‹ La frontière sino-annamite: description géographique et ethnographique d'après des documentsChapitre 81 sur 89 · P'OD-JE · texte numérisé non relu

P'OD-JE

P'ou-jEN (Femme).

Les Mang ^ \ (Mang Jeu).

Les (Mang feûsaient partie des tribus Mien-tien j^ ^ (Birmanes). Les étrangers désignent leurs chefs sous le nom de Mang-gi ^ ^ i£ t celft devint leur nom de fisimille.

Sous la dynastie des Ming , au commencement des années Kia-tsing (1522 — 1567), ils étaient en guerre avec les états de Mong-yang * et de Mou-pang ; ' ayant été vaincus ils s'incorporèrent à la Chine.

1. Les oheÊB de Mien â^ ^ sont désignés sous le nom de Manggi.ilsse

jaquent les dents et se tatouent . . . (Histoire du Nan-tchao, liv. 4 p. 48). Le nom de Mien qui désigne la Bûrmanie semble s'être étendu, à une certaine époque, au territoire de la prt-feeture de Pou-enrlfon appelée Mnong-mien en Laotien. Dans la même langue le nom de Mien-tien (la Birmanie) est traduit par Shien-wei.

8. Le Muong-jang de F. Garnier. Ce Mnong est marqué sur les cartes chinoises dans la partie sud-ouest du Tun-nan, sur la rive gauche du Mékong et au dessus de Xieng-hong (Tch'e-li). Muong-yang a porté le nom de Hiang-po

tch'eng ^ ij^ ^. En 1360, les Mongols avaient fait de ce territoire la

marche de Yun-yuan. Les Ming, en 1582, en firent une préfecture du même nom et, en 1383, le département frontière de 2e classe de Moug-yang.

3. Peut-être le Muong-pang de Fr. Garnier, S^"". 30'. 25" N. — Lorsque l'empereur Mongol Koubilaï (1260 — ^1295) ordonna la conquête du Tong-king ^ on traversa le territoire des Parj, ils firent leur soumission. L'ancien nom de

leur contrée est Mong-ton 2* ^R et aussi Mong-pang S* ^ ; Mong-tou,

dans le vocabulaire pa-y, signifie chef-lieu. On en fit en 1289 le département de Mou*pang avec un gouverneur général de l'armée et du peuple. En 1382, on créa la préfecture de Mou-pang qui devint ensuite administration indigène de 2e dasse de l'armée et du peuple de Mou-pang dont dépendait Muong-mi.

n y a des MaDg sur le territoire des prâectures de P oueurt et de Yong-tch'ang fou. Da demeurent épars parmi les autres populatiouB avec des gens de Mou-pang et d'Ava. '

Les Mang sont gras et vigoureux: les hommes relèvent leurs cheveux en chignon et se coiffent d'an chapeau laqué noir, ils s'enveloppent le corps dans un châle de toile et marchent pieds-nus.

Les femmes roulent leurs cheveux, ont des manches étroites, nue tunique courte ornée d'un collet, leur jupe a la forme d'un fourreau ; elles fabriquent des articles de vannerie en fils de bambous.

Les Mang mettent leur noaniture dans des vases qui ont la forme d'une gourde. Us s'adonnent à l'agriculture et au tissage et paient l'impôt foncier et l'impôt en grains. (T. K. T. Uv. 7, p. 46).

1. Les Mkog M aervBDt d'un Btrle da fer pour écrire on birman sur de l'écoToe de bamboo. Leurs lettres différent de l'alphabet birman dont se ser- Tent les gens de noa marches frontières, aossi les appelle-t-on ^>0rsi JAn^-^a. Tel qui connaît l'écriture birmane peut ne pas pouvoir lire l'écriture Mangtte. Il j a à Tch'e-li (Xien^bong) dea gens qui connaissent à la lois oos deux genres d'écritnre. Qoand nn obef birman doit adresser une supplique aux autorités chinoises, on la lui rédige d'abord en lettres Mang-tce , puis ensuite en lettres binnaaea pour être enfin traduite en cbinois. De mSma aussi, les fonctionnaires chinois, quand ils ont un ordre à expédier, le font traduire suocessÎTOioent du chinois eu birman puis enfin en lettres Maug-Ue. {NaitmOM teke, Dsscriptioii des bvbans tnéridionaax).

Mang-jen.

Feume Maks-jbh.

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