SCÈNE VII
PEPITO , f^ntrant par lu fiorle laléralc , à tlivile; NISIDA.
PEPITO , le regardant.
Eli bien ! qu'est-ce qu'il a donc celui-là avec sa pantomime , et ces baisers qu'il lui envoie ?
NISIDA
Qu'est-ce que cela vous fait ?
Cela me fait que tout m'est suspect depuis ce que vous
m'avez dit ce matin... aussi , je viens d'en parlera votre mère.
NISIDA
Quelle indiscrétion I... moi qui m'étais fiée à vous... je suis sûre que ma mère est furieuse de ce mariage.
PEPITO.
Furieuse... ce ne serait rien... mais elle est comme moi, elle n'y croit pas.
XISIDA.
Eh bien ! par exemple.
PEPITO.
Et elle se dit qu'à moins de voir le mari... car enfm , où est-il ?. . . quel est-il ?
NISIDA
Si je ne veux pas le noimner.
* PEPITO.
Parce que vous ne le pouvez pas... parce qu'il n'existe pas... parce qu'on le connaîtrait dans le pays.
NISIDA
Et s'il n'en était pas!... si c'était... {A part.) Ah! mon Dieu ! ce monsieur qui ])art pour la France , et qui ne reviendra que dans quinze jours ! . . .
PEPITO , la coni refaisant.
Eh bien !... si c'était !...
NISIDA
Celui que vous venez de voir.
Qui , tout à l'heuie , vous envoyait des baisers ?. . .
NISIDA
Dam ! . . . ça lui est permis.
PEPITO.
Malédiction!... c'est moi qui l'ai introduit ce matin , (|iii lui ai ouvert la porte.
MSIDA.
Vous, monsieur Pepito!... \\\\ «|ue je vous rn lemcrci»;!
PEPITO.
C'est (loue ça qu'il avait un air mystérieux et qu'il ne
voulait pas dire, en ma présence, pour qui il venait.
MSIDA.
C'était pour moi Quand on est marié...
PEPITO.
C'est-il possible ! .. . c'est là votre mari ! ... Je vous en fais mou
conïpliment il est {jeiitil un fjrand sec, avec sa fiffure
l»ète... et ses petites jambes!... Ai» Dieu! quelles jambes!
MISIDA.
Dam ! tout le monde n'est pas construit aussi heureusement que vous.
PEPITO.
Fi î mam'zelle, c'est affreux ! .. . se donner à un homme comine ça!... vous et votre dot... et en secret encore! mais si je le retrouve jamais... si je le rencontre...
NISIDA
Par bonheur , il est loin , (« fnil) et ne reviendra pas de long-tems.