‹ La France sous Louis XVI;Chapitre 97 sur 245 · OPPOSITION DU CLËUGÉ. SM · texte numérisé non relu

OPPOSITION DU CLËUGÉ. SM

)k nouvelles, contre la Cour pléniére, et défendant » richesses sans égard pour la détresse de TÉtat, échirait que <c ses immunités prenaient leur source iiis la conservation, la destination et TaiTranchisselent primitif de ses biens, de ces biens voués, consarés à Dieu avec exemption de toute charge étranère à leur destination. » Opposition fâcheuse qu'acentuait l'un des membres du clergé breton, le recsar de la paroisse de Saint-Sau^ur, lorsqu'à la bétédîction des drapeaux du régiment de Penthièvre il élicitait vingt-deux officiers d'avoir offert leurs dédissions en disant que c la Bretagne se glorifierait oojours d'avoir vu naître ces braves militaires qui ivaient mieux aimé faire le sacrifice de leur état que le s'exposer aux remords d'avoir porté les armes lïootre leurs frères, d et en s'écriant dans sa péroraison : a Loin de moi l'idée funeste que ces étendards ]ue ma main a bénis puissent jamais servir de signal pour opprimer ma patrie \ »

* ÂTchivei nationales : AD* 1083 : ArréU du Parlement de Paris et if 11 Chambre des comptes aa sujet de l'arrestation de deux magistrats, îMfti 1788. Discours du premier président du Parlement au lit de jnsticedu iMii 1788. Lettre à Louis XVI pardesgentilbommesdela Bretagne contre et BooTelles lois, mai 1788. Letires de cachet aux membres de la Grand*- SMmbre du Parlement, 8 mai 1788. Arrêté du Parlement de Bretagne, eiatir i Temprisonneoient de d'Éprémesnil et de Monsabert, 9 mai 1788. ittlrcft de la GrandXhambre du Parlement au roi, des membres du Mement appelés à former la Chambre des enquêtes, des conseillers ■Ifrimés adressées au garde des sceaux, 9 mai 1788. Protestation des siâbref de la Grand'Cbambre, 9 mai 1788. Discourt du roi à la séance li 9 mai 1788. K 160: Discours des présidents de la Chambre des fplu et de la Cour des aides, 8 mai 1788 ; sentence du Ghfttelet contre et Mitt eonsiituant la Cour plénière, 17 mai 1788 ; mémoire adressé an ti par la noblesse de Bretagne, 26 mai 1788. Lettre de la commission inermédiaire au comte de Tbiard exprimant le refus de loger les troupes «foyécti Rennet,31 mai 1788. Arrêlédu Parlementde Rennes, 2 juin 1788. *rocès-verbal imprimé des troubles de Grenoble, 7 juin 1788. Délibéralion

37d livre: deuxième.

G omment résister à ce soulèvement qui rendait iia- | possible toute opération financière et par conséqueot -^ enlevait tout moyen de pourvoir aux dépenses de ^ chaque jour? Brienne nous initie lui-même à Taccés de désespoir qui le saisit et aux alternatives d'illusions et de clairvoyance qui hantèrent son esprit i ce moment suprême, quand il écrit après deux mois d'elTorls pour mettre à exécution les lois promulguées dans le lit de justice du 8 mai : a Je me dis, il faut en finir et ne plus songer à retarder les Ëtats Généraux. Peut-être que leur annonce calmera cet intérêt général pour les Parlements. Leur terme annoncé va rendre inutile la Cour plénière... Il faut assembler les États et ne plus songer aux délais que je n'avais

de la ville de Grenoble, imprimée, 14 juin 1788. Lettre de II. de Botherel aax évéques de Bretagne, 5 mai 1788 ; réponie de févéqae de TrégiieTi 9 juin 1788. Mémoire remit au roi le 30 juillet 1788 par les députés et commissaires des Ëtats de Bretagne, in-8*, imprimé en Bretagne. MéiBOirt présenté au roi à Vergailles, le 31 août 1788, par les 53 dëputèt des trsii ordres de la province de Bretagne, sans lieu ni date, 12 pages ia-4*. Adresse de la noblesse de Bourgogne au bureau intermédiaire des éiss de la province, 25 août 1788. Extrait d'un pamphlet manoserit intitolé: Àrrêi, comme si des honnêtes gens, . . Rapport de police sur la siination de M. de Caraman à Aix, 11 juin 1788. Précis de la réponse du m, aux Etals de Bretagne et réponse des Etats de Bretagne à eèUê da rei, brochure de 13 pages, sans date. Sentence des conseillers du roi en la vills et bailliage de Bar-sur-Seine, 28 juin 1788. Extrait des registres de rÉtos> tion de Chaumont-en-Bassigny, 24 mai 1788. Esprit des édits eut egittré militairement au Parlement de Grenoble, le 10 mai 1788, broehore et 24 pages in-8*. Lettre non signée adressée à M«« la Présidente, 20Jaii 1788 (espèces de nouvelles i la main). Notes sans signature, aux dates da 21 jaillil et 9 août. Assemblée des trois ordres du Dauphiné, in-S* de 7 pag«i 21 juillet 1788. Lettre de Bergas&e à la reine en lui envoyant son mémoift du 11 août 1788. Extrait d*une lettre écrite de Dman, le l*r juillet 1788. £e(rre de meuieurs du clergé, de la noblesse et autres notables citoyens 4e Grenoble au roi, imprimé de 24 pages in-8*, 2 juillet 1788. Lettre des avtcats au Parlement de Provence au garde des sceaux sur les noaveaax édits. Extrait des registres des délibérations de la commission intermédiaire dt Tévédié de Saint-Brieuc, 23 juillet 1788. Réftexion sur les nouveaux édUi,

LES ÉTATS GÉNÉBAtJX ANNONCÉS. 371

auk^ptés que pour les rendre plus utiles et y avoir meux préparé les esprits. »

Le 5 juillet, une proclamation annonçant la pro- tes PraD* ehaine réunion des États généraux prescrivit à tous les leor ivi officiers des villes et des communautés dans lesquelles c^n^Mi^ avaient eu lieu autrefois des élections à ces États, ^tl^tSUri d*extraire de leurs archives tous les procès-verbaux et tous les actes de nature à éclairer sur ce qui s'était fÊS&é alors» et d'envoyer sans délai ces documents lux syndics des États provinciaux et aux assemblées provinciales. Les officiers des juridictions devaient 8e livrer aux mêmes recherches dans leurs greffes. Tous citoyens qui seraient en mesure de fournir quelques renseignements utiles étaient invités à le faire,

ptr M. B***, en Bretagne, in-8% 16 page», 1788. Lettre uns gignatiire, datée

da 9 août 1788, signalant le refus de recevoir le grand bailliage d'Orléans

^r le dac de Luxembourg. 0*484 : Le ministre de la maison du roi au

garde dm sceaux, au comte de Tbiard, au comte de Brienne, au comte de

la Luzerne, aux syndics des Étals de Béarn, à Nanleuil, intendant de Poi-

tiers, à l'intendant de Bourgogne Amelot, à l'évêque de Saint-Brieuc,

3, 5, 8, 9, 11, 12, 13, 17, 20 juin 1788. Circulaire du roi défendant aux

évèques de Bretagne de faire des prières publiques, 9 juin 1788; lettres

irarcbevéque de Sens, au comte d'Esparbès, sur de nouveaux troubles à

Paa, 18 et 21 août 1788. Le ministre de la maison du roi à M. de Bouchj-

pan, an garde des sceaux, à Betouzet, lieutenant du roi à Navarrens, au

YÎctate de Cambis, au comte de Brienne, au marquis de Gudannes,au comte

ia Périgord, 29 mai, 29 juin, 10, 12, 24, 29 juillet, 14, 18, 21 août 1788.

Lattre du miniatre de la maison du roi au marquis de Gouvernet ordon*

aant Tarrestation de Fardel de Daix, 27 juin, 6 août ; au comte de Péri-

gard, 30 juin; à M. de Thiard, 18 et 22 juillet 1788.0(499: Le ministre

da la asaisoi da roi an comte d'Angivilliers, 29 juin 1788. X,b 8988 : Pro-

eèa-Terbal de l'arrestation de deux magistrats, 5 mai 1788. — Annales

pnmçaises, par Guy-Marie Sallier, p. 145 et suiv , 148 et suiv. — Mémoires

smnss d^Âugeard, p. 165. -^ Annales politiques de Lingoet, in-8, 1788,

Itaia XIV, p. 156 et suif. Grand bailliage de Rennes. — lutroductloo bis-

torique au Moniteur, p. 289 et suiv., 294 et suiv., 379 et suiv., 384 et suiv ,

514 et anir. Correspondance secrète, publiée par Leseure, tome If,

dft ^ LIYRB DEUXlÊlie. A

et les savants, notamment ceux qui composaient i^ l'Académie des inscriptions et belles-lettres, durent i présenter des mémoires sur les questions indiquées i dans cette sorte de consultation demandée au public, i ^ Singulierappel quifutpresqueimmédiatementeon- \

mfkM tredit par des actes trahissant Tincertitude qui pesait * sur les esprits el la vague attente d'un avenir redouté, i Un libraire de Strasbourg ayant mis en vente un résumé des procès-verbaux des assemblées provinciales, i vil tout à coup défendre une publication autorisée en , principe, a Le roi, s*écria Mirabeau, par cela même qu'il a consulté tout le monde, a implicitement accordé la liberté de la presse, le roi veut connaître le vœu de son peuple, et Ton étouffe avec la plus âpre vigilance les écrits qui peuvent le manifester... Le roi veut appeler les Français à élire librement des représentants pour connaître avec lui Tétat de la nation*.., et ses ministres font tout ce qui est en eux pour que les Français ne s'entendent pas d, aussi l'illustre écrivain saisissait cette occasion pour préconiser la liberté de la presse :

« Lorsque Dieu permit à l'homme d'user modérément de toutes les productions de la nature, il voulut aussi que l'esprit jouit du même privilège... Le bien et le mal ne croissent pas séparément dans le champ fécond de la vie ; ils germent l'un à côté de l'autre, et entrelacent leurs branches d'une manière inextricable. La connaissance de l'un est nécessairement liée à celle de l'autre ; renfermés sous l'enveloppe de la pomme dans laquelle mordit notre premier père, ils s'en échappèrent au même instant ; et tels que deux jumeaux, ils entrèrent à la fois dans le monde. Peut-être

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