LE DUO D'ORLÉANS
rofit d'une pareille croyance, et tout naturellement e forma ce que Ton a appelé le parti d*Orléans^ 'est-à-dire un parti qui considérait une hérédité ovale comme obligatoire et voulait en même temps irriver à des améliorations qu'il estimait indispen* iables.
Dès sa jeunesse, le duc d'Orléans s'était fait re- Leducd'oné narquer par des goûts empreints à la fois d'une ceraine bonhomie et de singularité. Lors de l'apparition l'un célèbre prestidigitateur à Paris, il ne fut bientôt [uestion que de l'habileté de ce prince à profiter des 3çonsde Comus*. Son premier (ils, le duc de Valois Qt lors de sa naissance montré au public dans une orbeille sans langes et sans ces entraves que les béories de J.-J. Rousseau avaient condamnées. En* banté de voir la foule amassée derrière les grilles du irdin du Palais-Royal, le père donna à chacun le droit t visiter le petit prince dans son appartement, peroiBsion dont on usa largement, par suite, dit un nouelliste , a de la vénération particulière qu'ont les Wstens pour les princes du sang, et surtout pour eux de cette branche. » Successivement applaudi, t bafoué après le combat d'Ouessant, leduc d'Orléans locupait sans cesse l'attention publique. Raillé à la mr et dans le peuple à cause de ce que Ton appelait n spéculations commerciales, tantôt en délicatesse, mtôt en bons rapports avec la reine et le comte d'Ârm, surnommé chef des têtes légères lors de sa nomidifion au grade de colonel général des hussards, ce irince avait vu condenser les griefs et les jalousies du
* Gèièèra preittdigîitteur alon tr es en Yoguè,
château et de la ville dans un petit écrit où il était traiié de a Poltron sur mer. Escroc sur terre. Prince nullt part et Polisson partout. » Indifférent à ces injura de quelque part qu*elles vinssent, le duc d*Orléini disait que l'opinion publique ne valait pas un éc«, propos qui lui attirait ces vers:
Eh ! qu'ett-fe que cela me fait à moi Qu'on me honoitse ou me raille.
Eh 1 qu'est-ce que cela me fait à moi Quand je chante et qnnnd je boiit.
Ce prince héritant en quelque sorte d'une partie dei défauts et des qualités de son bisaïeul le Régent^ éliit septique comme lui au point de vue des idées religieuses et des institutions de pure convention, curieux comme lui des choses nouvelles. Il s'était passionni avec le public pour l'invention des aérostats, et, for* mant le projet de s'élever dans les airs, avait donn^ Tordre de construire une Montgolfière. « Apparenh ment, dit M""* de Ycrgenncs, M. le duc de Chartra veut se mettre ainsi au-dessus de ses affaires, y^ faisant par cette plaisanterie allusion aux embarras nnancicn qu'avaient entraîné parfois ses spéculations en bâtiments. L'obligation d*obteTiir l'agrément du roi pour traverser la Manche quand il voulait se divertir avec k prince de Galles, blessait un caractère comme le sien, ennemi de tout frein et de toute contrainte. Passionné pour la liberté qui régnait en Angleterre, le même duc de Chartres, après avoir nommé M"*" de Genlis gouvernante de ses fils, pour ne rien faire comme tout le monde, disait-on, annonça son intention d'aller btbiter Londres et de donner à ses enfants une éducation anglaise. Ses constantes préoccupations pour accroître