‹ La France sous Louis XVI;Chapitre 34 sur 245 · OUVRAGE DE NECKER SUR LES FINANCES · texte numérisé non relu

OUVRAGE DE NECKER SUR LES FINANCES

CD outre de Targent à tous les corps constitués susoqitibles de fournir des prêteurs. Les partisans de Necker ne gardèrent pas le silence. Pendant que son livre était analysé dans les feuilles publiques, et que le marquis de Yillette félicitait l'ancien contrôleur général en ces ternies : a Je mêle ma voix au concert de louanges et de bénédictions que l'on vous prodigue de toutes parts et que vous n*entendez pas ; y> Galonné était attaqué avec violence dans une suite de libelles dont un entre autres fit sensation. II portait pour titre : a Arrêt du Conseil (TÉtat en faveur du dernier mprunt. v Le roi, d'après ce prétendu arrêt, s'étant bit rendre compte des réclamations des banquiers, avait reconnu que les abus dont on se plaignait provenaient du mode d'organisation de l'emprunt et des combinaisons conçues et réalisées par les personnes qui le présentaient au public, (c Pendant plus de quinze mois, disait ce pamphlet, le Trésor royal a été en proie à la cupidité de deux hommes, dont Tun avait dilapidé plus de 80 millions^ et l'autre, joueur factieux dans les fonds publics et trois fois banqueroutier, était chargé par le premier de la direction des finances et du jeu des fonds. Sa Majesté est restée à cet égard dans une ignorance presque invincible des désordres de cette scandaleuse administration, parce que le chef (Galonné...) avait commencé par supprimer de fait le comité des finances, d C'est ainsi, ^urait-on^ que l'édit de décembre 1784 promettait un intérêt de six et quart pour cent, tandis que l'inlérêt était réellement au-dessus de dix pour cent. «Une telle opération y continuait-on, loin de prouver lecrédit public, n'annonce. . . que le désordre effrayant

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(les finances,» et Tarret fictif signé du nom de Brotcuil, se terminait par ces nriots : « ConsidcninL.. que Texécution littérale du dernier emprunt n'intéresse véritablement qu'une troupe d'agioteurs, ^ d'usuriers, de banqueroutiers..., le roi a ordonne -5 et ordonne qu'à compter du 1" janvier 1786, les r intérêts... ne seront payés à l'avenir qu'à raison de ^ cinq pour cent... » -^ ArresiatioD QucI était l'autcur de ce libelle qui témoignait de do/floanceT connaissanccs spéciales en matière de finances? la . dôSTiVas. police le recherchait avec d'autant plus d'ardeur, que ^ "^1^"*- plusieurs autres pamphlets pouvaient lui être atlri- ^ MB complice bues. Enfin, le 6 décembre 1785, un secrétaire des ^ «r le piricmeni, fmanccs nommé Lcmaîlrc, fut arrêté à une barnere -

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1786. de Pans, portant sous sa redingote une planclie a im- I)rimerie toute préparée. La découverte à son domicile d'une presse et de collections de brochures signalées à la justice, le fit incarcérer et poursuivre devant le Parlement avec son prétendu complice le fermier général Âugeard. Se passionnant pour celte affaire le public soutint les accusés au moyen de ces nouvelles qui parcourent les foules sans qu'on en connaisse Torigine, et la multitude accourue pour entendre le jugement accueillit avec des applaudissements enthousiastes l'annonce de leur acquittement. (c Tous les amis de la patrie présents, lit-on dans les Mémoires secrets, s'embrassaient avec attendrissement. Ils regardaient cette séance comme un jour heureux où le crédit des ministres n'avait pu remporter contre le cri de la liberté. »

Les magistrats (|ui partageaient les préventions du pub!ic,vou!anlraKlrcimpossible,àcequ'affirmeMiro-

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