NECKRR CONTESTE LES CHIFFRES DE CALONNE
pUqua Necker, mais je ne puis rester indifférent à ce que vous médîtes d'une discordance générale entre les états fournis au roi par tous vos prédécesseurs et ceux que vous lui avez présenté» puisque cette asserr tion contient nécessairement le compte que je lui ai rendu en 1781 » et il offrait de discuter les calculs de M. de Galonné, pour la partie de ses comptes relalive à son administration. Peu de jours après la réunion des Notables, le 28 février, Galonné envoyait son discours imprimé à Necker avec ces mots : « iM. Necker verra qu'il n'a dit sur 16 déficit des temps qui l'ont précédé, que ce qu'il était forcé de dire et qu'il n'a fait aucune mention expresse du* compte rendu en 1781, i> assertion étrange de cet esprit railleur et léger, que Necker traitait d'ironique en la signalant au roi.
c M. le contrôleur général, ajoutaitnl en s'adres- Ncckei sant à Louis XYI pour justifier sa démarche, s'est de compar permis d'annoncer à l'assemblée des Notables qu'il y ^° ^em! avait en 1781 un déficit immense entre les revenus Jé^N^ub ordinaires et les dépenses ordinaires de Sa Majesté.* *^"^ ^^^ Il vient de soutenir de nouveau se&a£firmations dans le grand comité tenu chez Monsieur, et il a déplus donné à cette assertion une consistance précise, en articulant que la différence était de 56 millions en déficit, d Necker sollicitant sa comparution devant son accusateur ou devant l'assemblée des Notables, en présence du roi, insistait en disant que sa justification lït pouvait être ensevelie dans l'obscurité, alors que les contradictioBS injurieuses de M. de Galonné s'étaient ré-* panduesdans toute l'Europe... «Je n'aurais pas rougir poursuivait-il, si je ne m'étais trompé que do trois ou:
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quatre millions dans le compte des finances du roi, mais l'administrateur des finances, le plus ignorant et le plus léger, qui se tromperait, non de 50 à 60 millions, comme ose le dire M. de Galonné, mais d'une somme infiniment moindre, serait à coup sûr un malhonnête homme. Je me crois souillé en arrêtant un moment mon attention sur une semblable image. Sire, je vous ai bien servi, cependant Tamour que vous avez pour la justice et la protection que vous accordez aux opprimés sont les seuls titres en cet instant que j'invoque. »
Un pareil dissentiment entre Galonné et son prédécesseur, que la popularité avait suivi dans sa retraite, ne pouvait que rendre fort difficile la situation du contrôleur général. Le procureur général du Parlement d'Aix, M. de Gastillon saisit l'occasion d'une des premières séances de l'assemblée pour protester en termes des plus vifs contre l'impôt territorial, le déclarant contraire aux privilèges delà Provence ; il n'est aucune puissance légale, s'écria-t-il^ qui puisse l'admettre, a ni cette assemblée, quelqu'auguste qu'elle soit, ni les Parlements, ni les États particuliers, ni même le roi ; les États généraux en auraient seuls le droit. »
Tous les Bureaux finirent par vouloir connaître la situation des finances et l'étendue des besoins, avant d'accepter l'impôt proposé et d'en fixer la durée* Le public prétendait que le roi était de mauvaise humeur et fatigué de ces débats auxquels il ne s'attendait pas, que les princes s'ennuyaient de leurs fonc* tiens et que quelques-uns d*entre eux, comme le prince de Conti et le duc d'Orléans, avaient aban**i