‹ La frontière sino-annamite: description géographique et ethnographique d'après des documentsChapitre 17 sur 89 · LIEN-TCHEOU POU · texte numérisé non relu

LIEN-TCHEOU POU

de cette montagne que les troupes chinoises , l'an 74 de J.-C. , entrèrent dans la sous-préfecture annamite de Tiên-ânchâu ^^j^ (Tiên-yênP). (ubi sup. f«. 8 et 15).

La montagne Mo-moh chan ^ :^ [Ij à 100 /t au sudouest de la sous-préfecture de Kin-tcheou; c'est là que le fleuve Fong-hoang prend sa source.

Défllte on portes-firontières.

Le défilé de N a-sou ai ^ j|^ ^ au sud-ouest de la sous-préfecture de Kin-tcheou.

Le défilé de Jen-kiun ^^ ^ J^ 1 à 70 li au sud-est de Na-souaï.

Le défilé de Na-long ai' ^ ^ | à 10 et plus de li à l'est de Na-souaï.

Ce% trois défilés débouchent sur la frontière annamite, (I. T. T. liv. 348, f'. 10.)

Cours d'eiQ.

La rivière Tieh4ang hiang MA îj^ ^ > ^ ^^^ ^^ ^^ ^^^* ouest de la sous-préfecture de Kin-tcheou ; elle horde la frontière annamite. (I. T. T. liv. 348, P 9.) Le Tieh-lang

suivante: «Si oette oolonne est déiniite la raoe annamite disparaîtra.» Redoutant cette menace, les annamites, en passant, jetaient des pierres pour consolider ce monument. Il était encore debont au VU* siècle; peut-être fut-il enseveli depuis lors sous ces témoignages patriotiques d'un nouveau genre. Toujours est-il qu'au XlIIe siècle et en 1345 le gouvernement chinois envoya en vain des missions spéciales chargées de retrouver ce monument curieux. Au XI« siècle un général chinois nommé Ma-tsong construisit deux colonnes analogues sur la frontière, mais on ne sait pas non plus ce qu'elles sont devennes vu que les deux rivières qui formaient leur emplacement se sont reunies et l'ont submergé. Un chinois qui a publié une relation de [son voyage en 1837 de Hué à Hanoï et de Hanoï à la frontière de Chine et à Canton par le fleuve 8i-kiang, dit avoir vu au Tong^king entre Phu Liiông^ang et Langson une colonne de cuivre paraissant haute de 10 pieds et épaisse de plus de 10 brasses. (Vid. inf. appendice n®. 3.)

LIBN-TCHJSOU FOU.

kiang sort des montagnes qui sont au nord-ouest de la sous-préfecture de Kin-tcheou. (H. T. liv. 122, f» 26.)

Le cours d'eau qui se trouve immédiatement à l'est du précédent s'appelle Yu-tcheou ^ }fjjj{ ; tous deux coulent vers le sud et se jettent dans la mer. (H. T. liv. 122, f* 26.)

La rivière Fang-tch'eng kiang ^^ ^, à 150 /t au sud-ouest de la sous-préfecture de Kin-tcheou ; elle prend sa source dans les monts Che-ouan chan , coule vers le sud et débouche dans la mer par le fleuve Yu-tcheou.

Le fleuve Yu-hong kiang jJK ^ jt ; il sort des montagnes qui sont au nord-ouest de la sous-préfecture de Kin-tcheou et se jette dans la mer.

Le fleuve Fong-hoang Jj^M^j^ ^ ^0 H de h, souspréfecture de Kin-tcheou ; il prend sa source dans la montagne Mo-moh chan ; il afflue dans le Yu-hong kiang. (I. T. T. Uv. 348 , f» 9.)

La rivière Na-lang i||$ jj^ ^ à 180 /t au sud-ouest de la sous-préfecture de Kin-tcheou. (ubi sup.)

La rivière Touan-lang kiang ^ jj^ ^ , à 60 /e au nordouest de la sous-préfecture de Kin-tcheou, elle prend sa source dans les monts Pa-yang Ung (ramification des monts Che-ouan chan.)

La rivière Lu-chouei septentrionale et la rivière Lu-chouei méridionale. La rivière Ming-kiang qui passe à 2 H au sud de la sous-préfecture de Sse-tcheou dans le Kouang-si et coule vers le nord-ouest, a sa source principale dans les monts Che-ouan chan et va se jeter dans le fleuve Longchouei qui arrose la sous-préfecture de Long-tcheou (Kouang-

LIBN-TCHBOU FOU.

si). (I. T. T. Uv. 365 , f 12). Cette rivière Ming-kiang a deux sources. Tune septentrionale, l'autre méridionale; toutes deux s'appellent Lu-chouei ^;f)C; 1^ Lu-chouei septentrional se trouve sur le territoire du Kouang-si, tandis que le Lu-cAouei méridional sort de la sous-préfecture cantonnaise de Kin-tcheou et coule vers le nord-ouest pour pénétrer dans les limites de la préfecture de Taï-pingfou (Kouang^i). (H. T. liv. 122, f°[26.)

Remarqnes.

Nous venons de citer diaprés des textes officiels les cours d'eau qui arrosent la sous-préfecture cantonnaise de Kin-tcheou du côté du Tong-king. Il est à remarquer qu'aucun d'eux ne porte le nom de Ngan-nan kiang ^ ^ i>t S ï^OD^ q^6 , sm' leur carte de la province de Canton, les Jésuites donnent au cours d'eau, le plus rapproché de la frontière Tongkinoise. A la place qu'il occupe sur la carte des Jésuites, les cartes de la grande Géographie I. T. T. et de l'Encyclopédie administrative H. T., marquent un cours d'eau ou plutôt une simple échancrure, mais elles ne lui donnent pas de nom. La seule mention que j'aie vue du Ngan-nan kiang se trouve dans un ouvrage particulier intitulé Chouei tao ti kanff

^ ^ 'fê iM ^^P<>^ ^^^ ^'761 par TsiTchao-nan ^ Jg ^ et publié en 1796. Cet ouvrage qui n'a aucun caractère officiel et dont certaines parties semblent avoir été faites exclusivement d'après les cartes des Jésuites s'exprime comme il suit :

1. Ngan-nan kiang signifie fleuve annamiie, Ngan-nan est la prononciation cliinoise du mot Jnnam.

6 LIBN-TCHEOU POU.

«A l'ouest de Long-men ing ff P^ ^ se trouve le port

de Fang-tch'eng ing R^ ^ @ jfJôT P ; P^^ ^ Touest est rembouchure de la rivière Tieh-laug kiang , plus à l'ouest encore est l'embouchure de la rivière Ngan-nan kiang dont la rive occidentale sert de limite à PJnnam. ... Ce cours d'eau coule vers l'est sur un espace de plusieurs dizaines de H jusqu'à Sêe-lei fonç ^ j^ff Ai^ ; s'infléchissant vers le sud il coule vers le sud-est et, après plusieurs dizaines de li dans cette direction , il se jette dans la Mer méridionale.» (op. cit. liv. 20 f> 19.)

D'Anville, en copiant la carte de la province de Canton faite par les J&uites , n'a pas remarqué que le cours d'eau qu'ils appellent Ngan-nan kiang et la rivière Lu-chouei méridionale sont deux cours d'eau coulant en sens inverse. Il les a réunis et nous montre ainsi, bien à tort, un bras de la rivière Long (ou fleuve de gauche) traversant le Kouang-si occidental pour se décharger dans le golfe du Tong-king : Il n'en eanste pas et nos géographes ont réédité l'erreur de d'Anville. Sur la carte des missionnaires la source du Lu-chouei méridional et celle du Ngan-nan kiang ne sont séparées que par un très petit espace mais cet . espace existe et les textes que nous venons de traduire établissent nettement que le Lu-chouei méridional coule du sud au nord-ouest tandis que le cours d'eau appelé Ngan-nan kiang par les missionnaires coule du nord au sud. Les cartes que nous donnons ci-après viennent à l'appui de ces textes. La carte n^. 1 montre même au dessus du cours d'eau que les missionnaires appellent Ngannan kiang une chaîne de montagnes dont le nom est Een-

PRÉFECTURE DE Ll

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