ATTENTE D'UNE CRISE PHOCHAINE
ces demeures prineières, leurs matériaux et leurs emplacements seraient livrés à qui voudrait les payer. Le nombre des gardes du corps fut diminué, les gardes de la Porte de la maison du roi et l'école militaire de Paris cessèrent d'exister. Tentatives inutiles pour convaincre une nation qui n'attachait pas plus d'imporl;ince a la parole des ministres qu'à celle des magistrats.
L'empressement mis à rassurer le public et à satisfaire ses désirs semblait plutôt accroître les défiances qne les détruire et les ressorts de l'administration se brisaient à la suite les uns des autres. La création d'un conseil de guerre chargé de régler ce qui concernait les marchés et fournitures, de disposer des emplois,
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24 septeml
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f, 51, 74 el suiv.; tome III, p. 102 et saiv.). — a J'ai vu en Suisse le jeune éwe d'Orléans, écrivait la comtesse de Flahaut, le 27 juin 1795, è Gouverneur Morris... Lorsqu'il arriva à Karmée autrichienne avec Du- ■Miiez, rircbiduc et le prince de Cobourg le pressèrent avec instance ftatrer au service de l'em^iereur. Il aurait conservé son rang et ses ippointemeiils de lieutenant général. Quoique sans argent et ignorant M qu'il deviendrait, il refusa, disant qu'il ne voulait pas exposer à la iMrt sa mère et ses frères et que d'ailleurs il ne servirait jamais contre iM paya. . . Se trouvant persécuté en Suisse par les exaltés aristocrates et jacobins. .. el suivi d'un seul serviteur qui abandonna son cheval à Duoooriez. .., il erra à pied dans les montagnes, ne dépensant que tnnte im» par jour pour sa nourriture, son gite el autres besoins. . . Ne pussc- Uit pins dans le monde que trente francs, il revint trouver M. de Monesquiou à Richenau qui lui donna des secours et lui procura une place du >rofessear dans un collège. . . Lorsque je lui parlai de cet humble emploi, I ne répondit qu'il aurait volontiers donné sa vie pour sa mère et ses rères, que par conséquent plus sa profession le dérobait à ses ennemis, \Aw et% êtres chéris seraient en sûreté. » Quand Morris envoyé au duc l'Orléans une lettre de change destinée à faciliter son dépari pourTAmé* iqw, ee prince le remercie en lui disant, dans sa lettre du 24 février 1795 : I Je sois tout disposé à travailler pour me rendre indépendant. J'entrais à Kiaetians la vie, lorsque les plus grands malheurs m'ont assailli. Mais, Mc« merci ! ils ne m'ont pas découragé. Trop heureux dans mes revers, )Qe ma jeunesse ne m'ait pas donné le temps de m'atiaclier trop à ma politioQ, ou de contracter des habitudes difficiles à rompre, et que j'aie été
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d'accorder des grâces militaires et de juger les questions de discipline avait été la première préoccupation du comte de Brienne, frère de l'archevêque, qui v^ait de succéder à Ségur dans le ministère de la guerre» pendant que le comte de la Luzerne, rappelé du gouvernement de Saint-Domingue, remplaçait le maréchal de Castriesà la marine. Chaque année, plusieun membres de ce conseil devaient parcourir comme ivsr pecteurs tantôt une partie du royaume tantôt l'autre, pour signaler les économies à réaliser dans les services, pour supprimer les emplois inutiles et empêcher la multiplication exagérée des grades supérieurs. Le contrôle que Brienne établissait au détriment de son autorité était de nature à donner satisfaction aux mécontents qui devisaient de la réforme des colonels en second, faisant ressortir ce qu'avait d'abusif Texis-
prÎTé de ma fortune avant d'avoir pu soit en iboser, soit même en luer.a (Mémoiret de Gouverneur Morrii, homme^d^État américain, tradaita |iir Augustin Gandals, in-8, Paris, 1842, tome I, p. 450, 455 et suit.) Qoiii on compare les actes de ces deux souverains, qu*une révolution i portés sv le trône, et les erreurs des peuples dans leurs appréciations enthousiasteii il est impossible de ne pas répéter avec tristesse ces vers des îambri H Barbier :
.... Passez, passez, monarqnes débonnaires^
Ap^Slres de Thamanité, Hommes sages, passez comme des fronts vuljL'aireji,
Sans reflet d'immorUlité ; I)a peuple vainement vons allégez la chaine,
Vainement, tranquille troupeau, Le peuple sur vos pas, sans erreur et sans peine.
S'achemine vers le tombean, Sit^t qu'à son déclin votre astre tulélaire
Épanche son dernier rayon.
Votre nom qui s*éteint, sur le flot populaire
Trace k peine an léger sillon.
Passez, passez I poor vous, point de haute statue :
Le peuple perdra votre nom.
Car il ne s^ soufient que de l'homme qui tue
Avec le sabre ou le canon.