LETTRES DE M-« DE MARSAN ET DU DUC D'ORLÉANS
ridence s*était servie pour établir ce qu'ils regarlaient comme des droits? Magistrats et nobles s'accuèrent réciproquement d'avoir amené le malaise qu'ils iprouvaient et tentèrent de se rapprocher du pouvoir Dystérieux dont ils pressentaient et redoutaient à la ois la venue. L'entraînement irrésistible qu'exerce I généralisation de certaines idées au sein d'une naion apparut dans toutes les classes de la société au noment où des ministres aveugles s'efforçaient vailement de dominer les convictions du jour en rappelant celles du passé.
Ainsi la comtesse de Marsan ne saisissait pas la pcn- M-de iiir* ée du roi lorsqu'à la suite de la visite par elle faite à icurc 4"* Freteau après l'emprisonnement de son mari, il lui " "^ro^ reprochait sa démarche en ces termes : a Que pen- ****^®"**'® *^' sera-t-on de votre attachement à ma personne et de votre respect pour mon aulorité, lors(|uo l'on saura que vous, madame, vous qui m'avez élevé, vous vous êtes empressée de donner cette marque d'intérêt à un homme que j'ai cru devoir punir, et avec lequel vous ne pouvezavoird'habiluelles relations?» — «Je n'aurais certainement pas été chez M"' Freteau, répliqua M"*de Marsan, si son mari n'avait pas été parti, » puis cettesœur du prince de Soubise, cette tante du cardinal de Rohan qui avait imposé au couple royal son neveu comme grand aumônier de France, laissait échapper une réflexion dont ses ancêtres sans doute ne se seraient pas avisés : a La femme ne pouvant pas être coupable et ne me paraissant qu'à plaindre, j'ai cru pouvoir lui donner cette preuve de sensibilité. » Le duc l'Orléans qui avait profité des largesses de Calonne, lont la vie excentrique et légère avait défrayé les quo-^
libels de la cour et de la ville, le duc d'Orléans n'avait pu articuler sa protestation au lit de justice i le secours d'un membre du Parlement lui dictant [ ainsi dire ouvertement ses paroles, le duc d'Orli mon trait dans une lettre au roi, écrite presqu'au m moment que celle deM^'deMarsan, la pression exei par les événements sur les personnes les plus nM cécs dans leurs habitudes d'existence et leurs intéi « Sire, écrivait-il à Louis XVI du lieu de son exil, i avions été jusqu'à présent mon fils (le duc de Chart et moi, persuadés que l'ordre rigoureux qui noust éloignés de la personne de Votre Majesté, n'a d'autre motif que notre réclamation. Pénétrésded leur..., il nous restait du moins la consolation nous donnait la pureté de nos intentions. Il ne nom plus permis de douter que Votre Majesté regarde acte de notre part comme une désobéissance. . . Él( près du trône..., nous ne vous avons pas désobéi nous avons réclamé contre l'exécution d'un pr qui nous a paru dangereux dans son principe mal conçu dans les vues qu'il annonçait pour le m\ tien de votre autorité... Nous pouvons être dans I reur, mais il n'est pas en notre pouvoir de chai d'opinion. Notre façon de penser n'est pas incoin tible avec l'obéissance due à votre autorité... N vous devons la soumission la plus entière, non de opinions, nous ne pouvons en disposer, mais de démarches... Comme princes de votre sang, n devons plus que personne vous dire la vérité ; con vos premiers sujets, nous vous devons l'exempk la soumission... Voilà nos vrais sentiments... Pe les, Sire, dans votre équité... Nous espérons