‹ La frontière de l'Euphrate de Pompée à la conquête arabeChapitre 5 sur 93 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

J'espère avoir ainsi justifié le choix que j'ai fait et la méthode que j'ai suivie. Mais ces observations préliminaires doivent être encore complétées sur quelques points. On ne s'attend pas, je suppose, à trouver ici une discussion générale et minutieuse des sources : les unes, grecques ou latines, sont beaucoup trop abondantes pour un examen de cette nature: des autres, empruntées aux littératures orientales, je n'ai pu disposer que de seconde main. Ce mélange d'éléments gréco-romains et orientaux a semé sur ma route des difficultés constantes d'un autre ordre; je veux parler de Torthographe des noms propres. La transcription en est toujours épineuse; on a coutume aujourd'hui de garder littéralement les formes employées dans l'ancienne langue du pays, à l'exception des mots dont la traduction française est entrée dans Tusage courant. Mais en Syrie et Mésopotamie, la diversité et l'intime pénétration des races et des idiomes compliquaient étrangement le problème; je n'ai mis aucune coquetterie à suivre une méthode rigoureuse *; je n'ai visé qu'à être clair, et il m'a semblé que le genre de public auquel ce livre s'adresse spécialement imposait une préférence pour les formes latines ou helléniques ^

* Au reste, on perdrail sa peine à vouloir se rintïiger. Les noms géographiques nous viennent, pour la plupart, de documents où des variantes nombreuses dissimulent dans bien des cas la véritable orthographe otficielltj. M. G. Fallu de Lesscrt a étudié récemment la Syntaxe des routier» romaim^ et en particulier les Déformations des noms de lieux dans V Afrique romaine {Mém. de la Soc. des ant. de Fr,, LXV (1904-5), p. 115-138). Je n'ai pas entrepris de poursuivre ce genre de recherches dans les provinces d'Orient; il conviendrait de tenir compte tout autant de la Notilia dignitatum^ où on lit, par exemple, côté à côle : Amidae^ Tlieodosiopoli, Constantina (Or., XXXVl, 19, 20 et 22), Sebastopolis (XXXVIII, 36). Eu général, l'auteur semble hésiter entre le nominatif et le « locatif », et Ton peut souvent les distinguer l'un de l'autre ; mais combien d'exceptions î Et pourquoi des formes comme celle-ci : Yssiporto, {castella) Melitena, Trapezunia (XXXVIII, i:î, 34, 0, 9)? En Phénicie (XXXII) : lîquites scuiarii lllyriciani Euhari (I9j ; [castellum) Euhara (4) 1

2 J'ajoute que, dans bien des cas, pour simplifier, ou pour varier un peu les termes, je c'ai pas craint d'employer, comme les auteurs de basse époque, celte expression : Les Romains, pour désigner les suj»Us des souverains de lUzaiice. Elle a l'avantage de convenir, ainsi expliquée, à la lui:? pour le Haut et le Bas-Empire.

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