LIT DE JUSTICB: DU 23 DÉCEMBRE
cent vingt-cinq a^illions, dans, la crainte d'augmenr- ; ,< , 1er les embarras de l'administration, refusa cette fois 4'^^S^g^.^ ^^ responsabilité et écrivit dans le libellé de son enregistrement qu'il se conforr. , mait à l'exprès commandement du roi, faisant, suivre les termes de la formalité légale qu'il aacom- . v plissait de ces réserves : oc Ledit seigneur (*Qi rendra .. justice aux sentiment^ ^ont son Parlement n'a ces$|é , d'être animé... et à Illégitimité des motifs qui ont de-:, terminé ses très humbles, très respectueuses et itératives représentations. Son Parlement espère . que ieditseigneurroi, suivant les mouvementsdeson cœur et de son amour paternel pour ses sujets, reconnaîtra le danger et les conséquences des emprunts trop multipliés et se persuadera que le seul crédit vcritabrement désirable poui;* la prospérité de ses fmanceSi. tient nécessairement à l'économie la plus exacte dans les dépenses nécessaires, au retranchement de celjes qui n*ont pas pour objet le bien du service dudit seigneur roi, ou l'utilité publique, et enfin à Tordre . constant et immuable qu'il daignera régler et faire observer dans toqtes les j)arties de Tadministrafion. 3? ^, .
Calonne effrayé pour le succès de son emprunt Teonednn d'une opposition aussi vive empêcha l'impression de "5i3déœî!i^' larrêté du Parlement et manda la cour à Versailles. i>wi785. « Mon Parlement, dit Louis XVI, en recevant les magistrats d'un air sévère^ mon Parlement qui connaît les règles et qui doit donner l'exemple pour les faire observer, n'aurait pas dû insérer dans un arrêt d'en- , regtstrement destiné à être publié et affiché, des choses qui doivent rester dans le secret des relations intimes que je lui permets d'avoir avec moi. Je vais
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retrancher de cet arrêt tout ce qui est étranger à son objet.... Je ne prétends pas souffrir que mon Parlement abuse de ma bonté et de ma confiance jusqu'à se rendre en tout temps et en tout lieu le censeur de mon administration ; je vais anéantir un arrêté peu réfléchi et indécemment rédigé. Au surplus, je veux qu'on sache que je suis content de mon contrôleur général, que je ne souffrirai pas qu'on trouble par des inquiétudes mal fondées l'exécution de plans qui tendent au bien de mon état et au soulagement de mon peuple. y>
Le roi, à la suite de cette allocution, se fit présenter les minutes du Parlement et biffa de sa main les parties de l'arrêté qui devaient être supprimées avant son impression'.
I Archives nationales : K 162. Affaire du collier. Mémoire pour U demoiselle Leguay d'Oliva. Mémoire pour Louis-René l^douard de Rolian.éYéque de Strasbourg. ADi 1068, Arrél du Conseil d'Étal porUnt établissement d*une nouvelle Compagnie des Indes, 14 avril 1785. 0'125, Emprunt de cent vingt-cinq millions, décembre 1784. 0*126, Empnintde cinq millions à Gènes. Création de quatre millions de rentes héréditaires, avec ordre du roi d'enregistrer l'édit, 22 décembre 1785. P 2743, nnnce 1785. 0«481, Emprunt de quinze millions par les États de Languedoc, 8 janvier 1785. X * D 8983, Remonl rances du Parlement de Paris des 1 8 et 20 décembre 1785.
— Souvenirs du baron de Gleichen, in- 12, Paris, 1868, p. 135 et suiv.
— Mémoires secrets pour servir à V histoire de la république des lettres ^ t. XXVin, p. 1 et suiv., 12 et suiv. ; tome XXIX, p. 183, 194; tome XXX, p. 88 et suiv., 102, 107, 121, 126, 134 et suiv.; tome XXXI, p. 32, 36; tome XXXH, p. 54 et suiv., 84. — Mémoires de la baronne d^Oberkirchy tome I, p. 145 et suiv. — Marie- Antoinette et le procès du collier^ par Emile Campardon, in-8, Paris, 1863, p. 207 et suiv., 272 et suiv , 350 et suiv. — Mémoires du comte Beugnot^ de 1783 à 1815, in-8, Paris, 1808, tome 1, p. 7 et suiv., 13 et suiv., 24 et suiv., 26, 29, 34, 56 et sniv.,
77 et suiv., 79 et suiv. Recueil des anciennes lois françaises^
par Isambert, tome XX VU; p. 549. — Histoire secrète de la cour dé Berlin ou Correspondance d'un voyageur français, de juillet 1786 au 19 janvier 1787 (par Mirabeau), in-8, 1789, tome I, p. 51 et suiv.