LES P'O-LA
Torig H, Hong ^^, Kia ^ (Touan), Che JE, Ho jaf . Ouang 3E, Tchang gg, Yang ^, li ^ et Tchao ^ qui tatouèrent sur leur corps l'image du dragon dont la partie postérieure de leurs tuniques imitaient la queue. Leur nombreuse postérité habita la montagne Kieou-long ^ (au sud de Yong-tch'ang) et forma les 99 tribus d'où sortit le royaume de Nan-tchao ^.
6°. Muong Tsiu-t'o ^ ^ ^ qui fut rancêtre du royaume de Ceylan (Royaume du lion).
7®. Muong Tsiu-lin ^ ^ ;^ qui fut l'ancêtre des Eiaotche (Tongkinois).
8^. Muong Tsiu-song ^ "^^ qui fat le père de Jenkouô fz ^ , ancêtre du royaume de Pe-tze. Ce Muong Tsiusong , huitième fils de Ti Muong-tsiu, roi Asoka de Magadha , résidait à Pe-yai (à 90 H au sud-est de Tchao-tcheou dans la préfecture de Ta-li fou , aujourd'hui Houng-yai jl^ J^ ). Ce territoire devint le royaume de Fe-yai , appelé aussi Kouenmi et puis Pe-kouô , royaume de Pe , dont le général chinois Tchouang-kiao ' fit l'état de Tien «^ g| (nom du Yun-nan, en annamite Xan).
Jen-kouô , descendant de Muong Tsiu-song , était de la race de Souklôdana Râdja ^ f^ 3E > oncle de Sakyamouni. Ayant
1. Le Qoa?emement de Toh'e-li (Xieng-hong) OBt situé au pied des monts KieoÊhUmg près de la grande riviàre également appelée Kieou-long (haut Mékong). C. Baber. Trav^ aud BeseareAes in tke ùUerior of China, p. 186.
8. Cette légende est extraite de l'histoire du Nan-tchao. ouvrage déjà cité; elle diffère en quelques parties de celle que rapporte MaTouan-lin dans son chapitre consacré au royaume de Ngaï-lao. Cf. Ethnographie de* peuplée étrangère, traduction du marquis d'Her?ey de Saint-Denjs^ tome II p. 175.
3. Au lUe siècle a?ant Tère chrétienne le général Tchouang-kiao (ou Tchouang-hao) se serait avancé jusqu'au cœur du Yun-nan; toute retraite lui ajant été coupée, il garda pour lui-même les régions qu'il avait conquises , adopta le costume et les mœurs des peuples de Tien et devint leur roL Ethnographie deê peuple» Uramger»^ tome H p. 14S.