LÉON , GRISON , BATHILDE
GRISON
Mille pardons , monsieur et madame , je viens de la part de mon maître qui m'envoie... N'est-ce pas monsieur Léon Dervière que riionneur...
LÉON
Moi-même , que voulez-vous ?
GRISOIiT.
Vous saluer d'abprd de la part de monsieur Bazin.
LÉON , à part.
Bazin !
GRISON
Et puis^ vous remettre cette lettre.
LÉON , à part.
O ciel !
GRISON
Vous savez ce que c'est ?
LÉON , cherchant à se remettre.
Oui... je sais... Donne..*
GRISON
D'après ce qu'il m'a dit, c'est pour des renseigmens,- des informations...
LÉON , lui imposant silence.
Malheureux !
GRISON , interdit.
Pardon, monsieur... mais je croyais... il me semblait que quand on se marie...
LÉON
Sors d'ici!., sors à l'instant!
GRISON , à part.
Faites donc les commissions proprement. . .
( Il sort rapidement. ) BATHILDE , à part.
Des renseignemens!.. des informations!.. L'ai-je bien entendu? [Hant,J Monsieur Léon... que contient cette lettre P LÉON , embarrassé.
Cette... lettre ?..
BATHILDE
C en est assez... votre embarras est un aveu... Ah ! je comprends naintenant... ces idées dont vous me pailiez... c'étaient donc des rapports, des soupçons, des outrages... ( Ai^ec douleur. ) Ah! cela
est affreux !.. mais j'aurais dû m'y altendie... Je suis pauvre orpheliiic : on devait me caloimiier, me déshonorer... Adieu , monsienr , adieu pour toujours!
( Elle sort en sangloltanl. )