LES DUNES
'^ une côte inhospitalière qui s'allonge, rectiligne, pendant 234
ET LA kilomètres vers le Sud. Elle n'a pas toujours été aussi dé- COTE BASQUE pourvuc d'abri qu'elle l'est aujourd'hui ; des ports y ont eu une existence temporaire ; celui de Vieux-Soulac près de la Pointe de Grave, ceux de Cap-Breton et de Vieux-Boucau sur d'anciennes embouchures de l'Adour. Mais l'allongement incessant des dunes par l'apport des sables, qu'un courant littoral range du Nord au Sud, a successivement fait disparaître ces nids de pèche et de cabotage. A Bayonne seulement, la barre de collines qui borde la rive gauche de l'Adour empêche le fleuve de divaguer davantage vers le Sud, et fixe le site d'un port. Là commence ce littoral basque, découpé et pittoresque, dont les rias et les ports naturels voyaient partir jadis, chaque automne, des équipages de hardis pêcheurs à la poursuite des baleines, qui ne cessèrent qu'au xvn" siècle de fréquenter le golfe de Biscaye. Il y eut, dans ces poi'ts dont la série s'étend de Bayonne à Bilbao, par Pasajes et Saint-Sébastien, un foyer de vie maritime auquel participaient Basques français et Basques espagnols. Point de guerre maritime, aux xni''etxiv" siècles, pour laquelle les services de ces
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