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3 Io8., A. /., XIV, 63 : B. L, I, 145-147.
* Procop., B. P., I, 18, 15.
» Theoph. Simoc, II, 2, 7.
« Irocop., B. P., 1, 14, 34; II, 18, 17 (la bataille commence à midi). ■ los., B. /., V, 317 sq.
• Id., V, 109119.
206 l'armée
A lo tapât, Josëphe se fait apporter de Teau la nuit par un passage mal gardé, dans un ravin; ses hommes s'y glissent à quatre pattes, couverts de peaux, afin de passer pour des animaux *.
Pour approvisionner d'eau Pétra, en Lazique, Chosroès avait fait construire un aqueduc portant trois canalisations superposées ; les Romains s'y trompèrent, crurent que Teau passait seulement à Tétage supérieur, qu'ils coupèrent ; ils furent ensuite informés de leur erreur et interceptèrent les deux autres conduites ' ; mais dans l'intervalle la garnison n'avait pas souffert de la soif. Un amusant stratagème individuel est celui par lequel Ammien ' et Ursicin, chargés de mission, passèrent indemnes à travers les lignes ennemies : ils se sauvèrent à droite et laissèrent aller librement vers la gauche un cheval portant une lanterne allumée, qui détourna d'eux l'attention.
La prédilection pour les feintes des armées byzantines était presque proverbiale ; les campagnes d'Héraclios ne sont guère qu'une succession de stratagèmes^ de succès inégal ^. Les Perses savaient bien que les Byzantins recouraient souvent à la retraite simulée pour recommencer l'assaut dans des conditions plus favorables ^; aussi Shahrbaràz ne voulait-il pas prendre au sérieux le recul des troupes d'Héraclios ; mais celui-ci s'affirmait au point de rendre indubitable une véritable défaite. Alors le général perse se décida à abandonner sa position fortifiée, dont le gros d'Héraclios, du même coup, s'empara par un mouvement tournant ^. Quinze jours plus tard, une feinté analogue amenait Técrasement de l'ennemi ^.
Ajoutons que les mêmes expédients servaient à tour de rôle
» Id., m, 190-192.
2Procop., B. G., IV, 2, 21 sq.