SCÈNE XV
LÉON , seul.
Arrêtez !.. par pitié!.. Elle me quitte!., et c'est en pleurant, en me détestant sans doute... {Parcourant ta scène,) Oh ! la mau<iite lettre !.. oh ! rinfâme Bazin !.. s'il était là , je ne sais ce que dans ma colère... Car elle a raison, c'est un outrage que ces recherches, ces informations... Et pour une femme , le soupçon seul... Aussi, elle a pleuré... j'ai vu ses larmes... des larmes véritables , qui parlaient du cœur... je m'y connais... J'en ai tant vu qui ne venaient pas de là... (Il examine la lettre, ) Enfin , le mal est fait , le coup est porté 5 et puisque je tiens la vérité entre mes mains... ( Il va pour décacheter la lettre , et s'arrête tout-à-coup. ) Air : Un page aimait la Jeune Adèle.
Dieu I qu*ai-je donc ?.. Dans mon âme saisie Quelle terreur !.. et qui peut m'effrayer?.. Mon bonheur, mon espoir, ma vie.
Tout est là!., là, dans ce papier.
De tous mes vœux j'appelais la lumière ; Je demandais le jour... et, dans ces lieux , Quand le jour paraît et m'éclaire...
J'ai peur, et je ferme les yeux.
Peur ! et de qui ?.. de celle qui vient de se montrer si franche, si généreuse, de celle que j'aime plus que la vie, dont je ne saurais me passer ! Oh ! non, je ne l'outiagerai pas plus long- temps, et cette lettre, ces informations... eh! bien, voilà le casque j'en fais! ( // la jette dans la cheminée.., on entend du bruit, ) Ma mère !..