INVASION PRUSSIENNE EN HOLLANDE
quant le secours du cabinet de Versailles qui ordonna la formation d'un camp sous Givet et Tarmement de six vaisseaux de ligne. La France croyait avoir aflermi la paix en proportionnant, d'après un accord avec l'Angleterre stipulé le 30 août 1787, raagmentation de ses fôrces utilitaires à celles de cette puissance Jorsque le 8 septembre, un corps prusàen pénétrant rapidement dans les Provinces-Unies battit les troupes hollandaises et rendit au stathouder la plénitude de ses prérogatives. Le traité signé entre la France et les Bataves, le 10 novembre 1785, était annulé, et le parti ennemi de la France liait son pays i l'Angleterre et à la Prusse, par une convention conclue le 15 janvier 1788.
A ce moment l'équivoque allié de Louis XVI, l'empereur Joseph 1 f , disait avec dédain : « La France vient de tomber, je doute qu'elle se relève >, puis cherchant à Berlin sinon un complice, au moins un voisin tolérant, il écrivait au roi Frédéric-Guillaume, pour *" broderie™"* l'engager à ne pas contrarier ses projets de conquêtes Guniaume . dirigés contre les Turcs. <r Votre Majesté est monarque et dans cette qualité elle n'ignore pas les droits de la royauté. Mon entreprise contre les OsmanHs est-elle autre chose qu'une entreprise légitime pour rentrer en possession de provinces que le temps et les événements malheureux ont détaché de ma couronne?... La maison d'Hohenzollem, pour arriver au point d'élévation ou elle se trouve, a-t-elle usé d'autres principes ?.. • Feu votre oncle, ne prit-il pas à ma inèrela Silésie, dans un moment où, entourée d'ennemis, elle n'eut d'autre soutien que la grandeur de ^ 4me, l'amour de son peuple ? » Votre Majesté,
LV'inpcreur Joseph II reprend
se» projets contre
la Turqaie ; ta lettre
janvier 1788.
tes LIVRE DBUXI6IIB.
ajoutait-il t en concluant « peut être 8Ûre« que dans les mêmes circonstances j'admeti contre moi les principes que je professe aujo DdigQttion Devant cette morale des Princes si impi » Mirabeau ; proclamce, le comte de Mirabeau qui l'avait < ^°pêu^L qui unissait le patriotisme d'un français hi 6?tiZis, passions fermentant alors dans le cœur de lança dans son œuvre quotidienne de publi violente apostrophe au souverain prussien : seur d'un héros qui n'exerça jamais que led du génie, Frédéric-Guillaume, tu n'as d'être l'instrument du courroux d'une fei destructeur d'une République ! Encore si pas choisi le moment où le puissant allié de h était comme enchaîné par un destin impéri vaincu de barbarie, tu n'eusses pas été sou| lâcheté. j> Mirabeau sonnait ensuite le glas d derat dans un manifeste où il mettait en p gouvernement libre dont avait joui la HoUan solutisme uni à l'arbitraire. « C'est un jour de l'Europe que celui où l'invasion prussienoi certé vos nobles projets, infortunés Batavei une profonde indignation a flétri le succès < presseurs partout les peuples^ quoique déchi droits, brûlaient d'être appelés par leurs chei votre injure... l'odieuse révolution ne sers sommée; vous n'avez point irrévocablement biens, votre honneur, votre liberté ». Âpre trée en matière il retraçait rapidement l'his Hollande. En 1581, disait-il, vous soustray^ rannie de Philippe II, le démon du Midi, voue dans l'Êdit solennel d'abjuration et d'iodéi