciation qui vient d* être provoquée; cepen- Dt, si l'on persiste à la demander, je suis prêt, A, à fournir tous les détails et à les signer; mais [Niravant je demande que cette Assemblée déclare e la personne du Roi est seule inviolable, et que » les autres individus de l'État, quels qu'ils ent, sont également sujets et responsables devant
la loi D, déclaration qui amena le retrait de la moiioD de M. de Monspey], et TÂssemblée continua la discussion de la réponse faite par le Roi aux différents L objets présentés à sa sanction.
La question financière préoccupait vivement une Assemblée contrainte par les événements a subir des dépenses indispensables et obligée de renoncer à la perception d'impôts, ce Les affaires des finances, dont on vous a entretenus plusieurs fois, dit Necker, sont arrivées graduellement au dernier terme de l'embarras... Le déficit à l'ouverture de l'Assemblée nationale se montait environ à 56,000,000, il faut y ajouter 5,000,000, ce qui l'élève à 61,000,000. » Après avoir montré la marche à suivre pour ramener la confiance en indiquant les ressources qu'il était possible de trouver, les économies à réaliser, il fînissait par proposer une contribution du quart du revenu des citoyens et terminait son exposé en priant l'Assemblée de rendre sans délai les décrets nécessaires pour arrêter par tous les moyens en son pouvoir, le dépérissement des revenus. Necker demanda un soigneux examen des circonstances qui s'opposaient à l'action des lois afin d'y porter le remède le plus immédiat. Plusieurs membres réclamaient, à la séance du lendemain, des explications sur le plan financier du ministre, quand Mirabeau répondit : « Tous les détails que nous demandons, quant à présent, sont des détails de simple curiosité, absolument étrangers à la résolution importante qu'il nous faut arrêter aujourd'hui... Les revenus de TÉtat sont anéantis, le Trésor est vide, la force publique est sans ressort et... c'est à cet