‹ La GalactorrhéeChapitre 10 sur 70 · AN PES : NA · texte numérisé non relu

AN PES : NA

ro

manteau » de Berka. Richement vascularisé, il devient le siège d’une infiltration œdémateuse et leuco-

cytaire intense.

La phase glandulaire gravidique

Elle est caractérisée par un élément essentiel: l’apparition de la sécrétion colostrale.

Les modifications histologiques de la glande mammaire à ce stade ont été étudiées par Ancel et Bouin, en 1911, par Grynfelt qui les expose dans sa thèse, en 1936.

La date d'apparition de cette sécrétion est discutée :

— tardive, ne commençant que quand le développement glandulaire est terminé (Ancel, Bouin et Schil) ;

— très précoce, dès le début de la gravidité (Schultze, 1933 ; Jeffers, 1935). Cette dernière théorie étant actuellement admise.

Les modifications de la glande mammaire sont alors très apparentes :

Sur une coupe, on constate de nombreux îlots blanchâtres correspondant aux acini distendus par la sécrétion; de ces îlots partent des canaux excréteurs dilatés. Ces îlots deviennent de plus en plus nombreux, de plus en plus importants et finissent par confluer.

Le colostrum est formé par les mêmes éléments constitutifs que le lait, mais il en diffère par la pro-

portion respective des protides et des lipides; de plus, il est caractérisé par la présence des corpuscules de Donné.

Grynfelt a fait du processus histologique et cytologique de la sécrétion colostrale, une étude très complète qui permet d’individualiser un véritable cycle sécrétoire de la cellule épithéliale de l'acinus.

Ce cycle comprend deux phases :

— une phase d'élaboration,

— une phase d’excrétion.

La phase d'élaboration aboutit à la production par les histiocytes de lipides et de protides.

Les lipides sont constitués par des énclaves cytoplasmiques de taille variable.

Les protides comprennent :

— les granulations intracytoplasmiques,

— Jes massues superapicales, qui semblent formées par des produits qui filtrent à travers la membrane apicale et s'accumulent au-dessus d'elle, d'abord sous forme de simple renflement convexe, prenant secondaïirement la forme de massues.

Il n'y a, au cours de l'élaboration colostrale,

— ni anteropulsion du noyau,

— ni formation de dômes cellulaires comme on le verra au cours de la sécrétion lactée.

L'excrétion est très simple. La tétée n'intervenant pas pour évacuer le produit sécrété, elle se fait sur le mode mérocrine pur :

Les massues superapicales se libèrent par leur base ; les boules adipeuses distendent puis rompent

la membrané apicale, éllés sortent, éntraînant avec elles les granulations intracytoplasmiques.

Les cavités glandulaires contiennent alors :

Des globules de colostrum, des cellules lymphocytiformes, des Monocytes, des cellules épithéliales desquamées et enfin des corps granuleux, ou corpuscules

de Donné, caractéristiques de la sécrétion colostrale. Ce sont de petits éléments cellulaires arrondis, de taille variable, granuleux .et parfois lacunaires.

Leur origine et leur signification sont des plus discutées ; il semble que leur origine est histiocytaire et que leur rôle est un rôle de résorption des produits lipido-protidiques en rétention.

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