Pauthier, Le Uore de Marco Fùlo, p
5. Le Earajang -^ ^A ^r de Thiâtoire des Mongols, dont la capitale
était la ville de Ya-tchi ifll -^k (Jacin de Marco Polo) c'eBt4-dire la yille
actuelle de Yon-nanfou: aYa-tchi dont les Ou-man ou barbares noirs ont fait
«leur capitale est contigue an lac Tien-tchi «^M ^ dont les eaox entourent
la ville de trois côtés.» (Tuan-che-Uirpien ^ liv. 19, ^. 16). Tien-tchi est un des noms du lac Kouen-ming sur le bord duquel est construit Yun-nan fou.
la manière de leur denz et cueuvrent leur denz de celle fourme; et aussi les denz desseure comme celles dessouz. Et ce sont les hommes et non pas les femmes; car les hommes sont tuit chevaliers selonc leur usage; et ne font riens fors que aler en Tost, et aler chacier et ciseler. Les dames font toutes les choses, et leur esckz qu'il ont conqueste d'autre part; et leurs femmes font toutes les
besoingnes »
Les différents voyageurs qui opt le plus récemment parcouru la partie sud-ouest du Yun-nan, notamment M. Baber\ déclarent n'avoir retrouvé aucune trace de la coutume dont parlent Marco-Polo et les auteurs chinois.
dMerratioa a^ 8.
Le texte du Houang-tring Tche-kong^t ou nous dit que les Pe-jen étaient les Ein-tche ' , qu'ils sont de l'espèce des Fa-y et sont surnommés Min-kiatze (enSsints des familles du peuple). Or, les Min-kia, d'après Gamier, disent être venus des environs de Nan-king: «Leurs femmes, ajoute t-il, ne se mutilent pas les pieds et les jeunes gens des deux sexes portent une sorte de bonnet orné de perles d'argent d'une forme très originale. Leur ''costume et leur langage indiquent un mélange très intime avec les anciennes populations laotiennes de la contrée."'
Si les Pe-jen étaient originaires de Nan-king ib seraient chinois, ce qui est en contradiction non seulement avec le texte que nous avons traduit et d'après lequel ils seraient
1. Cl TravéU and Jteêeareheê m ihe inierior of Ckù$a, p. 159. 8. Le colonel H. Yule est porté à croire que les Ein-tohe sont des Eakhyens ou des Singphos. Cf. TraveU of Marco Fblo, VoL II, p. 73. 3. Foyoffe é^esficraHtm en Ltdo-QUne, tome L p. 618.
LES PS-JZK. 131
de la même race que les Pa-y , mais encore avec le passage suivant de Thistoire du royaume de Nan-tchao : «Lgr Pe-min â M (populations blanches) sont d&ignés sous les noms de A-pe ou A-po ^ Q , Pe-eurl-tze Ô !^ "T* (^^ blancs) et Min-Ma tze. Ce sont les aborigènes du Yun-nan i^ ^ ^ :t ^ ^ . Leur origine remonte au Royaume blanc ou Pe-kouô ^ H ^ (appelé aussi Pe-tze kouô) qui était le nom du Yun-nan lorsque Jen-kouô' en était le souverain vers le deuxième siècle avant Tère chrétienne».
ObserTatlon n° 8.
Les Min-kia de la plaine de Ta-li, dit M. le Dr. Thorel, et les Che-pinjen* doivent être réunis comme ayant la même origine et les principaux traits communs. Ils ne sont cependant pas absolument identiques, nuûs les uns et les autres résultent du croisement des Laotiens avec les sauvages à lype caucasique, additionné probablement d'un peu de sang de sauvages océaniens. Ils forment incontestablement le groupe le plus intéressant et le plus nombreux parmi ces populations croisées. Leur civilisation est par&itement distincte de celle des chinois; elle est relativement très avancée surtout chez les Min-kia et présente de grandes analogies avec celle des Laotiens. Les caractères distinctifs des Min-kia sont d'être trapus, vigoureux et très bien proportionnés. Leurs membres, surtout les jambes, sont forts et les mollets bien développés. Leur tronc est assez court , pourtant la taille commence à se dessiner. Leur peau est ordinairement peu colorée; presque toujours pour-
L Jfatt4cika(hp€i'i^ao déjà dté, Uy. 4, f. 88.