I. — Périodiques
Deux périodiques mensuels fort appréciés ont été fondés : « Le Sacerdoce » et le « Divin Crucifié ». Voici le programme et l’esprit du premier.
a Le Sacerdoce »
j3lJLLETIN MENSUEL DE l’UnION SACERDOTALE
Jésus Prêtre
Le titre de cette Revue indique clairement quel en est le principal objet. Traiter du Sacerdoce en général, c’est parler nécessairement de Celui qui en est à la fois la source, la grâce et la fin, de J ésus le Souverain Prêtre, le Prêtre Eternel selon Tordre de Melchisédech.
Etudier Jésus en tant que Prêtre, dans le sein de son divin Père ; essayer d’approfondir les sublimes perfections du Sacerdoce éternel de Jésus ; puis, descendre dans le temps, y contempler et y étudier le Souverain Prêtre dans l’exercice de son propre Sacerdoce, en méditer les beautés ineffables, les qualités distinctives, les vertus admirables, la puissance
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souveraine, l’amour infini et les divines efficacités :
tel est le premier objet de nos études.
Jésus Victime
Mais comme en Jésus le sacrifice est inséparable de son Sacerdoce, que Jésus n’est Prêtre que pour immoler la Victime, que la plénitude du Sacerdoce ne s’exerce que dans l’acte de sacrificateur, l’étude du Sacerdoce, en Jésus, comporte nécessairement celle de ses immolations ; sans quoi nous ne pourrions avoir une notion exacte et complète de Jésus en tant que Prêtre.
La science de Jésus Prêtre et Victime est la science fondamentale de tout Prêtre ; nous nous efforçons de la mettre dans un jour plus grand et plus accessible à tous.
Jésus Prêtre et Victime dans l'Eucharistie
L’idée seule de Jésus Souverain Prêtre porte naturellement notre esprit et notre cœur vers le Sacre- •ment adorable de l’Eucharistie, où nous possédons en personne et le Prêtre et la Victime. L’Eucharistie est plus que le grand livre où l’on peut étudier a fond le Sacerdoce et les immolations de Jésus; elle est Y actuation même de l’oblation et de l’immolation constantes de la divine Victime, en même temps que l’exercice toujours actuel et toujours efficace du Sacerdoce du Prêtre éternel.
Notre devoir, à nous Prêtres, c’est de le comprendre et d’en faire l’objet habituel de nos médi-
tâtions ; notre perfection, c’est de faire revivre en nous les perfections et les vertus que nous adorons à l'autel ; notre grâce, c’est d'en vivre.
. Jésus Prêtre dans ses Prêtres
De là, l'étude du Sacerdoce de Jésus dans son rayonnement inévitable et dans ses multiples prolongements : les Prêtres .
Il n'y a qu’un Prêtre, éternel, saint, source unique de tout Sacerdoce, Jésus ; mais les âmes sacerdotales, dans lesquelles le Souverain Prêtre a imprimé le caractère ineffaçable de son Sacerdoce, sont très nombreuses et répandues par toute la terre. Elles doivent porter l’empreinte de la sainteté de leur Chef et en reproduire les vertus, comme elles sont honorées de sa dignité et participantes de sa toute-puissance.
Le Prêtre entrevu dans la lumière, la beauté, la sublimité et la sainteté du Souverain Prêtre, Jésus, devient un sujet intarissable de considérations de tout genre. Chaque ministre du Seigneur, honoré du sublime caractère et de la fonction redoutable du Sacerdoce, doit avoir a cœur de contempler son divin modèle et de s'étudier lui-méme.
Il doit s’appliquer à réaliser dans la plus grande perfection possible ce pour quoi il est Prêtre, et, dès lors, chercher par tous les moyens a s’identifier toujours plus avec Jésus Prêtre et Victime au Très Saint Sacrement.
Le Prêtre ne peut être la lumière du monde, le sel
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de la terre, le gardien jaloux de la doctrine, la copie fidèle de son Maître, en un mot 1’ « homo Dei », comme rappelle saint Paul, que si Jésus prend dans son existence la place prépondérante et devient la règle et la vie de ses pensées et de ses affections, comme de son zèle et de son activité.
D’où, l’étude de Jésus Prêtre dans le Prêtre ; la sanctification du Prêtre par l’amour, l’étude, l’adoration et l’imitation de Jésus Prêtre et Victime dans Y Eucharistie.
Marie, Mère de Jésus Prêtre
Il est une créature, pure et sainte entre toutes, inséparable de Jésus dont. elle est la Mère, la Vierge Marie. Marie est la Mère de Jésus Prêtre comme de Jésus Victime ; c’est elle qui. par sa maternité, a permis à Jésus, le Prêtre éternel, d'exercer dans le temps son Sacerdoce et de s’offrir en Victime pour le salut du monde.
Il existe donc des rapports essentiels et immédiats entre le Sacerdoce de Jésus et sa divine Mère. Sauf le caractère, personne ici-bas n’a participé au Sacerdoce de Jésus comme Marie ; elle en a eu la puissance et elle en a exercé les fonctions. Les Pères et les Docteurs se plaisent à l’envi à l’honorer sous le vocable de Virgo Sacerdos ; ajouté à celui de Regina Cleri , ce titre constitue en la Vierge Marie une dignité qui établit tout naturellement de douces et maternelles relations entre Elle et les Prêtres.
C’est pour faire ressortir ces rapports mutuels et en tirer de nouveaux moyens de sanctification sacer-
dotale, que nous les étudions et que nous nous efforçons d'en pénétrer nos lecteurs.
La sanctification du Prêtre
Le Pretre est un apôtre ; il a la mission, a la suite de Jésus et de la Sainte Vierge, de conduire les âmes au ciel. Mais en travaillant a sanctifier les autres, il
doit se sanctifier lui-méme. Il fera des saints, s’il l’est
tout le premier. Son ministère auprès des âmes ne peut être fructueux et durable que dans la mesure ou lui, ministre du Seigneur et autre Jésus-Christ, est animé de l’esprit de son Maitre et rempli de ses vertus.
Ce qu’il importe avant tout pour le Prêtre, c’est d’etre saint. Il y a des principes généraux et indiscutables, comme il y a des formes spéciales de perfection sacerdotale. Il est utile de considérer les uns et les autres, et d’entrevoir ainsi la sainteté du Prêtre sous ses divers aspects ; c’est ce que nous nous proposons de faire, tout ce qui a trait à la sanctification du Clergé entrant dans le cadre de la Revue.
Parmi les grands moyens de sanctification sacerdotale, il en est deux plus spécialement importants sur lesquels nous revenons fréquemment : la Sainte Messe et l’Office div in.
Tribune libre
Le Prêtre a des besoins divers dans l’ordre physique et moral, tout autant que dans l’ordre spiri-
tuel. De plus, homme d’action, son zèle comporte des formes variées d’apostolat. C’est pour le secourir personnellement et l’aider dans ses œuvres, que nous nous appliquons à lui apporter en ce sens un concours zélé et pratique.
La Revue est comme une tribune où viennent prendre place tour à tour les coipmunications diverses de nos lecteurs, de nature à intéresser les Prêtres, à les seconder dans le travail de leur sanctification et à favoriser le mouvement à’ entraide fraternelle que nous avons à cœur de développer parmi nos Frères dans le Sacerdoce.
C’est dans cet esprit que nous faisons connaître successivement les Associations Sacerdotales établies pour la sanctification ou le soulagement du Clergé, les Revues plus spécialement destinées aux Prêtres, et en général toutes les œuvres existantes ou à établir pour secourir personnellement le Prêtre ou l’aider dans son ministère.
La chanté fraternelle sacerdotale
Parmi toutes les vertus qui forment le caractère distinctif du Prêtre, il en est une particulièrement importante, reconnue nécessaire par tous, mais souvent négligée dans la pratique : la charité fraternelle. Cette vertu est une vertu sacerdotale par excellence ; Jésus veut la voir régner parmi ses Prêtres, et nous ne pourrons jamais trop faire pour la mettre en honneur et en imprégner l’âme de nos Frères.
C'est cette grande pensée qui a donné naissance à \ L'nion Sacerdotale , établie uniquement dans ce but. C’est celle que bénissait naguère avec effusion Pie X, lorsqu’il recommandait au T. R. P. Fondateur de la Fraternité Sacerdotale , inspirateur de cette Association, de mettre tout en œuvre pour développer dans le Clergé l’esprit de charité et l'amour mutuel.
Cette Revue étant une revue du Sacerdoce , ne peut pas ne pas être une revue de charité fraternelle sacerdotale. Aussi, ouvrons-nous largement nos colonnes a la charité traitée et envisagée sous tous ses aspects. Naturellement, c’est en Jésus le Souverain Pretre que nous la puisons comme dans sa source ; nous allons constamment l’alimenter au Sacrement de l’amour et de l’union, que saint Augustin appelle si justement le vinculum charitatis ; puis, nous la transportons sur le théâtre de notre vie quotidienne et nous l’adaptons aux formes diverses de nos relations fraternelles, selon les catégories de Confrères avec lesquels nous avons à traiter.
Rien d'extraordinaire et d'exagéré ; simplement l'observance de la loi, la fidélité au devoir, la pratique d'une vertu nécessaire que nous avons le devoir d’enseigner aux autres, mais que nous devons pratiquer les premiers.
La vie commune dans le Clergé
La vie commune dans le Clergé nous paraissant une des formes les plus pratiques et les plus fructueuses
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de la charité fraternelle sacerdotale, nous l’étudions dans ses motifs, ses conditions, ses avantages, ses formes diverses et ses applications multiples. Plusieurs essais en ce sens ont été faits dans le passé et encore de nos jours. C’est une question dont personne aujourd’hui ne peut nier l’importance.
Donnant à chaque chose sa valeur, nous formulons également les objections faites contre la vie commune et nous tâchons de les résoudre. D’ailleurs, ce qui n’est pas pratique partout, peut cependant se faire très utilement en certains endroits. C’est en élucidant le plus de difficultés possibles, que l’on arrivera à généraliser une des formes les plus précieuses de sanctification sacerdotale.
L'Union Sacerdotale
Les divers sujets qui sont traités dans cette Revue entrant absolument dans le but et l’esprit de V Union Sacerdotale , cette Association a ici sa place toute marquée. Nous tenons donc nos lecteurs au courant de ses résultats et de ses progrès. Les intérêts de la Revue Le Sacerdoce et ceux de Y Union Sacerdotale sont étroitement liés entre eux : la Revue devient l’organe nécessaire des Associés , qui y puisent l’esprit qui doit les animer et y trouvent les raisons et les formes diverses de la charité fraternelle qu'ils se sont engagés plus spécialement à pratiquer.
« Le Divin Crucifié »
ftEVUE MENSUELLE
Sujets traités : La Passion de Notre Seigneur . — La Sainte- Face. — La Sainte Vierge au Calvaire. — Les Saints de la Passion. — Doctrine — Piété.
Le Saint-Suaire et la Sainte-Face. — Histoire — Archéologie — Science — Art.
La diffusion de la Sainte-Face. — Mouvement de l’Œuvre — Les Zélateurs.
La dévotion a la Sainte-Face de Jésus, si spécialement encouragée par S. S. Pie X, et si universellement répandue a l'heure actuelle, se rattache directement a la douloureuse Passion du Sauveur et puise en elle son esprit, qui est un esprit de réparation et d’amour compadssant.
« Le Divin Crucifié >> entretient ses lecteurs de la sainte Passion de Jésus-Christ sous le quadruple aspect théologique, historique, archéologique et ascétique. Il groupe autour du royal mystère de la Croix tous les enseignements qu’il s’efforce de vulgariser a travers le monde.
Organe de l’Œuvre de la diffusion de la Sainte- Face. ce périodique fait une large part à l’étude de la divine Image de l’auguste Victime du Calvaire, en
l’éclairant des données de la Sainte Ecriture, de la doc-
trine des Pères et des Docteurs, des écrits des Saints et des méditations des maîtres de la vie spirituelle.
Il étudie aussi le Saint-Suaire de Turin et la Sainte- Face qui en a été détachée, au point de vue de l’his-
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toire, de l’archéologie et de l’art. Des plumes autorisées fournissent ces intéressantes études, illustrées par des reproductions artistiques, qui les rendent plus saisissantes.
Mais parce que le Sacrifice du Calvaire a son prolongement nécessaire dans le Sacrifice de l’autel, et que la Croix se rattache inséparablement à l’Eucharistie, « Le Divin Crucifié », pour remplir intégralement son programme, fait ressortir dans le mystère eucharistique tout ce qui a trait à la Passion du Sauveur : doctrine, histoire, miracles, piété, etc.
De plus, comme Marie est, elle aussi, inséparablement unie aux mystères de Jésus, et qu’elle occupe une place considérable dans le mystère de sa Passion, « Le Divin Crucifié », en s’efforçant de promouvoir la dévotion envers Y Addolorata, propose à ses lecteurs les exemples de vertus et les grandes leçons que Marie, du haut du Calvaire, a données aux chrétiens de tous les temps. Et, à la suite de la « Mère des douleurs », il fait défiler cette armée magnifique des amants de la Passion, saints martyrs et confesseurs dont la vie constitue la plus belle page de l’humanité.
Il n’y a pas jusqu’aux évènements contemporains et aux faits journaliers, dont l’importance et l’actualité sont d’un intérêt particulier pour l’Eglise, qui ne trouvent place dans ces pages et dont on ne tire des considérations pratiques, en rapport avec l’esprit et le but de la Revue.
Cette Revue, en outre, tient ses lecteurs au courant de la vie de l’Œuvre de la Sainte-Face. Elle est le
lien naturel des Zélateurs avec le centre de l’Œuvre et des Zélateurs entre eux, tout autant que l’organe nécessaire de leur propagande.
Enfin, par son grand forrhat, son beau papier et l'illustration en couleur de sa couverture, par tout son caractère artistique et sa bonne et sérieuse facture. cette Revue se place au rang des meilleures et achève de faire connaître dignement le divin Martyr que nous révèle la Sainte-Face de Turin.
Lettre d’Encouragement du Cardinal Gennari
J'apprends votre dessein de publier une revue mensuelle, ayant pour titre : Le Divin Crucifié , et dont le but très noble et éminemment utile est de propager la dévotion à la Passion du divin Rédempteur et à la Vierge des douleurs, et de promouvoir la réforme des mœurs en opposant Jésus Crucifié au sensualisme révoltant que nous avons à déplorer partout de nos jours. Je ne puis qu'approuver et louer votre projet et que vous encourager à le mettre au plus tôt à exécution. Je suis certain qu’une telle publication produira grand bien, en ranimant dans les âmes l'amour de Jésus Crucifié et en mettant en honneur la pratique de la vertu et de la mortification des sens.
Dans le désir de ce résultat, je vous bénis de grand cœur et, avec mes sentiments de respectueuse estime, je suis heureux de me redire votre très dévoué serviteur en Jésus-Christ.
Rome, le 6 décembre 1 910.
Card. Gennari
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