SCÈNE V
Les Mêmes, JNISIDA*.
NISIDA , entrant pur le fond.
C'est égal , je ne l'épouserai pas.
LA COMTESSE
Ah! mademoiselle, approchez... Vous ferez la note tU- ce qu'il faut en épicerie vous la remettrez à monsieur.
A moi !
■* Nisid.i , la Coinlrssc , Godivet.
LA COMTESSE , se rapprochant de lui.
Oui, monsieur Godivet et quant au prix , ne vous gênez
pas. . on paiera d'avance.
GODIVET.
Ah ! c'est mille fois trop de bonté... mais c'est inutile.
LA COMTESSE
Tout ce que vous voudrez.
Air : Venez , mou père.
( Â pari.) Ah ! que le ciel protège mon mari !
AHieu , monsieur , je me relire , Mais je bénis, plus (]ue je ne puis dire, L'Keureux hasard nui vous amène ici.
Si vous s.iviez quel plaisir je vous doi !... GODIVET, saluant.
Madame!... {A part.) Comme elle s'explique! A son bonheur, on dirait que c'est moi
Qui \ iens lui donner ma pratiq e.
ENSEMBLE
Comptez sur moi , ce n'est pas à demi
Qu'à vos ordres je veux souscrire, Je suis confus , plus que je ne puis dire , Des doux égards (|ue j'ai Irouvc's ici.
LA COMTESSE
Ah ! q'uc le ciel protège mon mari !
Pour qu'il parte , je me relire ; Oui , je bénis, plus que je ne puis dire , L'iicureux hasard qui vous amène ici.
( Elle sort par !a porte latérale à gauche.)