DERNIÈRE SÉANCE DES NOTABLES
ptr suite des guerres civiles de « ramener à leur Conseil radministration directe des moindres détails... Le roi» dit-il, n'a pas cru qu'un régime dicté |»ar les circonstances dût subsister lorsque ces ciroonstances n'existaient plus. Il a senti que^ plus Tautorité avait de force, plus elle pouvait avoir de confance, et que ce ne serait pas l'affaiblir, mais l'éclairer... que de remettre à des assemblées provinciales une partie de l'administration... Aucun sentiment, aucun préjugé personnel n'ont influé sur vos délibérations... vous avez abjuré toute distinction, lorsqu'il serait question de contribuer aux charges publiques. •• il n'est plus permis de penser que celui qui recueille moins doive payer davantage... Unis et assimilés par une antique association, les deux premiers Ordres en ont resserré les liens sans jalousie ni rivalités ; et lorsqu'ils ont réclamé des formes et des privilèges, Topiaion des députés des villes qui s'est jointe à leurs instances a bien fait voir que l'amour du bien public avait seul dicté leurs réclamations. Le roi est bien éloigné de vouloir porter atteinte à ces formes et à ces privilèges. Il sait. . . que l'égalité absolue ne convient qu'aux États purement républicains... que les formes anciennes sont la sauvegarde de la constitution... c'est d'après ces principes que seront établies les assemblées provinciales... Les deux premiers Ordres ont préféré d'être confondus et réunis, et par là le Tiers-État assuré de réunir à lui seul autant de voix que le clergé et la noblesse ensemble, ne craindra jamais qu'aucun intérêt particulier n'en égare les suffrages. . . les suffrages ne seront pas réunis par ordre, mais par tète. j> Après avoir affirmé que les règlements des Assemblées m. U
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provinciales seraient ceux en vigueur dans la Gayenna et le Berry , rarchevêque de Toulouse énumérait leius attributions, etinentionnantlesloisquiallaientdétruire î les corvées, reculer les traites, c'est-à-dire la percep- ^ tiondesdroitsdedouanesintérieures,jusqu*àrextrêm6 frontière^ il abordait en ces termes la question financière : a Un déficit énorme vous avait été annoncé dèi oc la première séance de cette assemblée. Vous avei (c senti que puisque la plaie de TÉtat était connue, il oc fallait la sonder dans sa profondeur... Le roi i a approuvé votre zèle... vous avez constaté, autant a qu'il était en votre pouvoir, le déficit dont il fiiUait a établir la réalité. Quelques Bureaux l'ont porté ce entre cent trente et cent quarante millions; quela ques-uns l'ont porté encore plus haut; le terme ;" a moyen qui résulte de leurs recherches peut être : ce fixé à cent quarante millions. • . On ne peut s'eoH or pêcher d'être frappé d'un déficit aussi coasidéa rable ; mais qu'on ne croie pas qu'il est impofi- a sible de le faire disparaître... Plusieurs dépeïtttt : a qui forment ce déficit sont occasionnées par dtf ^ ce remboursements à époque fixe qui passent cinr i oc quante millions... ces remboursements peuvent '- (c être opérés par des emprunts successifs. •• Si dans a « une grande fortune particulière il y a toqjonn î € des ressources, comment n'y en aurait-il pas i \ « espérer dans celles d'un grand royaume. La prin- \ a cipale est l'ordre et l'économie : vous avez in* ' a diqué à Sa Majesté des retranchements et des bo- « nifications; elle vous avait prévenus... elle vous t a assuré qu'elle les porterait au moins à quarante c millions... Déjà la reine a recherché elle^^nèDe,