‹ La frontière sino-annamite: description géographique et ethnographique d'après des documentsChapitre 80 sur 89 · L0L06 VOUS · texte numérisé non relu

L0L06 VOUS

j^D'apiès les renseignements fournis par des captife

ils adorent trois divinités: Loi-wo, A-pou-ko et Chooachê-po dont Lui-wo est la plus considérable. Toutes trois

résident sur le mont Omi (situé sur la rive gauche de la rivière Tong ou Ta-touho, dans la préfecture de Eia-ting fou) K Les vieillards disent que les tribus de Leang-chan sont une branche de la famille La-kaÇ) et vinrent primitivement de Touest ... ; le Tibet est à deux mois de voyage de leurs tribus, et au delà du Tibet est un pays étranger dont les marchandises leur parviennrat, ils ne sont pas aUés dans cette contrée . . . /'

Aux indications que nous venons de lire sur la religion des Lolos , M. Baber ajoute qu'il a visité sur la rive gauche de la rivière T'ong (Ta-tou ho), à moitié route entre Tao-ssu Kouan et Ma-tsù-tchang l'image d'un roi sculptée dans un roc et que les habitants désignent sous le nom de Manôuang ou Ma-ouang. Un chef Lolo qui connaissait ce monument lui a affirmé que cette statue représentait Hw-po, un ancien roi Lolo (date inconnue) de quatre tribus puissantes appelées Lin, Long, Ma et Ouan, dont les territoires s'étendaient de Tuê-hi à Kia-ting fou. «Il pourrait se faire, dit M. Baber, que Hsi-po fut la même divinité que Choua-chê-po ; quoiqu'il en soit, les Lolos adorent Hsi-po, lui brûlent de l'encens et l'appellent en chinois Ma-ouang, c'estrà-dire Cheval^oi. «Lorsque nous entreprenons quelque chose, disent-ils , nous invoquons son nom .... H est appelé

»4^ ItB inanj alAnitiM wiUi ihe iSiwo-dkMii, ohînese writmg in vm a few oentories B. G. — (Terrien de Laoouperie, on a Lolo manascriiit writtea on satin. Journal of ihe Ro^al JsioHe Soeiefy of Chêoi Brikun and Irdand^ vol. XIV, part I et Travdi and Re9$afekei m thê mUrior of Ckma, d^ âté, p. 148).

1. n est à noter qn'O n'existe mr le mont Omi que des temples bouddhiques, lieux célèbres de pèlerinage.

Feuue de Lolo XOIR.

LH LOUNI ROtBS. |51

GheTsl-roi parcequ'il pourrait parcourir 500 H en une demi heure. lies chinois l'ont tué et ont mangé son cœur.»

Les informatione de M. C. Baber sont eu partie confirmées par le passage suivant de l'histoire du Nan-tchao, liv. 4, p. 80:

Les Loloe (^ ^) sont les descendante de (ou des) Lon-lou des barbares Tsouao, ils fixent le commencement du printemps à notre second mois; ils croient aux esprits, ils honorent les magiciens ; parmi ces magiciens est le grand Hih-po ^ ^. Qs adorent Ma j^ qu'ils repésentent sous la forme d'un cheval blanc ^. Chez eux un chef du sexe masculin s'appelle Tdu-k'o ]^ '^.

1. ^E ]|E ^ £ ^ MoettepluwocatMBBiobacare,oiiponrmtMiMi la Iradaîro aintà : «H* «dorant H», démgnatioD <i'ua choral blano (Po ma)." La oaiaotin Ma ]^E signifie par Int-nêms un sacriSoe offart an dion de la gneno au monsnt d'entrer sar le territoire ennemi, o'eet à obérai qn on offrait oe Mcrifio& Le même oaraclire désigne également le culte rendu par |i« roja* geura anx dieui dai chemina (dii vin). Hib^ ou Chft-po oet peut-6tre una transoription du mot tibétain Dfitpo ou Ogaipo qui «igniCle roi. D'autre paît, A-flM pouirait ttre une variaiite de ij^ HB Pi-mo ou BU-md, nom que donnent lea Lolœ i leurs magidans.

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Spéoiineii d'éoriture Lolo.

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Les K'ou-ts'ong sont une variété de la race des Teonan '. Cest depuis la dynastie Mongole qu'ils se sont soumis à l'empire chinois. Il y a actuellement des gens de cette sorte sur le territoire des préfectures de lAn-ngan , de Yuankiang, de Tchen-jruan et de Pou-eurl. Ils habitent les montagnes près des ravins.

Les hommes relèvent en chignon leurs cheveux et s'entourent la tête d'un morceau d'étoffe bleue , ils ont de courtes tuniques de toile de chanvre, ils vont nu-pieds, portent un sabre et une arbalète et se nourrissent du produit de leur chasse.

Les femmes portent une tunique courte sur une longue jupe. Munies d'un panier de bambou elles 'vont dans les montagnes cueillir des simples.

Les terres qu'ils cultivent produisent du riz. Les K'ou-ts'ong paient l'impôt foncier et en nature. Ceux d'entre eux qui se trouvent parmi les San Mong * ^ ^ comptent leurs années

1. Tid. aop. p. 126. Cm K'on-ta'ang potunùent Stra Im Koa-tseog ^ ^ de MaTousD-lia. H on est parlé daiia la 1' siècle ev. 3. C. -^ Cf. Btkmogr». pU* de* ptupUt Arwgw, tndaotîon da Mvqmi d'Hemj de Bt-Draji, roL 8. p. 131.

3. Hot-A-mot Uê Ihm Monç, 3 m'e été impoeuble de saroir oe que mgniitii cette expceatioiL Peut-être l'Miteiii emploîe-t^ l'e^picMioii de SkiMBOog

Femme K'ou-ts*ong.

us Z'OU-IS'ON6.

du 24fi jour de la 6" lune au 240 jour de la 12^ lune. A ces deux dates ils font bouillir du mouton et du porc pour offrir des sacrifices et lorsqu'ils sont ivres et repus ils dansent. (T.K.T. liv. 7, p. 37).

dans la tena de San-miao le* trou Miao et veut-il parler dee K'ou-ts'ong foriDuit d« oentm porticaliera de popalation.

Les Tch'e-soa * sont une variété des tribus Tsooan *. Aussi rustiques que les Lolos noirs , mais d'un caractère plus vio- Itmt. ils se sont soumis comme eux (à la Chine).

n 7 a des Tch'e^ou sur le territoire des préfectures junr nanaises de Tcbou-hiong et de Fou~eurlfoit. Us habitent dans les montagnes et les rochers des buttes iaites de planches reliées entre elles.

Les hommes disposent leurs cheveux en chignon et s'enveloppent la tête; ils portent des tuniques courtes et un manteau de peau de mouton. Ds cultivent le sol des montagnes et paient des taxes.

Les femmes portent une tunique courte sur une longue jupe et marchent nu-pieds. Elles savent coudre et filer.

Les Tch'e-sou consoltent les sorts au moyen de poils de boeuf; ils prient pour obtenir de la pluie. (T. K. T. Uv. 7, p. 51).

1. FniidB Oaniiei porio d'une peuplade jnniuuuûae appelée Cbanioa od Tohun qui paamit être 1m Toh'e-eou. Togag» tetphratioit mi I»do-Oùaa, «ol. I, pp. iM, 6S0.

i. ^d. mp. p. 196.

FeuuE Tch'b-soh.

Lw P'on-jen ^ X.

Les Fou-jen sont les Fou-man (c'est4-dire les barbares méridionaux appelés Pou ^). D'après la tradition , ils seraient les descendants des Pe-pou ^ j^ '; Antérieurement à la dynastie Song (960) , ila n'étaient pas entrés en communicar tion avec la Chine.

C'est dans le commencement du XIV" siècle (1324—1328)

1. n «st i romarqner qaa A ou Poa j|lË qui M prononoe oomme le Oknolère ^ , nom dus l'andquité d'une peuplade du sud-oaeit de 1» Chioe, aignîfie iomÊu dans U Ungae d« JE^j ou P'o-j 1^^ ^ et que ce mot iomme, traduit dans la langue de oertainea peuplades . semble serrir i les dUgnet:

1". Fou ou Po, kommt, Isa F»-; ou Po-y.

S°. F»-po knua, iomm«, Fa-po mou ftmmt, dans la dialecte Karjen dont Cnwfaid donne an vocabulaire i^Ccntri of Âva, toI. Il, p. 65). Pa-po lemble ttre l'origine dn nom de Pa-pe ou Fa-po que Iss chinois ont donné anx geui

3°. Sing^bo, le nom d'une peuplade, signifie également komm* en dialeots Kakhyeo. (H. ïule, Mareo Folo. tome II, p. 73).

1°. Ho, nom de peuplades probablement laotieni)M,tigitifiaitil<MHMoheBoertainea tribua qui occupaient le tamtoiie du Sae-tcbonen. (Cf. d'Hervej de St- D«aijB, BOutographie lU* ptnple* Hremgtr», tes Leao on Lao, tome II, p. 118. et Voyage iPtaploratitM m /aAr-dUw. Vol £, p. 376).

50. A-djaug ou Ha-tohang, nom de bibus,Baiiible venii du Birman .^.fdafa*, iomm» étranger (selon on Tooabniaire birman-chinois).

6°, Las laotiens donnent le Dom de Ho il tons les habitants da TniHiaii (Dr. P. Neia).

S, Ils sont décrits eomme ayant ooonpé la teiritcûie de Yao-ngnan toheoa dau le Tnn-nau. Via. inf . m qni est dit dee Man-tiii.

que la dynastie mongole des Yuan commença à les incorporer au Céleste Empire et l'on confia les fonctions de prâbt à un chef indigène de la &mille Mong ^ . La dynastie dee Ming suivit d'abord cet exemple mus ensuite l'empereur. Hiuan-teh (1426 — 1436) rangea définitivement les Fou-jen sous l'administration gouvernementale ordinaire.

Il y a des Fou-jen sur le territoire des préfectures yunnanaises de Cbouen-ning, Tch'eng-kiang, Tchen-yuan, P'oueuri, Tchou-hiong, Yong-tch'ang et King-tongfou; ils habitent à proximité des cours d'eau et n'en redoutent ni la profondeur ni le courant; ib dorment sans couverture ni lit Ils ne se nourissent que du tournesol appelé Kiao et de l'ivraie appelée Pat ^.

Les hommes s'enveloppent la tête d'un morceau d'étoffe noire, ils portent des vêtements noire sous un châle de feutre, ils sont armés d'un sabre et marchent nu-pieds.

Les femmes s'enveloppent la tête d'un morceau d'étoffe noire , elles portent une tunique courte d'étoffe à fieurs sur une longue jupe; elles marchent nu-pieds et apportent du riz dans les marchés. (T. K. T. liv. 7. p. 25).

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