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ET LES ROUTES VERS L'AQUITAINE

I. LE LIMOUSIN, il II. ROUTES DU POITOU VERS LE SUD-OIEST. || III. EXTENSION DE LA LANGUE d'oIL. H IV. ROUTES VENUES DE l'eST. || V. VOISINAGE DE l'oCÉAN.

L'OUEST de la chaîne des Puys, qui marque rextrème limite dans celle direction des poussées volcaniques, le LIMOUSIN granit prend possession du sol : à l'Auvergne succède le Limousin. L'altitude diminue graduellement. Nul point n'y atteint i ooo mètres, même sur le sauvage plateau de Mille vaches, sorte de Highlands de la France centrale, avec leurs franges d'étroites et creuses vallées. L'aspect montagneux s'atténue ; de plus en plus la contrée se modèle sur un plan ori les ondulations et les croupes en alternances régulières atteignent les mêmes niveaux. A partir du méridien de Limoges, le niveau s'abaisse encore davantage. Seules les croupes arrondies de quelques massifs isolés, comme les Monts de Blond et le Puy de Chalus, dressent encore quelques saillies au-dessus de 5oo mètres. Encore une cinquantaine de kilomètres vers l'Ouest, et les roches primitives disparaîtront de la surface ; le Massif semblera terminé, et sa prolongation souterraine vers le Poitou ne se décèlera que par des pointemenls isolés.

Le gué ou passage qui a fixé la position de Limoges est un point vers lequel Ont convergé naturellement les routes. La voie venant de l'Auvergne y rencontrait celle qui, des centres gaulois de Bourges et d'Argenton, se dirigeait vers Périgueux et les vallées du Sud-Ouest. Celle-ci était une très ancienne voie de peuples, qui préexistait certainement à la domination romaine. Traversant à son extrémité le Massif central, elle y rencontrait les vieilles exploitations d'étain dont les traces subsistent au sud des Monts de Blond'. Le

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