‹ La frontière de l'Euphrate de Pompée à la conquête arabeChapitre 68 sur 93 · LES FORTERESSES ROMAINES DE GRANDE-ARMENIE · texte numérisé non relu

LES FORTERESSES ROMAINES DE GRANDE-ARMENIE

ses attaques de ce côté que tardivement, après la mort de Justiuien, et encore ne persévéra-t-il pas longtemps *.

Procope ne signale aucune autre forteresse entre Martyropolis et Citharizon; c'est donc sans doute après lui que fut construit le fort d'Aphoumon, que Georges de Chypre * place dans le xXijxa 'ApïavïjvT); et Théophylacte Simocatta aux environs d'Acbas Mi devait être tout proche du Nymphios,mais que dire de plus ? Peut-être la création en remonte-t-elle au comte Maurice, futur empereur, qui éleva dans la même région le y.âixpov SofjjioxàDxtov *• Celui de Chlomaron appartint d*abord aux Perses *.

De Citharizon à Théodosiopolis, expose Procope ®, la frontière traversait la Chorzianène% qu'on parcourt en près de trois jours du sud au nord * ; mais rien ne la marquait : les indigènes des deux côtés ne se traitaient pas mutuellement en ennemis ; ils s'unissaient au contraire par des mariages. Aussi toute attaque en cette région prenait l'adversaire au dépourvu ; il n'y avait pas de fortifications jusqu'au jour oii Justinien mit dans le x^?'-^^ 'ApxaXbwv, qui occupe une situation intermédiaire, un camp ceint de solides murailles, avec un corps de troupes commandé par un nouveau dux. Toute identification serait arbitraire.

L'Erzeroum actuel marque à peu près le sommet de l'anticlinal qui sépare TAraxe du Moiirad-Sou. Quand TUéodose I'"*' obtint le royaume d'Arsace (vers 387), il s'établit en ce point un château fort, devenu Théodosiopolis ®. Gavad s'en empara dans sa marche sur Amida (502) ; puis Anastase le reprit, enferma la colline entière, où se trouvait le castel, entre de solides murailles, trop peu épaisses néanmoins pour leur formidable hauteur (30 pieds) ; pas d'avant-mur ni de fossé. Un coteau

« Theoph. Simoc, III, 15, 12.

- Georg. Cypr.,938».939. V. supra, p. 323, note 1.

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