‹ La France sous Louis XVI;Chapitre 71 sur 245 · TROUBLES INTÉRIEURS DE LA HOLLANDE · texte numérisé non relu

TROUBLES INTÉRIEURS DE LA HOLLANDE

i par leur appui développèrent sa puissance au point e lui faire perdre toute mesure. Le slathouder se ermit d'imposer à la ville de Hattem, comme échein et conseiller, l'un de ses gardes du corps qu'il 'avait pas même délié de ses fonctions subalternes arun congé en forme; il défendit à celle d'Elburg 308 la menace des châtiments les plus rigoureux de résenter des adresses à l'assemblée des États, et fit ceupcr militairement et piller ces localités pour les unir de leurs résistances. A ces nouvelles, Vergennes landait au roi le 10 septembre 1786 : « J'ai l'honeor de transmettre à Votre Majesté une lettre de m ambassadeur en Hollande... Ce que j'appréhenais se vérifie.. . Le feu de la guerre civile est allumé. I n'est pas possible de prévoir jusqu'où l'obslinaion et l'ineptie de M. le slathouder en étendront les ivages... Votre Majesté, par son traité d'alliance, 'est rendue garante de la Constitution intérieure de I République, comme de ses possessions. Elle ne Kmt donc permettre qu'aucune puissance se croie en ifoit d'influer dans son administration intérieure... ^ent-étre la cour de Berlin ne se rend pas une jusiœ assez exacte sur les bornes qu'elle doit presrire â son influence et à son intérêt pour la faûlle statboudérienne... Votre Majesté approuverait- Ile que j'appelasse le baron de Gollz, et que... je ni fisse connaître que Votre Majesté, fidèle... aux lédarations qu^elles a faites concernant Tindépenlance de la République, est très décidée à ne point Bièrvenîr dans la querelle qui s'élève entre les pro- TOces et le slathouder, autant que d'autres puismces s'abstiendront de s'y immiscer autrement que

par de bons offices ; mais que dans le cas contraire, Votre Majesté se trouverait... dans la nécessité de remplir les devoirs que lui impose son alliance avec la République. »

Les États de Hollande répondirent aux actes de violence du prince d'Orange en le suspendant de ses fonctions de capitaine général des troupes de la province de Gueldre. oc Cette mesure, peut-être nécessaire» observait Yergennes^ est cependant d'autant plus fâcheuse qu'elle doit nécessairement aigrir les esprits et éloigner tout espoir de conciliation » et il exprimait son mécontentement de l'attitude de l'ambassadeur prussien, qui soutenait d'une manière indiscrète les prétentions du stathouder. La querelle intestine que la France désirait soustraire à toute immixtion des puissances étrangères, se continuait au milieu d'orageux débats, quand la princesse d'Orange se décida tout à coup à partir pour La Haye. Arrêtée par ordre des États surpris de sa présence, cette princesse considéra comme une insulte personnelle le retard mis à son voyage, et s'en plaignit au roi de Prusse. Frédéric-Guillaume profitant de cette occasion réclama une lettre d'excuse pour l'outrage fait à sa sœur et demanda que la Hollande reconnût comme juges du débat la Prusse et l'Angleterre. L'adjonction de la France à ces deux médiateurs allait être acceptée sur la requête des États généraux, quand l'envoyé prussien de Tàllemeyer voulant l'éviter à tout prix, exigea impérieusement la punition des principaux patriotes du pays. A cette insultante prétention les républicains hollandais coururent aux armes en invo-

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