ATTENTE D'UNE CRISE PROCHAINE
imultanée de deux chefs du même grade dans
^régiment, et en blâmantla création immodérée
•échaux de camp critiquaient avec raison Tor-
ion d'une armée contenant trente-six mille offi-
ji participaient tous aux grâces du roi, quoique
nille d'entre eux fussent seuls en mesure de les
' comme prix d'un service rendu. Mais Tincu-
nalveillance qui s'était emparée des esprits
bientôt annihiler les travaux d'un conseil comp-
rmi ses membres le général d'artillerie deGri-
1 dont l'histoire a conservé le nom. A peine se
éuni le 29 octobre que ses efforts pour rétablir
dans les régiments furent méconnus. Les nou-
s l'aecusèrent d'incliner vers la discipline alle-
, annoncèrent avec fracas que des militaires
it suicidés à Toulon et à Metz, pour ne pas sur-
assuraient-ils, au déshonneur résultant des
ns infligées par le comte de Saint-Germain et
*ent dans l'expression de leur blâme : (c Tout
est propre qu'à augmenter la désertion et à
les recrues plus difficiles, ce qui est plus ma-
dans ce moment-ci que dans tout autre, qu'on
11, qu'on avoue n'avoir point d'armée et qu'on
le voir éclore une guerre au printemps. *
proche d'une crise était pressentie par tout le ch*quejour
» ^ * ' rend plus
, Des le mois de septembre 1787, le bruit cou- imminente
Paris que Lamoignon avait offert au Grand redoutée.
de remplacer le Parlement et que sur son re-
j déterminait à transférer aux Assemblées pro-
» les enregistrements des lois. Au mois de jan-
88 le public s'attendait à des violences, à l'enlè-
du Parlement tout entier, à l'emprisonnement
d'un certain nombre de ses membres, aussi, tandis que les magistrats délibéraient sur l*abus des lettres de cachet, plusd'un citoyen s'écriait: a M. de Lamoignoo pousse à bout le Parlement et le Parlement pousse i bout le roi. Sauve qui peut ! b Le caractère prudent et modéré de Loménie tinissait pourtant par rassurer à regard des projets de Tardent Lamoignon, qui n*était plus, comme autrefois, « le plus populaire des magistrats », et l'un des témoins de ces fluctuations de l'opinion publique écrivait à l'étranger : « La nation est tellement pénétrée des principes de liberté... que les Parlements ne voient plus qu'un miroir où ses sentiments et ses vœux se réfléchissent pour aller frapper sur le trône... L*anglomanie a préparé depuis longtemps la révolution qui semble prête à s*opérer. Elle a fixé nos regards sur une Constitution qui fait des hommes libres; les circonstances, les mécontentcmentsont poussée un degréde violences alarmant pour les minisires despotes, notre désir de jouir des mêmes avantages. M. de Rrienne agit sagement en espérant du temps et des fruits d'une meilleure administration le retour de l'esprit de soumission. »
Il était hop tard, aucun des deux antagonistes ne pouvait reculer : les ministres avaient pris leur parli d'assembler les États généraux sans délai et de se soumettre à eux plutôt qu'au Parlement. Réduits aux abois par la pénurie du Trésor, par l'impossibilité de contracter un emprunt qui ne trouvait point de sous* cripleurs, ils s'étaient résolus à détruire leurs implacables adversaires et préparaient la promulgation des lois destinées à atteindre ce but. Des imprimeurs enfermés et gardés à vue travaillaient à Versailles, des