EMPRUNT FORCÉ
érieures i cinq cents livres, aux titulaires d'apintements moindres de douze cents livres qui scent tous payés en argent comme par le passé ; quant i capitaux d'emprunt leur remboursement prévu iir l'année se trouvait renvoyé à la suivante. Deux jours après la notification de ces décisions incières, la Caisse d'escompte était autorisée à fer les porteurs de billets en bons et effets sur les Uculiers et recevait l'assurance que les intérêts qui étaient dus pour une avance de 70 millions à l'Ëtat «ient remboursés en numéraire et non partie en pair et partie en numéraire comme aux autrescitoyens. ;te résolution ne pouvait surprendre personne, ce II , disait-on depuis quelques jours, promesse de mage entre très haut et très puissant seigneur le Défiet très haute et très puissante dame Cour plénière. position à ce mariage par deux motifs : 1* Parce 'on a trouvé quelque chose de gigantesque dans le Qcit et un trop grand nombre de vices deconforition dans la plénière ; 2"* Parce qu'il y aurait inste, attendu qu'ils sont frères et sœurs. On croit urtant que cette seconde raison n'empêciiera pas mariage, attendu qu'on ne sera point efTrayé d'un me de plus, d
Les craintes qu'avaient fait nattre les luttes avec . Parlements s'accentuèrent, chacun crut que les tards apportés aux paiements de l'Hôtel de Ville lient les préliminaires d'une banqueroute. Il y eut D8 Paris une panique extrême ; la rue Yivienne fut vâhie par des possesseurs de billetsde la Gaissed'esmpte qui en demandèrent le remboursement, et les recteurs de cet établissement effrayés des' rumeurs
378 LIVIŒ DEUXIÈME.
du publiCi décidèrent que les membres de son comité se cotiseraient pour ne point bénéficier du privilège que TEtat venait de leur accorder.
le do roi; Au milicu dc ce déchaînement de toutes les classes ^^°^ de la société le roi ignorait-il la gravité des événe- Zs^!^r ments qui se préparaient et les dangers qui pouuïiêmMits. vaient d'un moment à l'autre atteindre sa famille, ainsi que le laissent entendre certains nouvellistes? Lejournal quotidien tenu par Louis XVI semble leur donner raison, car, à la date du 6 mai 1788, jour de l'arrestation de Goislard et de d'Éprémesnil , il porte : ce Rien, les événements du Parlement m'ont empêché de chasser le cerf à Gif. Service du roi à la chapelle. 2> Aucune mentionne rappelle au 8 août la convocation des États généraux pour le 1**^ mai 1789, et lorsqu'à son grand regret, te roi congédie Loménie de Brienne, le 25 août, il inscrit : < Réception des cordons rouges. La grand'messe avec eux... Grand couvert. Scrutin de la Ville de Paris, retraite de l'archevêque de Sens, net le lendemain 26, le journal contient cette simple note : « Arrivée de M. Necker le matin, d
Quelqu'étrange que soit cette indifférence du roi en présence de pareils événements, elle surprend moins que l'aveuglement de l'archevêque de Toulouse, qui pour expliquer l'échec de l'emprunt attribue l'agitation publique à la crainte de voir le gouvernement persister dans ses projets contre les Parlements en dominant la situation dès l'instant où il parviendrait à couvrir ses dépenses sans l'aide des banquiers, ft Tous les sectateurs des compagnies de justice, les nobles, le clergé qui s'étaient déclarés en leur