LÉ03V
Sans doute ; mais il a eu si souvent du malheur dans ses inclinations...
MADAME DERVIÈRE.
Ah! c'est différent... c'est une raison.
LÉON
Et mon ami Bazin a une foule de raisons.
MADAME DERVli:RE.
Mais, pour en revenir à toi , il faut que je te dise tous les profets que j'ai formés... et d'abord...
• SCENE ÏI.
Les précédens, BAZIN (i).
BAZIN , entrant ai^ec bruit et chantant,
Ahl vraiment.
C'est charmant!
Que ma vie
Est jolie'....
( S'arrètant lout-à-coup à l'aspect de madame Dervière. )
A]^l diable, l'aïeule!.. (Haut.) Madame, j'ai Thcnneur de vous saluer... (yi Léon. ) Bonjour, toi,
(i) Bazin, Léon , madame Dervière.
MADAME DERVIÈUE.
Monsieur Bazin , nous parlions de vous.
BAZIN
Tiens!... je suis sûr qu'il vous disait de moi un mal atroce..^
MADAME DE R VI ÈRE , ai^ec mciUce, Au contraire... il justifiait une de vos opinions.
BAZIN
Ah I merci, mon bon ami.
MADAME DERVIÈRE.
Je sors... mon petit Léon., je sors... je ne veux pas te déranger.. {MoïK^ement de Léon, ) D'ailleurs , j'ai des préparatifs... C'est qu'un mariage à mon âge n'est pas une petite affaire. (^ i^oix basse.) Tu lui en feras part, n'est-ce pas?
LÉON
Soyez tranquille.
MADAME DERVIÈRE.
Ça le fera enrager. ^ Elle rentre dans la chambre à gauche.)