SCÈNE II
Les précédents, KLUMPP
CONRAD, allant à Klutnpp.
Eh bien, sergent Klutnpp, avez-vous rencontré le prince?
KLUMPP.
Oui, mon officier.
CONRAD
Lui avez-vous dit que M. le baron Galaor de Blakenberg l’attendait dans sa tente?
KLUMPP.
Oui, mon officier.
GALAOR
Et qu’a-tril répondu?
KLUMPP.
Il a répondu : « Je viens à l’instant ! »
GALAOR, souriant.
A la bonne heure !
KLUMPP.
Et il ne vient pas! Il était debout, traçant avec sa canne des figures et des lignes sur le sable.
CONRAD
Que vous avais-je dit?... Alignant des carrés d’infanterie... 11 est élève du grand Frédéric, comme vous du maréchal de Richelieu j et il est capable de rester là jusqu’à ce que sa bataille soit gagnée.
KLUMPP.
El comme j’ai ajouté : «Le déjeuner de monseigneur est prêt! — Va-t’en au diable! qu’il a dit. — Mais le déjeuner sera froid! — Fais-le manger à mes aides de camp. » (il descend à droite.)
CONRAD
Eh bien?...
KLUMPP, voyant entrer plusieurs officiera.
Et voilà justement qu’ils viennent tous! Le déjeuuer n’en réchappera pas!
GALAOR, à part.
Admirable! Une histoire comme celle-là défrayerait Versailles toute une semaine.
* Galaor, Klumpp, Conrad.