PROTESTATIONS DU PARLEMENT
quelque temps, dans quelques lieux et avec quele personne que ce puisse être » et à pe prçr^dre ice dans aucun corps qui ne serait pas la Cour elle.iiqç. composée des mêmes pei*sonnçs et revêtue i mêmes droits. »
Non content de décliner toute responsabilité peripelle au sujet de Tactc que la loi lui imposait, vocat général Séguier observa que la plus grande Nive de fidélité donnée au roi était de s'en raprtcr à sa sagesse, parole qu*il fit suivre d'un blâme qtre les édits.
Le comte de Provence et le comte d*Ârtois eurent iibir des discours analogues de la part du président
la Chambre des Comptes, Nicolaï, et de celui de la
ur des Aides, Barentin, en présentant les édits du
nistère à l'enregistrement de ces compagnies sou-
raioes.
Ce qui venait de se passer avait à peine trans- i^rariraMi
"é que le peuple de Toulouse dépavait les rues deto^*!!!!?
apprenant l'arrivée de l'intendant de Cy pierre, le^HSHii argc de l'exécution des ordres du roi. <r Cette ville "^^ÎJÏÎÎi* ; entourée de régiments comme Bordeaux, c'est avec *'*^5^*J^^ ' s bayonnettes qu'on promulgue des lois destinées aire, dit-on, le bonheur de la nation, écrivait un 3Ctateur de ces événements, qui répétant les paroles in membre du Parlement de Paris à l'assemblée du mai : délibérons publiquanent ^ c'est la chose pujfM, redoutait le soulèvement de toute une proice décidée à soutenir par la force les délibérations Jta magistrature. « Chacun est dans la consternation leç alarmes... assurait-il, les Parlements ont pris la vise des Jésuites : Sint ut sunt^ aut non sint. ji La
Chambre des Comptes de Bretagne s*associa aux protestations du Parlement de Paris. Une véritable exaltation s*empara des esprits à la nouvelle que deux conseillers avaient été enlevés de leurs sièges^ chaque juge voulut personnellement s'engager dans la lulle contre les décisions ministérielles, les magistrats qoi devaient composer la Chambre des enquêtes notifièrent individuellement leur refus d'y prendre place, ceux dont les emplois se trouvaient supprimés écrivirent au garde des sceaux qu'ils se considéraient toujours comme membres du Parlement et les conseillers appelés à siéger dans la Cour plénière, convoquée le 9 mai à Versailles, exprimant leur réso* lution de n'y paraître qu'en observant une obéissance passive, rendirent par ce fait sa constitution impossible. Prête à se déchaîner dans Paris au seul bruit de l'appui donné aux ministres par le Châtelet, rémeute ne s'arrêta que devant la sentence de ce tribunal contre les ordonnances et édits apportés par le procureur du roi sans la sanction du Parlement. Les jurisconsultes Dupaly, Lacretelle et Target renvoyant les dossiers qui leur avaient été confiés , cessèrent de travailler à la rédaction d'un nouveau code criminel au moment où les avocats déclaraient ne vouloir plaider aucune cause , tant que les Parlements seraient privés de leurs droits.
Chaque jour, en Bretagne, des pamphlets nouveaux soulevaient les passions. Un procès-verbal de la prétendue ouverture du bailliage de Rennes par l'intendant Bertrand de MoUevilIe, revêtu delà signature dérisoire de grippe souj greffier en chef, contenait a l'adresse du roi les réflexions suivantes au sujet des