‹ La France sous Louis XVI;Chapitre 46 sur 245 · ASSEMBLÉE DES NOTABLES DU \2 MARS · texte numérisé non relu

ASSEMBLÉE DES NOTABLES DU \2 MARS

donné leurs bureaux pour aller à la chasse, quand le 12 mars 1787 se tint une assemblée générale des Notables, pour Texamen de la seconde partie du travail soumis à leurs délibérations^ Galonné y prit la parole, f Vous savez, dit-il, que la totalité des proposi- Assemblée

< tiens que Sa Majesté a jugé à propos de vous com- des Notable»

/.#.../ . .. 1 dais mars 1787

« mumquer a ete divisée en quatre parties, que la fl première concerne particulièrement les impositions « territoriales et ce qui a rapport à l'agriculture.

(L La seconde, la liberté de la circulation intérieure « et les droits qui intéressent le commerce.

a La troisième, les services des forets du roi.

c La quatrième, diverses opérations relatives à 4 l'administration des finances.

fi Les objets de la première division ont été examif nés. . vous avez formé vos avis, Monsieur les a ^ tous remis au roi. Sa Majesté les a tous lus... Elle 3 a vu avec satisfaction qu'en général vos sentiments <i s'accordent avec ses principes, que vous étant péi nétrés de Tcsprit d'ordre et des intentions bien- ^ faisantes qui dirigent toutes ses vues, vous vous « êtes montré animés du désir de contribuer à en '^ perfectionner Texécution... Que les objections qui <( vous ont frappé^ et qui sont principalement rela- « tivesaux formes ne contrarient pas les points essen- « tiels du but que Sa Majesté s'est proposé, d'amé-

< liorer ses finances et de soulager ses peuples par la ^ réformation des abus. »

Les Bureaux s'étant retirés après la lecture des mémoires qui traitaient les différentes questions comprises dans le programme de Galonné, il y eut

ro LIVRE PRI^MIER.

une explosion d'invectives au sein de chacun d'ey contre les audacieuses assertions du ministre.

ce Si le respect que je dois à la personne de Mon ce sieur ne m*avail pas imposé silence, dit l'archevêqu c deNarbonne,M. deDillon, quand il se trouva en pr< a sence de ses collègues, j'aurais interrompu mon ce sieur le contrôleur général. ..Nousn'avons pu noi « défendre d'un mouvement d'indignation en lui ei a tendantdirequenousétionsd'accordavecluisurli « princi pes et sur le fond ; mais que nous ne différioi ce que sur la forme ; mais en même temps Tinquiétuc € s'est peinte sur tous les visages. Les membres d( ce différents bureaux se regardaient avec étonnemei ce et cherchaient à lire dans les yeux de leurs voisii Cl quel était le traître, et tous les soupçons ont c ce naturellement se réunir sur les rapporteurs charg < de rédiger les avis des bureaux, on a dû les accus ue d'infidélité. Pour les justifier, pour effacer les in <K pressions défavorables qu'a dû faire le discours ( (C M. le contrôleur général, il me semble qu'ava a de délibérer sur les objets de la seconde sectio oe il faudrait supplier le roi de donner ordre à M. (( contrôleur général d'envoyer son discours aux di u férents bureaux, afin qu'ils puissent rétablir 1 a faits qu'il a dénaturés, et mettre dans tout son jo c( la vérité qu'il a altérée. ^

Les Bureaux, sans exception, s'entendirent dai leurs arrêtés pour repousser l'accord proclamé p M. de Galonné, et lorsque le contrôleur général e envoyé son discours habilement mitigé, l'archevêqi de Narbonne* n'hésita point à maintenir ses premier dédarations.

Page 1