‹ La frontière de l'Euphrate de Pompée à la conquête arabeChapitre 65 sur 93 · XI · texte numérisé non relu

XI

• Ptolem., V, 6, 25 ; oTpitiiYÎac "Aoa

tapi (liv

* Rstsalium (Gf^ogr. de Rav., 95, 13 ; cf. Ruge, Pauly-W., s. u. Dans les environs de Ouerguer, mais non & Guerguer même, qui s'appelait Arsameia, d'après une inacriptian {lluminn el Puchsiein, p. 360 sq.).

' Ptolern., V, 9, 2i : oxparuY'^ï \.a.o'ji.x-i'ji;-ir,i Ttp4( jitv Tiji Eùopit^

* Ru^e, Pauly-W., g. u. : incertitude absolue.

^Cf. SoiiL. XXXVIII, 27: Cohori lertia Vlpia miliaria Pdraeorum, Metita.

' XVIII. 7, 10 1 Bariala el Claudiai... ubi lenuis /luuiuï prope originem el anguiUis, nutiisque a'Ihuc aquis aduenii adateicens (inutile de souligoer l'exagération), facile penelrari potuil, ut uadotut.

* ItiD. AdLod.. 210, 215.

l'eUPHRATE supérieur et la PETITE-AHMÉNIE 349

et réparé par L. Alfenius Senecio, sous Septime Sévère, Caracalla et Géta *. Il est à remarquer que les travaux furent conduits par le légat de la XVP légion, celle de Samosate, et non celle (le Mélitè ne. Auparavant, d'après les routiers, la voie passait à Perrhe, où Ton n'observe plus rien que des tombeaux rupestres et un pont d'antiquilé tardive, peut-être même médiéval, portant les marques de nombreuses réparations ^ Il faut placer cette localité près A'Adiyaman, où le nom s'est à peu près conservé (Piroim) ; quant kKiachta^ nous ne savons ce qu'elle a remplacé '. Venaient ensuite Mésène et Mélitène {Malatia).

Celle-ci resta très longtemps le siège de la même légion, la Xll Fulminata *. C'est même, d'après Procope S ce corps de troupes qui constitua la première agglomération, enfermée dans une forteresse rectangulaire. Sous Trajan, le camp devint une cité, et peu à peu une métropole, mais qui s'agrandissait en dehors des fortifications : les temples, Tagora, les bains et les théâtres formaient comme un faubourg. Anastase mourut avant d'avoir achevé de Tenclore de murs ; c'est Justinien qui termina le travail. La ville ne fut pas pour cela à Tabri des infortunes : Chosroès, vers 579, « prit Mélitène qui n'avait alors ni garnison, ni habitants, et y mit le feu » ^ L'ancienne ville, Eski-CheiVy se trouve à 8 kilomètres au nord de Malatia, à près de 5 du fleuve ; il en reste des pans de vieux murs et des colonnes byzantines renversées "-.

Mélitène commandait un carrefour de vallées : vers l'ouest le Tochma-Sou ', l'Euphrate vers le sud, et les deux cours d'eau qui se réunissent pour former ce dernier, le Mourad--

» Eph. epigr,, V, 25; cf. 26 ; CIL, III, 6709, 67J0 ; Humann et Pucbstein, op, laud., p. 393 sq., pi. XLI à XLIII (que je mets ici à contribution), et Yorke, Geogr, Journ.^ 1896, II, p. 323.

2 Puchstein, p. 401, pi. LI, 2, el flg. 59; add. G(eorg) H(offmaan), ap, H. Gelzer, ad Georg. Cypr., p. 149.

• Peut-être Locotene, ou le ZtÇ(5axpa (èvxô; Se touxtuv = les villes dt TEuphrate) de Ptolémée, V, 6, 24 ; cf. les noies de MûUer, p. 893.

*iVor,XXXVlII, 14; cf. 8.

s De aed.,III, 4, p. 254.

• Euagr., V, 14.

T Yorke, ibid., p. 327.

' Sur lequel, tout près du confluent, Yorke a remarqué, à Kirkgheuz- Keupriy un pont loul à fait analogue à celui de Kiachta: même double pente, avec deux colonnes encadrant l'entrée [ibid,, p. 329).

3S0 l'occupation tehritoriale

SoH (Arsanias), vers l'esl, L't le KaraSon, vers le nord'. Au-delà du cooflueiit, remontons ce deruier ', qni va nous conduire à un autre carrefour, plus en amont. Après Mélilène, nous trouvons Ciuca ', Dascusa *, que l'onomastique, à dé- Fatil des indications de distances, qui se contredisent, engagerait à placer au sud A'Eijin, près \VAschica. Ptolémée, outre ce nom ". nomme plus loin ' ii-f"""- Yorke propose de distinguer les deux : Dascusa serait eu face de Piiifjan, sur l'autre rive, et Dagousa vers Keban Maden, à la jonction du Moiirad et du Kara-Sou ; il y avait là en effet deux passages faciles à francliir et bons à surveiller. I.a question est trfes douteuse, et rien ne la résout, que l'on distingue ou non '. Du moins il reste en face de Pingan les ruines d'un castel, ofi l'on a trouvé une iascriptioQ latine" ; mnis l'intervalle serait bien faible entre Zimara et Dascusa. en comparaison de cens que donnent les itinéraires. Venait ensuite Sabus, qu'il faut rapprocher du Saba de la Table de Peutinger et du Salbit de la NoCitia ', important castelhim où campaient des EqniUs sagillarii, m&ia que rien ne permet d'identifier. Puis Teucila, Zimara '°, dont le nom s'est intégralement maintenu (/i- 7««rrfl), devant le coude du AV/ra-SoK "; Analibla'*, Sinebra

' Le Kiini-Suu, dit \orke Jp. 332. noie 1! nVal L'untiu que Aea fif'Ojrapbes, nuiiement dea gens du pays, qui paraisseot appeler uail'urmement Mourad-Soa les deus cours d'eau dont la réunion forme l'Euphrate. Nous emploierons cependant l'expression, parce qu'elle permet de suivre sur une carte ordinaire le présent exposé.

* Ilin. Anton., 208 sq.

* Peutinger : Craca. Plolem., V, 6, Zl, dislingue par erreur Kiàvixx et KLaxtî. Emplacement inconnu;peut-êtreTc/tenn(mft(ttuge,Pauly-W., a. u.).

'Plin., il. N., VI, 37 ; Noi., .XXXVIIl, 22 : Ala Àariana Dascusa. =• V, 6, 19.

■ V ,6, 21. Ptolémée fourmille d'erreurs dans les chapitres qui traileol de la Cappadoce et de l'Araiénie.

' Cf. Ruge, Pauly-W., Dagousa.

'XXXVIII, -i, il.

'" Ptolem., V, 6, 21 : Eùnij^àen, identique sans doute à ^{a^i^pa fou Zljiipa, suivant les manuscrite) : V, 6. 19; sdd. Plin., II. JV..V, 83.

'■ A Zifnu>ra même il n'y a p&s de ruines; mais, un peu plus à l'est, les restes d'un ancien CJstel cir,:ulairo (d'environ 30 mètres de tiaut ei près de 200 de circonférence), qui fut peut-être utilisé et répare par les Romaine (Yorke, p. 335 et 455). — Un autre Zimara, cité par le même texte de Pline, se trouvait sur la route de Satala à Artaxata, à l'est d'Eraeroum (— Sînara, Peutinger).

" Ptolem., V, 6, 20 ; Analiba, in Peutinger et iïoi.,XXXVIlI, 28 : Cokon

l'bUPHRATE supérieur et L\ PETITE-ARMÉNIE 351

(ou Ziuerva), Garsaga * (GAersow^?), Arauraca et Suissa, dont la Notitia rappelle les garnisons S enfin Satala.

Celte ville se place aux ruines de Sadaghy où Ton a retrouvé des briques au nom de la légion XV • et une dédicace à Aurélien *. Elle fut visitée par Trajan S qui peut-être y établit luimôme la légion XV Apollinaris * mentionnée par Arrien et encore cantonnée là au commencement du v* siècle ^

Juslinien en répara les murs, trop légèrement construits, et leur donna une hauteur assez grande pour qu'ils pussent dominer les monticules répandus autour de Satala dans la plaine. Enfin il ajouta un avant-mur et un fortin avancé, dans le voisinage •. Il subsiste quelques pans de murailles près du village actuel ; la situation est bien celle que dépeint Procope : une dépression parmi des coteaux; la maçonnerie est un simple hourdage byzantin, avec parements en pierre de taille ; les ruines semblent indiquer deux trapèzes emboîtés l'un dans l'autre, dont les murailles suivaient le bord d'une colline assez basse. Le camp était abondamment pourvu d'eau, et une cité put croître tout autour ; mais l'élément militaire en forma toujours le noyau, et elle resta plusieurs siècles un centre purement latin '.

Remarquons que beaucoup de ces localités ne figurent pas dans Ptolémée ; elles ont donc été créées depuis lors et avaient

quarta Ruetorum Analiba, Un peu à Test de Zimara, selon Yorke(p. 467), près du pont, sur le Karaboudak.

*■ Ploiera., V, 6, 20 : XopjaSta ; à Elegarsina, propose Yorke (p. 465). Douteux; cf. Ruge, Pauly-W., Suppl.y s. u. Casargis. Les frères Gumont (Studia Ponlica, Bruxelles, II (1906), p. 325 sq.) placent Carsaga à Aladjakf hameau à 3 kilomètres de Zipti, où ils ont retrouvé les traces d'un établissement militaire romain.

' XXXVIII, 29 : Cohors miliaria Bosporiana Arauraca ; 23 : Cohors prima Vlpia Dacorum Suissa. L'emplacement de ces deux stations esl encore à chercher (Gumont, ibid., p. 328-329).

^ Ibid,, 141843.

' DioCass., LXVIII, 18; v. les autres textes cités par Millier, ad Ptolem., p. 884-5.

* C'est par erreur certainement que la Notitia place parmi les casiella d'Arménie, avant Mélilène, au lieu de Satala qu'on attendait, Apollinaris (XXXVIII, 5); à cette Apollinaris du moins elle n'attribue aucune garnison.

^ Not., XXXVIII, 13.

» Procop., Aed.y III, 4, p. 252-3.

» Yorke, p. 460 ; Gumont, op. cit., p. 343-351 ; v. le plan, carte XXVII.

332 I-'oCCUTaTION TEBHITOniALE

si^iement avant Lout une afîectation niililaii'e. Je croirais volontiers avec Yorke ' que, durant plusieurs siècles, il a été accompli assez peu de travaux stralégitiues sur cette frontière, parce que l'Arménie n'était pas considérée comme un pays ennemi, mais plutôt comme un état-client, presque une province. Les choses ne ciiaugërent qu'au Jii" siècle et c'est encore à la venue des Sassanides que le fait était du *.

Surtout ce parcours, Yorlte a constaté, à 3 heures au nord de Tchermoiik (et pendant une lieure), un tronçon de roule, présentant un pavement de plus de 16 pieds de large, avec une surélévation à arête, au milieu '. 11 ne croit pas h une route romaine ; .je ne connais pas les voies de Cappadoce, mais celle qu'il décrit là est tout à fait conrorme à bien des types syriens de ce temps. Ensuite, sur YAngon-Tchuï, qui se déverse dans l'Euphrateau nord de Keèan Maden, deux ponts, dont l'un encore pareil à celui de Krachia et à celui de Kirkgheuz- Keiipri *. Tout prës de ce contluent, Korpanik, élabli h un niveau dominant, doit avoir remplacé une slation militaire romaine *. Puis la route s'éloignait forcément de la rive, trës difficile à suivre jusqu'à Zïmara '. Au-delà, à Bassaitura, quelques tambours de colonnes byzantines, les traces d'un pont et une inscription où se devine le nom di; Hèce '.

J'ai parlé d'un autre carrefour: en effet, on passait de toute nécessité à Satala en prenant — ou quittant — quatre directions :

1° Celle que marquait le Kara-Sott lui-même, dont nous avons énuméré les échelles.

2° Celle de l'est, indiquée par les sources du même cours

' Loc. cit., p. 472.

' Cf. deux milliairea récemment trouvés dans le Pont (Cumonl, C. fi. Acad. des /nier., 1905, p. 347-351), dalês fie 231. Le gouverneur de Cappadoce fait h&livenienl remettre en état les rouies conduisant vera la frontière menacée par le raid d'ArdaclJir, preiuier roi de la nouvelle dynastie.

^ Ibid., p. 329.

' P. 330. Cette aimilimde montre bien qu'ils sont de la mâme époque, Boit du temps de Trajan, soit de la fin du il» siècle, quand Sévère et ses nis (Irenl restaurer celui de Kiackta.

6 Vorke, p. 331.

• tbid., p. 467.

' P. 455. A Kemach (p. 457), dit-il, un elilieau qui semble poat-byzantin ; 1ï s'élevait peut-être quelque TbéoJosiopolis. — Je ne vois pas laquelle.

l'eUPHRATE supérieur et la petite- ARMÉNIE 353

d'eau, dont, la vallée se conliniiait par celle de l'Araxo à ses origines. Sur cette route, dont nous n'avons pas à suivre toutes les étapes, parce que la plus grande partie de son tracé demeurait en dehors du territoire d'empire, se trouvaient principalement Elegia *, le second Zimara, Colchion, et enfin Artaxata.

3** Du côté du nord, on allait de Satala en Golchide, en suivant la vallée du Lycos-Boas *, ou à Trébizonde par un autre chemin, plus accidenté, mais praticable. Ce dernier, Yorke l'a suivi ; du moins la chaussée moderne s'en écarte peu. Au bout d'une heure et demie, laissant à 3 kilomètres sur la droite un fort, sans doute romain, on s'élève sensiblement; vers le sommet ^ se trouve VArdasa-kha?i ÇApaoi^ri), et 10 heures avant Trébizonde un groupe de khans désignés par le nom collectif de Zigana-khan, qui correspond parfaitement au Zigana * des itinéraires ^.

F. Cumont, qui a suivi aussi cette route •, fait observer qu'il y en eut peut-être plusieurs de Satala à la mer, car l'Itinéraire d'Antonin et la Table de Peutinger portent deux séries de noms très différentes ; actuellement encore, les caravanes ont le choix entre plusieurs défilés. Mais sur un seul chemin les communications paisibles étaient assurées par une ligne de postes mihtaires, indispensables dans cette région peuplée uniquement de tribus pillardes. Cumont y a photographié des ruines dont l'âge ne saurait être fixé, à dix siècles près.

4° Enfin, vers l'ouest, se délachaientpar deux longues vallées, soit la route de Sebasteia (Sivas) et Césarée\ soit celle d'Amasia. dont les dernières stations avant Satala étaient : Xi-

* Plolem., V, 12, 5,sic Dio Cass., LXVIII, 18 ; Et. de Byz. ; Peutinger : Aegea; Geogr. Rav., 74, 13: Egea. Aujourd'hui llidja, près d'Erzeroum.

* Sur laquelle Justiaien construisit le castel Bxi6epou>v, aujourd'hui Baiburt (Aed.j lil, 4, p. 253), UaiTTEp-rs dans Cedren., II, p. 302, Bonn.

' Près du milieu de la route, h 18 milles de Satala, était situé Domana (Ptolera., V, ô, 20; Itin. Anton., 217, 3; Peutinger, X, 5 ; Geogr. Rav., 74, 15 ; Not. dign., XXXVIII, 4), pour lequel les noms modernes ne fournissent aucune piste, et où campaient des Equités sagittarii {Not., ibid.,, 12). Kiepert (v. sa carte) et Cumont (p. 354) l'idenlifient, sous réserves, avec Keussé.

* Add. iVo/., XXXVIII, 37 : Cohors IlValentiana Ziganna.

■ Yorke, p. 462. De Tançien château fort, il reste les fondations d'une tour ronde (Cumont, p. 361).

« P. 351 sq., carte XXVI.

7 Peutinger, X, 3, 4 ; Itin. Anton., 179, 214.

354 l'occupation tebhitobiale

copolis ', Clotoedariga (ou O'oeclariza) ', Dracones el Ara ■. Vers la partie est de son parcours, elle était doublée par un autre tronçon, allant rejoindre à Carsnya la route qui longeait la frontière de t'EuphraLe. Procope place, sans plus de précision, dans le même district le chclleau du Ajuoîfirlv, restauré par Jiistinien, un autre qui fut construit prfes du rspumov '^ojiâtov. dont nous ne savons rien de plus, et la très vieille Torteresse de Kohli-n:* ', ainsi qualifiée par Pompée (selon la tradition douteuse dont Procope s'est fait l'écho) et qui, après Juslinien, devait encore donner son nom au thème de l'endroit.

Après Ramsay, Cumont en a fixé l'emplacement h Kara- Bissai; où l'on voit les ruines de vastes constructions, qui portent les traces de très nombreux remaniements aux difTé' rentes époques '.

Il ne convient pas de s'étendre sur les fortilications et la voirie de la Cappadoce ; en somme, c'est l'Euphrate qui constituait, dans l'Asie Mineure orientale, la grande barrière de l'empire. Du fleuve au Pont-Euxin, les Romains choisirent et gardèrent comme frontière jusqu'aux annexions nltéiieures « une chaîne dont même les cols les moins élevés sont, durant presque toute l'année, infranchissables à aucune armée ^. .> Notons seulement encore en terminant la position capitale de Mélilène, où les routes convergeaient en éventail \ Outre celles de Samosale et de Satala, i^ue J'ai sigDijJét'5, Jeux autres, de premier ordre, y aboutissaient: celle de Césarée à l'ouest,

' Cf. Curaont, p. 305 aq.

'Cf. JVot., XXXVIII, 17: Ala Fiizsna Aladaleari7.a ; Steak rapproche Autipapîi^ujv (Aeil., lit, 4, p. 253). Du chSteau de Justiaien, •< il ne subsisln rien, semhle-t.il, à la surface du sol > (Cumont, p. 33!|.

' C"«9t TAza rie PlJn., II. N., VI, 26. et de Ptolem., V, 6, 10, l'Haza de ritinéraire d'Antonin, 1' 'Xfiwi de Procope, ibid. : Lee murs de Sebasteia Ht de Nicopolia furent remis & neuf. Pour l'identification de Dracones el Haza, cf. Cumont, p. 321 aq.

* MUller )a rapproche sans doute à tort du Ziviaxoiov (Sivîj xoXiovfa sur quelques manuscrits) de Ptolémée (V, fi, 21), qu'il faudrait chercher prèa d'Àrgovan, à uue treatiine de kilomètres au nord de Salatia.

* Ibid., p. 296-302.

* Ciimonl, p. 341. Il s'astil de la chaîne du Sipikor.

'' La question a été étudiée de première main par llogarth el Muaro. Modern and ancient roads in EaUern Atia Minor [îiuppl. Papers of Ihe fi. Geogr. Sor. flf LoiiJon. \U (iS'JS), & qui je me borne à renvoyer ; cf. aussi Ramsay, Hiitorical Geographyof Aiia Minor, Loadon, 1890.

l'eUPHRATE supérieur et la PETITE-ARMÉNIE 3o3

celle de Comana au nord-ouest. De très nombreux mlUiaires ont été recueillis sur cette dernière* ; l'autre était doublée en quelque sorte par celle qui se dirigeait sur Arabissos (F«rponz)y et par delà vers la Cilicie '.

* CIL, nr, 12162 à 12211 ; on y lit les noms de Septime Sévère et ses Ois, d'Élagabale, Alexandre Sévère, Maximin, Pupien, Balbin et Gordien, Philippe, Dèce, Gallus et Volusien, enfin la tétrarcbie dioclétienne. Pour les autres voies, n°" 14184" sq. L'avant-dernière station entre Sebasteia et Mélitène, que les routiers appellent Ad praetnrium, et qui paraît, vu les distances, devoir être placée à Hekim-khan (?), concorderait avec la position que Ptolémée (V, 6, 21) donne à ZtoTraptTJo;. Muller {ibid,^ p. 886) suppose que là était l'ala prima praetoria nuper (sic) coustituta (Not.y XXXVIII, 26), nuper étant une corruption de Zopar, abréviation de Zoparissos.

8 Itin. Anton., 210, 11 ; 215, 2; Peutinger, X, 4 — XI, 2. La dernière station avant Mélitène était Arcas (Mapy,aXa dansPtolem., V, 6,21 ; Hierocl., Synecd., 703 : "Apxa ; à "Ap^cr^^ dans les Notices épiscopales; Arga aujourd'hui ; il en faut rapprocher "ApYOî, epujxa 6']/t)Xov irpo; tô) Tajpy (Strab., XII, 2,5, p. 537 C). L'avantage de cette situation fut perdu pour elle quand Mélitène s'éleva et s'agrandit tout auprès.

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