‹ La France, tableau géographiqueChapitre 200 sur 275 · I. l'^orêt de Braconne ; la Donlilc, etc · texte numérisé non relu

I. l'^orêt de Braconne ; la Donlilc, etc

ciiAPiTiiE, IV UOiiesl (In Massif central.

La Cliarcnlc, de son côlé, cède à partir d'Angoulème à la pento générale vers l'Ouest. Son cours désormais plus abondant trace une voie navigable qui, du moins à partir de Cognac, fut toujours active. A Saintes elle commence à sentir la marée. Sur la douce colline où elle s'étale, l'antique cité, avec ses couvents entourés de grands jardins et ses ruines, fait penser à ces villes de Provence et d'Italie que Rome a marquées de son empreinte.

Ce furent, en eiï'et, des souilles venus d'au delà des Alpes qui se firent sentir, à travers le Massif central, jusqu'à ces contrées de Saintonge. L'attention s'est détournée de ces antiques voies, parce que d'autres relations, dans le cours des siècles, ont prévalu. Mais leur signification s'affirme dans le passé. Les différences de civilisation qu'on observe chez nous entre le Nord et le Sud tiennent en grande partie à ce que le Midi d'Aquitaine garda pendant longtemps ses voies d'accès direct vers les pays transalpins.

Dès le seuil de ce bassin d'Aquitaine que baigne la Garonne et qu'encadrent les Pyrénées, on csl averti de ces rapports par l'aspect que prend, à Poitiers, Angoulcme, Périgueux, l'architecture religieuse. Dos inlluences byzantines s'y font sentir. Elles étaient sans doule parvenues jusque-là par ces roules qui, parties d Italie ou de Provence, pénétraient à travers le Massif central dans la contrée entre Loire et Garonne. Par elles se transmirent jusqu'à l'Océan quelques lointains rayons d'une civilisation qui brillait encore d'un vif éclat, quand celle du Nord de la France commençait à peine à poindre.

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