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dépasse de beaucoup celle des chinois; leur taille dépasse même peut-être celle d'aucun peuple d'Europe. Durant notre voyage nous avons rencontré beaucoup de Lolos mais jamais nous n'en avons vus qu'on puisse qualifier de petits ou considérer comme au dessous d'une taille moyenne même en prenant comme point de comparaison la taille des Anglais. Us sont , presque sans exception , remarquablement bien bâtis, sveltes et muscla. Beaucoup d'entre eux sont robustes et l'obésité qu'acquiert le riche chinois sédentaire semble inconnue parmi eux. Leur poitrine est forte ainsi que le devient celle des montagnards. Leur résistance à la &tigue et l'allure rapide avec laquelle ils escaladent leurs montagnes sont prodigieuses et devenues proverbiales parmi les chinois. De grands yeux horizontaux éclairent leur belle face ovale qui est brun rouge chez ceux qui vivent le plus au grand air. L'os des pommettes est saillant sans exagération, le nez est arqué et plutôt lai^e, la bouche est ordinaire avec des lèvres quelque peu épaisses, la forme pointue de leur menton épilé est caractéristique. Ils ne portent pas de moustaches, leur lèvre supérieure est bien proportionnée; leurs dents sont remarquablement blanches et régulières ce qu'ils attribuent à la coutume de ne pas manger de viande rôtie mais seulement des aliments bouiUis. Le caractère le plus particulier de leur figure est une tendance curieuse à se rider, spécialement sur le firont qui est large et bas : son peu d'élévation pourrait du reste être plus apparent que réel car il est ombragé par une coiffure d'un style particulier. A quelques très rares exceptions près, les Lolos du sexe masculin , riches ou pauvres, libres ou soumis (à l'autorité chinoise), peuvent être immédiatement reconnus à leur corne. Toute la chevelure est ramenée en un noeud sur le devant de la tête