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CHAPITRE XI

La duchesse de Longueville se réfugie à Dieppe dont elle fait sa place d'armes. — M de Montigny. — Inutiles tentatives de la duchesse auprès des Dieppois — Arrivée de Du-Plessis Bellières — La fuite de la duchesse.

La duchesse de Longueville, en quittant Rouen où elle avait reçu un accueil si différent de celui qu'elle espérait, s'était réfugiée le 22 janvier 1650 à Dieppe, où le gouverneur, le sieur de Montigny, était tout dévoué à son mari.

De Montigny, trop heureux de donner cette preuve de fidélité à la duchesse, l'accueillit dans le château et lui fit préparer des appartements ; la duchesse se voyant maîtresse du château de Dieppe, qui dominait la ville et de la citadelle, qui commandait à l'autre extrémité de la cité, se laissa bercer des plus belles illusions et crut que les habitants ne pourraient tenir longtemps pour la cause royale.

C'est de Dieppe qu'elle écrivit à la reine une lettre dans laquelle elle se plaignait des persécutions dont elle était l'objet de la part du cardinal.

Le prince de Marcillac, le croyant en sûreté, où

du moins feignant de l'y croire, la quitla à Dieppe ; le temps était-il déjà passé où Marcilllac (plus tard, duc de Larochefoucauld) enflammé d'un fol amour pour la duchesse, écrivait pour elle ces jolis vers :

« Pour mériter son cœur, pour plaire à ses beaux yeux, « J'ai fait la guerre au roi ; je l'aurais faite aux Dieux ».

Mademoiselle de Longueville avait aussi laissé sa belle-mère à Dieppe et cette dernière restée presque seule avec quelques partisans dévoués à sa cause, ne désespérait pas encore d'obliger la Cour à compter avec elle.

Elle fit de Dieppe sa place d'armes et dépêcha un courrier à la cour d'Espagne, pour qu'on lui envoyât par Ostende les troupes promises aux princes en cas de guerre civile, puis elle fit rester en rade un navire sous voiles destiné à l'emmener en Hollande en cas d'insuccès.

Les bourgeois de Dieppe conçurent une grande inquiétude, lorsqu'ils apprirent que le dessein de la duchesse, secondée par le gouverneur Montiguy était de se rendre maîtresse de la cité ; le château muni de pièces d'artillerie pouvait bombarder leur ville et la situation était périlleuse.

Les officiers municipaux convoquèrent d'urgence les notables à i'Hôtel-de- Ville, pour décider sur ce qu'il y avait lieu de faire ; la majorité penchait pour rester fidèle au roi et ceux qui avaient conseillé de prendre parti pour la duchesse, sous la menace des canons du château et du fort du Pol-

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let, furent enfin d'avis « qu'il valait mieux périr « que de paraître infidèles au jeune prince qui les « avait honorés de sa confiance ».

Aussitôt cette décision prise, il fut ordonné à trois capitaines de la garde bourgeoise de réunir leurs compagnies et de se rendre aussitôt à la descente du château, pour empêcher toute communication avec la ville, mais la duchesse de Longueville avertie de l'assemblée des notables, sortit du château accompagnée par le gouverneur et quelques gentilshommes, pour se rendre à l'Hôtel-de- Ville.

Dans les Mémoires chronologiques pour servir à Y histoire de Dieppe, l'historien dieppois Desmarquets raconte ainsi qu'il suit l'entrevue de la duchesse et des Echevins :

« Cette princesse se rendit à l'Hôtel-de-Ville, les « notables en sortaient et il n'y en restait plus que « quelques-uns avec les Echevins. Cette duchesse ce leur fit un assez long discours, pour leur prou- « ver que son dessein n'avait rien de contraire au « service du roi ; qu'elle ne voulait, par l'union « des villes qui s'intéresseraient en faveur des Prin- « ces, que faciliter leur liberté ; ce qui était juste, « puisqu'ils n'étaient prisonniers d'Etat, que parce « qu'ils l'avaient voulu servir contre l'étranger « Mazarin, qui ne méditait que sa ruine ; qu'enfin « elle ne leur demandait leur concours, que pour « obtenir cette liberté ; qu'ils seraient les plus

(( ingrats des hommes, s'ils refusaient ce service à « la mémoire du comte de Dunois et de ses descen- « danls, qui leur avaient rendu tant de bons « offices ».

« Le sieur Martin, qui était le premier échevin, « répondit que les citoyens de Dieppe prenaient la « plus grande part à la détention des princes, mais « que leur ville appartenait au roi et qu'ils sup- « pliaient instamment la princesse de ne rien exi- « ger d'eux, qui put paraître contraire au service « qu'ils devaient à sa Majesté ; qu'en toute autre « chose, la princesse pouvait disposer de leurs « biens et de leurs personnes ».

« Après lui avoir ainsi parlé, le sieur Martin se « tourna du côté du sieur de Montigny et lui dit « avec la noble assurance de la vertu : « Monsieur, « vous connaissez notre amour pour le roi, ne nous « mettez pas dans le cas de vous en donner des « preuves ».

« Le sieur de Montigny ne répondit qu'en balbua tiant quelques mots qui n'exprimaient rien de « positif. Madame de Longueville et le sieur de (f Montigny remontèrent au château, sans avoir pu « ébranler la fidélité des bourgeois ».

Ils furent ainsi que leur suite obligés de passer à travers les trois compagnies qui venaient d'arriver pour en garder la descente, suivant l'ordre de l'Hôtel-de-Ville. Le sieur de Montigny demanda alors au plus ancien des trois capitaines, ce qu'il prétendait faire et par quel ordre ces compagnies

bourgeoises étaient sous les armes, puisqu'il ne l'avait pas commandé ; ce capitaine lui répondit que dès l'instant qu'il avait abandonné le parti du roi, il avait perdu le droit de donner des ordres aux compagnies bourgeoises ; le sieur de Montigny, qui connaissait bien les Dieppois et qui savait parfaitement qu'il eût été imprudent de les insulter lorsqu'ils étaient sous les armes, ne releva pas cette réponse du capitaine -et rejoignit la duchesse qui montait au château.

Dans « Un Episode de la Fronde », M. Alexandre Bouteiller, historien dieppoiscontemporain, relate aussi cette entrevue de la duchesse et desEchevins:

« La princesse était bien belle et bien persuasive « en prononçant ce discours, » écrit-il, « mais elle « s'adressait à des Normands peu enthousiastes et « réellement dévoués au roi ; aussi en fut-elle pour « ses frais d'éloquence ».

Cinq compagnies bourgeoises furent mises alors tous les jours sous les armes ; deux furent postées en bas de la descente du château ; un autre à la porte de la Barre, la quatrième garda la porte du pont et le quai et la cinquième sur la grande place avec mission de poster des sentinelles aux portes de la mer qui furent fermées « pendant tout ce « temps d'inquiétude ».

A l'Hôtel-de-Ville, on décida que le sieur du Caron, procureur syndic et deux autres notables se rendraient au devant du roi qu'on savait en route

pour Dieppe pour lui faire part de la situation de la ville ; les députés dieppois rencontrèrent la Cour à Ecouis, et le sieur de Caron harangua de la sorte le jeune roi :

« Sire, la fidélité des habitants de notre Ville de « Dieppe a trop d'éclat dans toute la France, et « dans les nations étrangères, pour manquer l'oc- « casion qui se présente, d'en donner une nouvelle « preuve à votre Majesté : quoique la disgrâce de « Monsieur de Longueville les ait touchés d'un « grand déplaisir et que la retraite, en leur ville, « de Madame de Longueville ait ouvert leurs cœurs « à la sensibilité de son infortune, cependant ils ne « se départiront jamais de la fidélité et des devoirs « que de bons sujets doivent à leur souverain. Les « gratifications et les privilèges dont vos illustres « ancêtres ont décoré notre ville, la faveur que « votre Majesté leur a récemment faite en leur « confiant la garde de sa personne sacrée, a ajouté « la tendresse à leurs sentiments de bons sujets ; « ils assurent votre Majesté que quoique fasse « Madame la duchesse, ce ne sera jamais que pour « le service de votre Majesté qu'ils répandront jus- « qu'à la dernière goutte de leur sang ».

Le sieur de Caron présenta ensuite la copie de la délibération prise à l'Hotel-de-Ville, mais la reine répondit gracieusement que les écrits étaient inutiles pour assurer le roi de la fidélité des Dieppois.

Les députés présentèrent aussi leurs hommages

au cardinal Mazann qui fit aux personnes de son entourage « l'éloge de l'ancienne et actuelle fidé- « lité des gens de Dieppe ».

Pendant que s'accomplissait ce voyage, Madame de Longueville avait fait appeler les Echevins au château de Dieppe et ceux-ci, craignant un piège de la part de la duchesse, exhortèrent en y montant, les habitants à rester fidèles au roi.

Madame de Longueville lit tout ce qui était en son pouvoir auprès des Echevins pour les engager à prendre parti pour les Princes, mais voyant que ses exhortations étaient infructueuses, elles les menaça de faire raser leur ville par les canons du château et du fort du Pollet.

Le sieur Martin lui ayant répondu que les dieppois préféraient perdre leurs biens et leur vie plutôt que de manquer à leurs engagements, la duchesse les congédia en décochant au sieur Martin cette insolente apostrophe : « Tu n'es qu'un « Mazarin fraisé ».

(On sait que la fraise était un collet plissé qui, par sa forme, avait une certaine ressemblance avec la fraise de veau.)

Sur ces entrefaites, un grand nombre de gentilshommes du pays de Gaux, qui s'étaient déclarés pour le parti des princes, arrivèrent à Dieppe pour offrir leurs services à la duchesse de Longueville et essayèrent de surprendre, dans la nuit qui suivit leur arrivée, la garde bourgeoise la plus proche d*i château, mais celle-ci, soutenue par trois

autres compagnies, lit feu sur les gentilshommes qui furent contraints « de remonter au château « plus vite qu'ils n'en étaient descendus ».

A l'Hôtel-de-Ville, on décida alors de mettre sous les armes une sixième compagnie bourgeoise, afin de porter secours en cas de besoin aux autres compagnies.

Un des députés envoyés au devant du roi, étant revenu en toute hâte à Dieppe, annoncer que le roi était entré à Rouen, les échevins envoyèrent deux notables chargés d'assurer à nouveau le jeune monarque de la fidélité des dieppois « et lui « demander un chef et des officiers pour les comte mander dans la ville, avec assurance qu'ils lui « obéiront en tout et les défendront au péril de « leur vie. » (Lettre de Mazarin à Le Tellier, 8 février 1650).

Ce fut le marquis du Plessis-Bellière, maréchal de camp des armées du roi, que la Cour choisit pour commander à Dieppe, en remplacement de M. de Montigny ; son arrivée fut annoncée aux habitants par les députés qui revenaient de Rouen.

Mazarin, dans la lettre du 8 Février, citée plus haut, ajoute : « Cependant comme Madame de « Longueville tait entendre aux habitants qu'elle « ne s'est retirée là que pour être en sûreté, sa « Majesté y a envoyé le sieur de Varennes, avec « un ordre à la dite dame de se retirer à Trie ou à « Coulommiers, lui donnant parole qu'elle pourra « le faire en toute sûreté, *

Les échevins, désireux avant tout d'éviter une effusion de sang, délibérèrent pour savoir quelles mesures il convenait de prendre et il fut décidé que les compagnies bourgeoises traverseraient en armes la cité, le jour de l'arrivée de l'envoyé du roi; que le soir on allumerait de grands feux de joie, que les habitants illumineraient leurs maisons, que les canonniers tireraient trois décharges d'artillerie avec les pièces de la ville et qu'on répandrait le bruit de l'arrivée de Louis XIV à Dieppe.

Le jour même, c'était le 8 Février, la nouvelle fut portée au Château et la duchesse de Longueville vit avec étonnement la foule se presser à la porte de la Barre pour assister à l'arrivée du Roi dans la ville.

Le marquis du Plessis-Bellière, informé du stratagème inventé par les échevins, approuva leurs dispositions et, le soir, il fit son entrée dans la ville par la porte de la Barre, entouré du marquis de Burnouville, du vicomte de Gand, du sieur de Saint-Agnan, du chef d'escadre Du Quesne et des gardes du cardinal Mazarin.

Le peuple, persuadé que c'était le monarque lui-même qui entrait dans la cité, criait : Vive le Roi !

L'arrivée de Duplessis-Bellière à Dieppe est relatée dans une lettre écrite le 9 Février, par Colbert, qui était à cette époque attaché au Secré-

taire d'Etat Le Tellier et avait suivi Mazarin en Normandie. Colbert écrivait à Le Tellier :

« Hier, fort tard, sur les six heures du soir, le « sieur du Plessis-Bellière arriva dans Dieppe « (par une porte que deux des députés de la dite « ville, qui partirent cinq ou six heures devant « lui, lui tinrent ouverte) avec des acclamations et « des cris de : Vive le Roi ! très extraordinaires. « Les fenêtres mêmes étaient éclairées de beaucoup « de chandelles qui chassaient toute l'obscurité « de la nuit. A l'heure même tout le peuple « courut à l'Hôtel de ville pour l'entendre et en- « suite, sans perdre de temps, chacun se mit sous « les armes. Après les portes fermées, le Major « s'étant voulu saisir des clés pour les porter au « château, il en fut empêché par le Majeur des « Echevins, et sur cela, un soldat ayant voulu « mettre l'épée à la main, il fut tué d'un coup de « pistolet par un des dits echevins. Ensuite, tous « les bourgeois ont travaillé toute la nuit passée, « avec toute la chaleur imaginable à se barricader « contre le château et contre le fort duPollel. »

(Le fort du Pollet n'existe plus de nos jours ; on peut encore en voir la reproduction sur de vieilles estampes à la bibliothèque de la ville où chez certains dieppois qui les collectionnent avec soin.)

Le stratagème inventé par les echevins réussi l à merveille ; Madame de Longueville, persuadée

que le roi faisait son entrée dans la ville, ne pensa plus qu'à fuir au plus vite et quitta le château par la porte de secours ; elle avait fait tenir à l'ancre, ainsi qu'on l'a vu précédemment, un vaisseau que commandait le capitaine Daniel, et espérait s'embarquer au large.

Du Plessis-Bellière, déjouant son plan de retraite, fit occuper la plage et les alentours du château par les compagnies bourgeoises ; on sait par les recherches faites sur la vie de Duquesne que celui-ci fut envoyé au capitaine Daniel, qui s'engagea par serment à remettre la duchesse aux mains du marquis, dans le cas où elle parviendrait à s'embarquer sur son navire.

Colbert et Madame de Motteville tout en faisant mention de cet incident dans leurs lettres, ne désignent pas Duquesne comme étant cet envoyé.

Madame de Longueville s'enfuit à cheval à Pourville et essaya de gagner le rivage, mais la mer était houleuse et la barque dans laquelle la duchesse se réfugia, ne put approcher du navire ; un marin s'étant offert pour la porter sur ses épaules, la laissa tomber dans les flots.

Madame de Motteville, dans ses mémoires, relate cet incident fameux de la vie de sa belle-mêre :

« Sans compter que ceux de Dieppe, qui ont de « très grands privilèges, qu'ils craignoient de « perdre, la voulurent encore faire jeter dans la « mer par leurs matelots. »

Madame de Motleville raconte aussi que le patron du navire, soudoyé par Mazarin, devait, si elle eût gagné son bord, la livrer aux agents de ce dernier.

Le bruit de ce vilain tour joué par les matelots, s'était accrédité à Rouen, car dans une lettre du 11 février, écrite par Colbertà Le Tellier, il est dit : « Les matelots eurent la malice de faire un trou à « cette barque pour lui faire prendre l'eau. »

Madame de Longueville, mouillée jusqu'au os, transie de froid, mais ne voulant à aucun prix tomber entre les mains des agents du cardinal, se réfugia au hameau de Pourville, situé à environ une lieue de Dieppe.

Les noms de ceux qui accompagnaient la duchesse par cette nuit fameuse, sont révélés en partie par les lettres de Mazarin, et les mémoires de Lenet ; on cite La Roque, capitaine des gardes de Condé ; de Chamboy, ancien gouverneur de Pont-de-rArche ; Alexandre Campion, Henri Taillefer, sieur de Barrière, Saint-Ibal, Saint-Romain, le poêle Sarrazin, etc.

A Pourville, le bon curé de la paroisse, l'abbé Letellier, offrit à la duchesse un asile dans son humble presbytère ; les fugitifs avaient choisi la maison qui avait meilleure apparence pour y demander l'hospitalité, car ils ignoraient la demeure devant laquelle ils s'arrêtaient ; cette maison était justement celle du curé, mais le prêtre

qui l'habitait était un des plus pauvres curés de France, il n'avait même pas de feu chez lui pour réchauffer les membres glacés de la princesse et de ses compagnons et il alluma un grand feu de paille, car le bois manquait totalement au presbytère.

Quand la princesse fut un peu réchauffée « elle « fit honneur aux maigres provisions de la cure », dit M. A. Bouteiller, « les gens de sa suite mirent (( à sec le cellier ; le curé, qui était un fort brave « homme, se montra tout le temps de bonne « composition. ».

La duchesse de Longueville passa le reste de la nuit au presbytère de Pourville et elle n'oublia pas, par la suite, l'asile qui lui fut offert au cours de cette nuit mémorable ; lorsque les guerres furent terminées et qu'elle put rentrer en possession de ses biens, elle tint à perpétuer le souvenir de la réception du brave prêtre, en lui allouant une pension de deux cents livres sur une terre de Picardie ; chaque année, le 9 février, elle fit remettre au curé deux cents fagots par les soins des receveurs de sa terre de Hautot, qui dépendait de la Chatellenie de Longueville.

Desmarquets, dans ses mémoires chronologiques nous apprend que « dès que le jour parut, un na- « vire qu'on voyait depuis plusieurs jours sur les « côtes de Dieppe, envoya sa chaloupe à terre, sur « le signal qui lui fut donné, et Madame de Lon- « gueville s'y embarqua pour rejoindre ce navire. »

Par contre, dans une lettre de Mazarin, du 11 février, au duc de Mercœur, il est dit que la duchesse erra sur les côtes de Normandie et se tint cachée pendant plusieurs jours aux environs du Havre, dans l'espoir que ses anciens amis, le duc et la duchesse de Richelieu, lui en ouvriraient les portes, mais que, trompée dans son attente, Madame de Longueville en fut réduite à s'embarquer sur un navire qui la transporta en Hollande.

Si les auteurs ne sont pas tous d'accord sur les péripéties qui suivirent la fuite de la duchesse du château de Dieppe, il y a quelque chose de certain, c'est que le 20 février 1650, elle débarquait à Rotterdam, d'où elle alla rejoindre Turenne à Stenay.

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