Guilmard, op. cil., p
montaient à un ensemble de 6.736.928.284 francs, ces chiffres tombaient à 5.258.928.538 francs en 1901 et à 4.939.691.583 francs en 1902 (1). M. Caïllaux, au cours d’une interview reproduite par le Matin (juillet 1909), constatait que les droits de succession rapportent à peine 250 millions par an. Voyons si ce chiffre correspond à celui qu'étant donné le coefficient de mutation adopté par les économistes, on serait en droit de déduire mathématiquement, une fois fixé le montant total de la fortune mobilière en France.
M. Charles Dumont, dans son discours du 12 juille 1906 à la Chambre, évalue cette dernière à 100 milliards, en se basant sur les travaux de MM. Neymarck, Fernand Faure et de Foville. M. de Foville, notamment, s’est appliqué à rechercher le coefficient numérique, le multiplicateur qu’il faut appliquer à l’annuité dévolutive pour reconstituer le bloc dont elle n’est qu'un fragment. On entend par annuité dévolutive le montant des sommes échéant chaque année par succession aux ayants droit. Les travaux de M. de Foville permettent de fixer le multiplicateur en question entre 30 et 32 (Voir l’article de M. de Foville intitulé : La richesse de la France, de l’Opinion du 23 janvier 1909).
En divisant le montant total de la fortune mobi-