LIS PA-T
de l'argent. Leurs terres produisent des céréales et entre autres le blé et les tournesols.
Ils paient la contribution en nature et les taxes. Ils fréquentent beaucoup les marchés pour y faire du commerce.
Observation n^ 1.
Tch'e-li dont il vient d'être parlé répond au Xieng- Hong^ ou Alevy de Francis Gamier*: «A Xieng-Hong, dit-il, se réunit le 8ena^ haute assemblée qui se compose de quatre grands mandarins et de huit autres d'un rang inférieur représentant chacun l'une des douze provinces ou Chip song panna qui forme le royaume de Xieng-Hong. . . . Le mot panna signifie millier et se rapporte au nombre des inscrits \ . . . Les Pa-y deviennent de plus en plus
1. 23° 00' 18" N., 98*» 28' 00" B. Le mot Xien^ selon Francis Garnier remplace , dans la partie septentrionale du Laos , le mot Muong employé dans le sud pour désigner le chef-lieu de la province.
Ce terme de Xieng semble avoir été rendu dans les ouvrages chinois tantôt
par Kiên |^ avec la signification de Teheau Ml dans le sens de dpéartemetUy tantôt par le caractère ^^j^ Tan prononcé Chen ffl, tantôt enfin
par le caractère ^r Xing et . ^^ Keng comme dans -S- ^ King-maî^
pour Xieng-mai^ et dans^Kf^ }W Eeng-tong, pour Xieng-Tong.
Mong ou Muong, qui a la même signification que Xieng, siéent en chinois de différentes façons: ^^ ou ^ ou |^ ou ^ ou ^ ou même Man iBI. C^est ainsi que Thistoire du Nan-tchao nous dit: Après que le Nantchao eut soumis les cinq Tchao, ceux-ci ne furent plus appelés Tchao (royaumes) mais seulement Man ^i. Le dictionnaire Pa-y traduit ^^ A par Ho, mot qui signifie également esclave. (Nan-tchao pei k'ao liv. 1, f°70^ong ou Muong a aussi été écrit Mou ^ ou ^ comme dans B -7* Mou-tze
au lieu de Mong-tse et dans ^ ^R Mou-pang au lieu de Muong'pang.
2. Voyage d'exploration en Indo-Chine, tome I, pp. 108 et 473.
3. Dans un vocabulaire Chinois-Pa-y en ma possession, Sena ou plutôt Sila
est traduit par Ta'ao li ^ ^ gouverneur. Pa-na ^ ^^ , d'après le même ouvrage , signifie résidence M l* » et l'on voit sur la carte de la grande Géo-
nombreux et presque indépendants quand on se rapproche de la frontière du Tong-king». D'après M. J. Dupuis, ce sont des Pa-y qui peuplent les rives du haut fleuve Rouge de Man-hao à Lao-kaï. Les chinois, selon Francis Gamier, désignent les Thaï sous le nom de Pa-y dans les environs de Yuan-kiang dont l'ancien nom était Muong-choung. (Dans le vocabulaire Pa-y-chinois du collée des interprètes de Péking, le terme Pa-y est rendu par Loc TiaV 3r% 5^)- Les Thaï de Xieng Hong prennent le nom de Lu. . . ; les Thaî-neua ou Thaï d'en dessus se rencontrent à l'est du Tun-nan, enfin dans une foule de provinces (laotiennes) on ajoute au mot Thaï le nom de la province elle même pour en désigner les habitants.
ObserTatioa n^. 2.
Au commencement du IX® siècle (821 — 825), la famille Muong du peuple de P o (les Pa-y) du royaume de Ta-li (alias Nan-tchao) avait envoyé en Chine un certain Tchang Tche-tch'eng pour y fodre ses études; il avait la manière
graphie impériale ohinoim dont nous donnons le fao-simile sous le n^ 36, Cke-eurl
Panna -4^ ^^ ij^ jffib , ceet-àrdiie les douze Panna, marqué sur le territoire
de la préfecture Yunnanaise de Pou-eurl entre un des affluents du haut
Mékong et la ririère Li-sien qui forme le oours supérieur de la rivière noire.
D'autre part on lit dans une description moderne appelée Tonç-kirêieiê^eiê
Ai^ S§ jjw j^ que les Pa-y sont désignés sous le nom de ch&^mrlyiMg
qui signifie let dowtê eanionmemeniê.
Patma est sans doute l'équivalent de l'expression Pctn-ma ft^ fiE employée
par Ma Touan-Iin au chapitre Tsang-ko. Ethnographie des peuplée étrangère de Ma Touan-lin, traduction de M. le Marquis d*Hervey de St.-Denys, tome 2, p. 89.
1. Loothay pourrait se traduire par «les six Thay» mais pourrait être aussi un nom de localité: En 1187, dit Crawfiird, le SS*' roi de Siam avait sa cour à Lo-kou-taï sur les frontières du Laos {Cochinehine et Siam, Tomell.)