‹ La frontière de l'Euphrate de Pompée à la conquête arabeChapitre 64 sur 93 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

L'EUPflRATE SUPÉRIEUR ET LÀ PETITE -ARMÉNIE

On pouvait encore, d'Anlioche, pénétrer en Arménie, mais il y avait un deuxième moyen d'accès vers ces pays, par le nord ; et c'est des régions nord que nous allons désormais nous occuper. L'étude que nous en avons à faire se réduira à peu de chose en dehors de ce qu'on appelait la Petite-Arménie, c'està-dire le territoire situé à l'ouest de TEuphrate supérieur — j'entends le bras le plus septentrional — et qui en somme, conformément à son nom, dépend bien moins du Taurus d'Anatolie que du Taurus arménien. C'est là tout ce que les Romains, durant deux siècles et demi, ont possédé sous le nom d'Arménie. Le présent chapitre, on va le voir, est le plus ingrat de tout cet ouvrage : il ne repose guère que sur un dépouillement des géographes anciens et des routiers, ainsi que de la Notitia- Les historiens n'ont eu rien à dire de localités que la guerre épargna presque toujours ; par contre, les démolisseurs modernes semblent y avoir été plus acharnés.

La jonction entre la Syrie et YArmenia Minor s'opérait dans cet angle intermédiaire que dessine le fleuve, entre Samosate et Mélitène. Cette dernière ville, également distante — et fort distante — d'Antioche et de Trébizonde, occupait donc une position de premier ordre ; le canton géographique dont elle faisait partie rappelait plutôt la Commagène que la Cappadoce

L OCCOPATION TEBRlTOniALB

tonte voisine, celle-ci plus cliaiide et beaucoup moins boisée '. En partant ds Samoaate, on avait le chois entre deux routes: l'une suivait à peu près, avpc beaucoup de peine, les zigzags du (leuve ; l'autre, aprbs un détour vers l'ouest, coupait à Ira* vers les terres.

La première nous est connue par la Table de PeuLinger •, et ce n'est qu'en se basant sur les indications de tlistances qu'où a pu proposer pour chaque station nne identification provisoire et sous réserves. Dans un premier dialrict ', on passait d'abord par Ciiolmadara {CAores î), Barzalo ou Barsalion *. luliopoUs (vers Bibol). L'Euphrate tournant d'ouest en est, c'était ensuite un nouveau pays ', avec Claudias [Alkhin?) *,

Fig. 21. — Pont de Ki&chta.

Mctita' (Isoli?), Corne, {Bourmnia ?). De ces noms divers, deux nous sont cités par Ammien comme désignant des gués faciles ' (au moius aux basses eaux).

De l'autre roule ' il ne reste plus aujourd'hui la moindre trace, à pari le pont construit aux environs de Kîachta {fig. 21j

(iOV.

' Strab-, XII, 2, 1. p. 535 C.

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